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Fonds de pension : Une autre formule d’épargne : * Les fonds de pension peuvent stimuler l’épargne financière à condition que ce type de placement soit assorti d’avantages fiscaux et de
Publié dans Finances news le 12 - 04 - 2007

* Les fonds de pension peuvent stimuler l’épargne financière à condition que ce type de placement soit assorti d’avantages fiscaux et de
commissions de transaction et de gestion assez réduites.
Au Maroc, comme un peu partout dans le monde, la réforme des systèmes de retraite s’impose avec acuité. Différentes études actuarielles ont été effectuées et ont abouti à la conclusion selon laquelle l’équilibre financier des différents régimes de retraite est menacé à moyen terme.
A mesure que la population vieillit et que les régimes montent en charge, il est devenu indispensable d’augmenter le prélèvement pour pouvoir verser les mêmes prestations aux retraités dont le nombre ne cesse de croître. Face à cette situation, les gouvernements ne sont pas restés les mains croisées et ont entrepris un certain nombre de mesures visant la restructuration financière et des rapports démographiques de ces régimes. Toutefois, comme l’a expliqué Abdelhamid El Bouhadi de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech : «Ces mesures aussi importantes soient-elles, demeurent insuffisantes eu égard à l’ampleur des problèmes. Les régimes de retraite connaîtront des situations de rupture d’équilibre, si des solutions durables ne leur sont pas apportées».
Dans de nombreux pays, les efforts de réforme ont porté essentiellement sur trois fonctions à savoir l’épargne, la redistribution et l’assurance. Pour le cas du Maroc, un système mixte est souhaitable. Abdelhamid El Bouhadi fait référence à trois piliers pour le cas du Maroc. Le premier pilier est relatif à un système obligatoire de cotisation / prestation géré par des fonds de pension et de retraite publics et privés financés par capitalisation intégrale, contraignant la population à épargner et gérer son épargne. Le deuxième est relatif à un système de retraite par répartition, par définition généreux, mais pas trop, géré par l’Etat et financé par l’impôt, et qui sert à la redistribution des fonds intergénérationnels pour mettre les personnes âgées à l’abri de la pauvreté et de la précarité. Le troisième pilier, quant à lui, a trait à un système de retraite et de pension volontaire et complémentaire.
Selon la définition adoptée par l’OCDE, un fonds de pension désigne le regroupement des actifs formant une entité légale indépendante, acquis grâce aux cotisations à un plan de retraite dans le but unique de financer les prestations du plan de retraite.
Au Maroc, pays à régime de répartition pure, les cotisations retraites sont par construction et en principe égales chaque année aux retraites versées. Les ménages aisés y accumulent également une épargne financière non dans les fonds de pension, mais dans les OPCVM et des contrats d’assurance-vie.
Aux Etats-Unis, les fonds de pension ne concernent que 45% des salariés du secteur privé et 75% des emplois publics.
En France ,les fonds de pension ont été et restent la sellette. Pour certains, ce sont eux qui imposent partout la loi implacable et destructrice du profit maximum. D’autres y voient cependant, paradoxalement, un espoir de socialisation du capital. A leurs yeux, les fonds de pension et, plus généralement, les gestionnaires des autres formes d’épargne salariale seraient la seule voie moderne d’une maîtrise retrouvée entre capital et travail.
Dans un pays comme le Maroc, une diversification des modes de gestion des retraites en créant des fonds de pension et de retraite publics et privés peut avoir une influence positive sur la gouvernance et la gestion de la retraite et qui sera basée sur l’épargne financière transitant par la Bourse.
Les fervents défenseurs de l’introduction progressive des fonds de pension dans le système marocain de retraite font valoir les arguments suivants : ils stimuleront l’épargne financière, ils permettraient à notre système de retraite de mieux amortir le choc démographique. La retraite par répartition serait structurellement moins rentable que la retraite par capitalisation ; et enfin, en investissant dans les entreprises marocaines, les fonds marocains publics et privés stimuleraient l’épargne financière publique en incitant les ménages marocains à investir en fonds de retraite à condition que ce type de placement soit assorti d’avantages fiscaux et des commissions de transaction et de gestion assez réduites. L’investissement des fonds de pension peut en conséquence réduire la spéculation entretenue par des investisseurs individuels nationaux et étrangers.
Comme le précise Pierre-Noël Giraud, auteur des fonds de pension : «vers un nouveau capitalisme ?» Dans un système de retraite par capitalisation, les cotisants achètent des titres, mais les retraités en vendent. Mais à la différence de ce qu’il avance lorsqu’il dit : «il n’y a d’épargne nette positive dans un tel système que si les cotisations sont supérieures aux retraites». Il se peut très probablement que les fonds de pension grâce à la dynamique des marchés de capitaux, celui des actions en particulier, soient largement excédentaires non pas parce que les populations actives qui cotisent soient supérieures aux populations des retraités, mais tout simplement parce que les gains réalisés sont très importants. Les questions qui se posent : la maturité dont jouit le marché financier marocain est-elle à même de permettre un développement des fonds de pension ? L’épargne des ménages est-elle suffisante ou le serait-elle afin de pouvoir parler un jour de fonds de pension ?


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