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Change : ruée sur les nouveaux bureaux
Publié dans Challenge le 12 - 01 - 2008

En un an, une cinquantaine de bureaux de change aux normes de la nouvelle réglementation ont ouvert leurs portes dans les différentes villes du Royaume. La cadence devrait s'accélérer après expiration des délais de validité accordés aux anciennes autorisations.
Dans un peu moins de trois mois, les bazaristes ne seront plus habilités à changer des devises. Idem pour les agences de voyage hors ports et aéroports. Les hôtels, les riads et les auberges ont, eux, jusqu'au 30 juin 2008 pour se conformer aux dispositions du nouveau régime de change manuel (Instruction n°13 du 1er décembre 2006). Sur l'avenue des FAR à Casablanca, le patron d'une agence de voyage n'a pas attendu l'expiration du premier délai, 31 décembre 2006, pour ouvrir, depuis trois mois déjà, un bureau de change flambant neuf jouxtant son agence. Les sous-délégataires (établissements autorisés à effectuer les opérations de change manuel pour le compte d'un intermédiaire agréé) doivent, en effet, séparer l'activité de change manuel de devises de leur activité principale, en créant des bureaux de change dédiés exclusivement à l'activité de change manuel. Arborant le numéro de l'autorisation et doté d'un
afficheur électronique des cours de change et des machines à compter des billets, ce bureau de change, aux côtés de deux autres à Casablanca, est aux normes du nouveau cadre réglementaire. Ils seraient en effet une cinquantaine à avoir ouvert leurs portes entre l'entrée en vigueur de l'Instruction n°13, le 1er janvier 2007, et le 26 décembre 2007. Près de la moitié de ces bureaux de change est concentrée dans les villes du centre : Khouribga, Béni Mellal, Oued Zem, Boujaâd, Ben Ahmed... Une région de laquelle est originaire une forte communauté de MRE. «Nous sommes face à une nouvelle dynamique d'ouverture qui se traduit par une avalanche de demandes d'ouverture de bureaux de change», se félicite Aïssa El Maniani, secrétaire général de l'Office des Changes.
Quid du marché noir ?
Les conditions d'ouverture ne sont guère contraignantes : un local de 2 m2, un capital de 500.000 DH, un niveau Bac et le tour est joué. «La principale innovation du nouveau cadre réglementaire porte notamment sur la création de bureaux de change en tant que nouvelle activité devant remplacer le système actuel des bazarettes sous-délégataires des banques», souligne noir sur blanc une note d'information de l'Office des Changes. L'objectif recherché est de servir les touristes dans les meilleures conditions. «Des pays, à vocation touristique et concurrents (Egypte et Turquie notamment), ont déjà modernisé leur système de change manuel de devises. Le Maroc ne saurait rester à la traîne. Le système actuel de sous-délégation qui date des années soixante est devenu archaïque et ne colle plus à l'image d'un pays qui se modernise», renchérit M. El Maniani.
Avec un réseau d'agences bancaires de plus en plus dense (2.000 agences à travers le territoire), l'existence des sous-délégataires (estimés à 3.000) n'a plus aucune raison d'être. Il était ainsi temps, estime le SG de l'Office, de redéfinir le système de sous-délégation, en limitant désormais l'exercice de cette activité aux établissements liés au tourisme à savoir les hôtels classés, les maisons d'hôtes, les résidences touristiques, les auberges de jeunes, les sociétés de transport international de passagers et les agences de voyages ou de location de voitures installées dans l'enceinte des ports et aéroports. «Le nouveau système ambitionne également d'améliorer la qualité des statistiques de change, d'autant que parallèlement au marché officiel, le marché noir des devises a pris de l'ampleur», estime M. El Maniani. Chez les voyagistes, si les nouvelles dispositions sont les bienvenues, il n'empêche que certaines interrogations demeurent posées. Pour les agences réceptives, par exemple, elles se voient ainsi privées de leur rôle dans le rapatriement de devises, et par conséquent d'une bonne commission sur le chiffre d'affaires réalisé en devises. «C'est un peu dommage pour la profession», s'exclame Fawzi Zemrani, président de la Fédération nationale des agences de voyage, citant l'exemple d'un touriste qui veut s'acheter une excursion ou tout autre service annexe. «Un touriste qui débarque pendant le week-end doit attendre lundi; les hôtels n'ont pas toujours suffisamment de liquide», ajoute M. Zemrani. A Casablanca, chez les bazaristes, qui ont jusqu'au 31 mars 2008 pour ouvrir un bureau de change ou cesser toute activité de change manuel, on dit attendre encore l'issue des négociations (sic), si ce n'est ignorer carrément les dispositions de l'Instruction
n° 13. L'Office des Changes a toutefois adressé une lettre au président du GPBM, en date du 18 décembre 2007, invitant les banques intermédiaires agréées à cesser, après la date limite, toute opération de change manuel avec les entités qui ne se sont pas conformées aux prescriptions de l'Instruction n°13. Autre objectif du nouveau cadre réglementaire : stimuler la concurrence entre les différents opérateurs en mettant en place un nouveau système de cotation. Il faut dire que la concurrence est déjà perceptible. Un billet de 50 euros est différemment apprécié : de 552 DH au bureau de change sis avenue des FAR à 560 DH chez un bazariste du Bd Houphouët Boigny. A vos calculettes !


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