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Pour une épargne au service de la retraite
Publié dans Finances news le 12 - 04 - 2007

* La littérature économique n’arrive pas à trancher en faveur du système de répartition ou de capitalisation.
* Le travail des seniors se veut une issue à la problématique de l’épargne.
Mobiliser l’épargne pour une meilleure gestion de la retraite est toujours au centre des préoccupations. En témoignent les différentes conférences, tables rondes et séminaires qui se sont tenus récemment avec toujours pour leitmotiv : trouver le système le plus adapté à une pérennisation de la retraite.
Le dernier en date est celui organisé la semaine dernière par le groupe CDG. Étaient invités à débattre d’importantes personnalités venues de différents horizons.
De tous les individus qui cotisent, seuls les survivants percevront une retraite. Les systèmes de retraite constituent donc un système de rente viagère, c’est-à-dire une suite de revenus contingents dépendant d’un risque particulier, celui de vivre vieux sans ressources. Ils répondent donc à une fonction d’assurance. L’idée est la suivante : si la durée de vie est incertaine, l’agent ne va pas prendre le risque d’avoir une richesse nulle avant sa mort. Il va donc choisir d’épargner en prévision de sa durée de vie maximale.
En ouvrant le bal, Najat El Mekkaoui, de l’Université Paris Dauphine, estime que l’épargne, la retraite et la consommation constituent un puzzle. «A partir de l’âge de 50 ans, la consommation des ménages diminue ou change de structure», annonce
N. El Mekkaoui. Plusieurs travaux ont ainsi été consacrés à cette problématique : ceux de Bernhein (2001) considèrent que les ménages ne sont pas clairvoyants et ne sont pas rationnels au cours de leur vie active. Les travaux de Hurd and Rohwedder (2003) estiment que plus l’âge augmente, plus la consommation de loisirs augmente au détriment d’autres types de consommation. Viennent par la suite les travaux de Sarah Smith (2007) qui parle de choc de revenu. D’après elle, les ménages n’épargnent pas suffisamment pour avoir un salaire de placement décent. Épargner 16% de son revenu équivaut à un salaire de 69%. L’idée sous-jacente est que les mécanismes d’incitations fiscales dans les systèmes de financement ne sont pas viables et ne permettent pas aux ménages d’avoir une consommation décente à l’âge de la retraite.
Le débat persiste aussi quant à la nature du régime (répartition ou capitalisation) qui permet une meilleure mobilisation de l’épargne.
A ce titre, les avis ne manquent pas de divergence. Nombreux sont ceux qui considèrent que la capitalisation entraîne ipso facto une augmentation du volume de l’épargne. D’autres, par contre, estiment que l’impact ne pourrait être positif que lorsque le système est obligatoire.
L’emploi des seniors :
pour quoi pas ?
Autre point débattu durant la table ronde : l’emploi des seniors. En Europe par exemple, on trouve deux types de pays. Ceux qui ont réussi l’emploi des seniors (55 à 64 ans) tels que la Suède, le Danemark , le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande. D’autres ne l’ont pas réussi, il s’agit de la France, de l’Italie et de l’Allemagne. En ce qui concerne la première catégorie, il a été signalé que ces pays n’ont pas de problèmes d’emplois en général, mais cela n’empêche que les stratégies adoptées sont adéquates.
Toutefois, il a été constaté que la première catégorie est composée de pays moins généreux en matière de retraite. Les retraités sont par ailleurs pauvres. On assiste également à une formation de personnes âgées qui travaillent à temps partiel. Les conclusions qui ont émané de ce panel indiquent qu’il existe en Europe deux modèles qui réussissent : le modèle Royaume-Uni dans lequel les personnes âgées sont pauvres et auxquelles on impose de travailler et de trouver un emploi. Le modèle scandinave est celui où la socialisation de partenaires sociaux augmente l’emploi des 55 – 65 ans. L’Europe Continentale a à choisir entre l’Europe libérale et celle de modèle scandinave.
Le travail des seniors est-il imaginable dans un pays comme le Maroc ? Le Maroc dispose d’une population jeune et cherche toujours des solutions pour l’emploi de ses jeunes. Le Maroc a adopté récemment la stratégie du départ volontaire essentiellement pour fournir des postes à ses jeunes. Mais cela n’empêche que le vieillissement de la population risque de survenir.
A ce moment-là, le travail des seniors serait une piste à exploiter.
Dans son intervention, Jérôme Carnu,
de la Fédération Française des Sociétés d’Assurance, a mis en exergue l’impact de la protection sociale dont le coût est passé de 23% du PIB en 2003 à 27% en 2005 ; le ratio 65 ans/ actif va doubler en 40 ans, le taux de fécondité oscille aux alentours de 1,48 ; le poids des dépenses de santé/ PIB continue à augmenter… Pis encore, si rien n’est fait la dépendance coûterait 2,2% du PIB. Les pistes de réflexion proposées par Jérôme Carnu sont les suivantes : c’est aux Etats d’agir en réduisant la dette publique en vue d’avoir une position budgétaire et financière saine et une croissance économique de plus en plus importante, de relever le taux de l’emploi par une meilleure dynamique du travail des femmes, de mettre en place des mesures rigoureuses pour développer la croissance et l’emploi et de mieux réformer les systèmes retraite, santé et dépendance.
Les vices et les vertus des systèmes répartition et capitalisation conduisent à la conclusion que la complémentarité des deux pourrait constituer une réponse dans une réforme des retraites. En effet, la combinaison des deux techniques conduit à une bonne gestion du risque retraite et à un meilleur arbitrage rendement – risque et plaidant ainsi en faveur d’un système de retraite mixte. Ce dernier concilie les avantages de la répartition en terme de mutualisation des risques et ceux de la capitalisation en terme de rendement. L’association des deux techniques permet une diversification des risques, car la capitalisation et la répartition, comme nous l’avons constaté, ne sont pas sensibles aux mêmes facteurs : ainsi, les rendements de la répartition sont corrélés aux variations du nombre de cotisants (taux d’activité, taux de chômage), et à l’évolution des revenus du travail. Ces rendements ne dépendent donc guère de l’inflation mais sont sensibles aux fluctuations du marché du travail. A l’inverse, le rendement de la capitalisation repose à la fois sur la performance des marchés financiers et sur la maîtrise de l’inflation. Les cycles économiques peuvent donc donner raison tantôt à un système, tantôt à un autre et une combinaison des deux paraît alors nécessaire.
Le Maroc, à la lumière de ce qui se passe sous d’autres cieux, est appelé à faire preuve de prudence et de vigilance. Les systèmes libéral ou scandinave ayant fait preuve de réussite ne peuvent lui convenir entièrement. De même pour la répartition et la capitalisation, leur réussite est étroitement liée au régime politique et social de tout un pays. Enfin, le travail des seniors ne peut être considéré aujourd’hui comme la solution idoine d’autant plus que notre pays continue à souffrir du chômage des jeunes.


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