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AITEX2018 : «L'accent sera mis sur la digitalisation de l'administration» (entretien)
Publié dans Finances news le 28 - 09 - 2018

En marge de la conférence de presse de présentation de la troisième édition de l'Africa IT Expo, qui se tiendra à Rabat les 4 et 5 octobre, Salwa Belkziz Karkri, présidente de la Fédération des technologies de l'information, des télécommunications et de l'offshoring, nous livre sans langue de bois un état des lieux sur le développement du digital au Maroc. Entretien


Finances News Hebdo : Etes-vous satisfaites du partenariat public-privé dans le développement du secteur du digital ?

Saloua Belkziz Karkri : En toute honnêteté, nous sommes satisfaits de notre collaboration avec Moulay Hafid Elalamy, ministre de tutelle, qui soutient totalement le secteur. Il nous a impliqué dans la définition de la stratégie de développement du digital à l'horizon 2020. Mais nous ne le sommes moins par rapport à la lenteur dans la mise en application de ces projets gouvernementaux qui ne dépendent pas d'un seul département, mais de plusieurs administrations ou organismes.
Le Roi Mohammed VI a lancé un message très clair : le citoyen doit s'adresser à une seule administration au lieu de faire le tour de plusieurs. Il faut dès lors trouver des solutions techniques à ces handicaps majeurs. Les ministères doivent communiquer et partager les informations avec les citoyens et leur rendre les services plus transparents et plus fluides. En tant que professionnels, cela fait deux ou trois ans qu'on parle de ces projets mais on ne les voit pas aboutir.


F.N.H. : Que représente le Registre national social pour l'Apebi ?

S. B. K. : Le Registre national social a été lancé dernièrement par le Roi Mohammed VI. Il est très bien accueilli dans le secteur. Certes, le modèle est inspiré de l'Inde, mais juste pour accéder aux sources. Un appel à candidature a été lancé et ce sont des entreprises marocaines qui vont se charger de l'intégration de ces solutions qu'il faut adapter aux réalités marocaines. Parmi les chantiers qu'il faut travailler, il y a le déploiement, l'assistance, la formation ainsi que la maintenance. Je confirme que le projet engendrera une grande valeur ajoutée pour les entreprises marocaines. Pour autant, il faut reconnaître qu'informatiser les données de millions de personnes (numéro de la CIN, celui de la CNSS et autres) n'est pas une sinécure. C'est pour cela que nous prônons la création d'un seul département responsable de l'économie numérique, à savoir un ministère ou un secrétariat d'Etat.


F.N.H. : Comment le Maroc peut-il devenir un hub du digital pour l'Afrique ?

S. B. K. : C'est un défi que plusieurs pays africains (comme la Tunisie, l'Egypte ou la Côte d'Ivoire) veulent remporter. Nous avons créé une Alliance du digital pour l'Afrique (ADA), qui regroupe plusieurs pays du continent. La Fédération des technologies de l'information, des télécommunications et de l'offshoring (Apebi) est membre de cette organisation et chaque Etat veut se positionner pour se démarquer. Nous avons convenu que les problèmes africains sont partout identiques, et l'idéal serait de travailler ensemble et de partager les informations et l'expertise. Quand une entreprise innovante développe une application dans l'agriculture par exemple, nous devons nous en inspirer et la généraliser à toute l'Afrique.
Nous avons privilégié l'option win-win, car nous accusons beaucoup de retard dans plusieurs domaines alors que nous sommes en avance sur d'autres. Des administrations comme la douane, la CNSS, la DGI ont réalisé des progrès remarquables dans leurs domaines. Personnellement, je privilégie l'option gagnant-gagnant en Afrique.


F.N.H. : Comment se présente la troisième édition de l'Africa IT Expo 2018 (Aitex 2018)?

S. B. K. : Depuis son lancement, c'est un événement à dimension africaine. Le secrétariat d'Etat aux Affaires africaines et aussi le ministère chargé de la Modernisation des secteurs publics sont nos partenaires. Nous allons mettre l'accent sur la digitalisation de l'administration, l'e-gov et le service aux citoyens. L'événement sera l'occasion pour toutes les administrations, les start-up ou les entreprises participantes d'exposer leur savoir-faire. Le village innovation occupe beaucoup d'espace et cela nous a permis d'inviter plusieurs investisseurs nationaux et étrangers, et également des donneurs d'ordres africains. A cet égard, Maroc PME et l'Agence marocaine pour le développement des investissements (AMDIE) sont nos partenaires. Quant à l'Apebi, nous tiendrons un village qui aura une interaction avec celui de l'innovation. Nous sommes dans une période très importante pour le secteur. Dans ses deux discours du 31 juillet et du 20 août, le Roi Mohammed VI a appelé à l'utilisation des technologies de l'information pour faciliter et simplifier le service aux citoyens. Il a prôné également l'interconnexion entre les administrations. Une mesure que l'Apebi a recommandée depuis longtemps. ■


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