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Covid-19 : l'ALCS alerte sur le dépistage du VIH
Publié dans EcoActu le 30 - 04 - 2021

Une enquête réalisée dans 24 pays en Afrique et 7 pays en Asie a révélé que la crise sanitaire liée à la COVID-19 a fortement perturbé la prestation des services de santé. Dans le cas de la lutte contre le VIH-Sida, les données sont particulièrement alarmantes. L'ALSC estime qu'il est indispensable d'investir dans les systèmes de santé communautaires pour atteindre les objectifs que s'est fixés la communauté internationale dans la lutte contre les grandes épidémies.
Un récent rapport du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme fait le constat que plusieurs pays à revenu faible et intermédiaire ont dû s'appuyer sur les agents de santé et notamment les agents de santé communautaire dans le contexte de la COVID-19 pour assurer la continuité des soins.
L'Association de lutte contre le sida (ALCS) et Coalition PLUS, réseau international d'associations communautaires de lutte contre le sida et les hépatites virales, rappellent qu'il est désormais indispensable d'investir aussi dans les systèmes de santé communautaires pour atteindre les objectifs que s'est fixés la communauté internationale dans la lutte contre les grandes épidémies (sida, tuberculose et paludisme).
L'enquête réalisée dans 24 pays en Afrique et 7 pays en Asie révèle que la crise sanitaire liée à la COVID-19 a fortement perturbé la prestation des services de santé. Dans le cas de la lutte contre le VIH, les données sont particulièrement alarmantes.
Durant la période d'avril à septembre 2020, le dépistage a chuté de 41% en comparaison avec la même période en 2019. Les services d'orientation des patients et de traitement du VIH ou autre infection sexuellement transmissible ont diminué de 37% durant la même période.
La perturbation de ces services menace les progrès réalisés jusqu'à présent dans la lutte contre le sida puisque l'orientation des patients-es et le dépistage du VIH sont des étapes incontournables pour prendre en charge l'infection, accéder aux traitements et réduire les risques de décès et de transmission.
En ce qui concerne la tuberculose, l'enquête note que l'orientation des patients suspectés vers le diagnostic et le traitement a chuté de 59% tandis que les diagnostics du paludisme ont baissé de 31%.
Dans la majorité des pays dans lesquels l'enquête a été menée, les structures de santé ne disposaient pas d'équipements de protection suffisants (gants, masques, désinfectant pour les mains, etc.) pour permettre aux agents de santé de se protéger contre la COVID-19.
Une riposte communautaire vitale Selon ce rapport, « Les agents de santé et les agents de santé communautaires qui fournissent des soins et des services dans des contextes formels et informels sont au cœur des systèmes de santé résistants et pérennes. Le COVID-19 a directement menacé leur sécurité et leur capacité à faire leur travail. (…) Toutes les catégories d'agents de santé ont été touchées, ce qui démontre encore une fois la nécessité de fournir de la formation, une protection et des équipements de protection individuelle (EPI) aux agents de santé à tous les niveaux ».
C'est ce que les associations membres et partenaires de Coalition PLUS ont fait dès avril 2020 pour permettre la continuité des services aux plus vulnérables et éloignés du soin. Dans leur pays où elles étaient déjà des acteurs clé dans la lutte contre le sida et les hépatites virales, les associations membres et partenaires de Coalition PLUS ont proposé leur expertise aux autorités nationales afin d'assurer la continuité des soins dans ce contexte exceptionnel.
Au Maroc, l'Association de lutte contre le sida (ALCS) -membre de Coalition PLUS- a été autorisée à distribuer les antirétroviraux aux personnes vivant avec le VIH sur leur lieu de résidence, ce qui a permis de maintenir dans le soin de nombreux patients, notamment ceux vivant dans des zones reculées.
Grâce au fonds d'urgence mis en place par Coalition PLUS avec le soutien de ses principaux bailleurs tels que UNITAID, l'Agence française de développement, Expertise France, la Fondation Robert Carr et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, l'Association de lutte contre le sida a maintenu, et ce dans tous ses locaux, les services liés à la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST), des hépatites et du VIH/Sida.
Ainsi, le dépistage du VIH a continué d'être pratiqué et était effectué par un médecin ou par un intervenant associatif formé. De plus, des matériels de prévention du VIH et du VHC ainsi que des masques ont été mis à la disposition des bénéficiaires des services de l'association.
Par ailleurs, en plus des médiateurs thérapeutiques et sociaux qui ont assuré la dispensation du traitement aux personnes vivant avec le VIH, les autres acteurs de l'ALCS ont assuré le lien avec l'ensemble des bénéficiaires à qui ils ont donné des conseils et des informations sur la Covid-19.
Ces acteurs ont aussi accompagné les bénéficiaires du Régime d'assistance médicale (RAMED) dans leurs démarches d'accès aux indemnités mises en place par les pouvoirs publics et à l'aide médicale d'urgence organisée par l'ALCS grâce aux donateurs et aux bailleurs de fonds.
Renforcer le système de santé communautaire Malgré leur rôle crucial joué dans un contexte mondial aussi particulier, les acteurs.rices communautaires restent trop peu reconnu.e.s et intégré.e.s dans les systèmes de santé au niveau national.
Afin de mieux lutter contre les pandémies et atténuer leurs impacts sur les populations, l'ALCS de maintenir les efforts dans la lutte contre les pandémies, pour ne pas perdre les acquis des dernières décennies, w matière de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et de développer et soutenir une approche intégrée des systèmes de santé.
Il est également recommandé de renforcer le financement des systèmes de santé communautaire afin de garantir l'accès à la santé de tous, et de reconnaître le système de santé communautaire en tant que structure complémentaire du système public, car il amène le soin aux bénéficiaires et personnes éloignées du soin, dans un cadre adapté au mode vie et besoins des personnes, et permettent ainsi de ne "laisser personne de côté", comme le recommande l'OMS.
L'ALCS estime nécessaire la reconnaissance, la valorisation et la rémunération des ressources humaines et de l'expertise communautaires pour qu'elles ne soient plus des fonctions précaires, mais des métiers pérennes.


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