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Financement de l'agriculture : le secteur privé appelé à mettre la main à la poche
Publié dans Finances news le 29 - 10 - 2018

Les défis en matière agricole sont colossaux. Pour preuve, la demande en produits alimentaires progressera de 50% à l'horizon 2050.
Les besoins de financement à l'échelle mondiale sont immenses.

«Faire mieux avec moins», telle est l'équation qui caractérise l'agriculture moderne, astreinte à faire face, entre autres, à la menace du réchauffement climatique, la hausse des inégalités sociales et l'accroissement démographique fulgurant dans les pays émergents et en voie de développement.
La demande en produits alimentaires progressera de 50% à l'horizon 2050. A cela s'ajoute une nouvelle donne, celle de l'impératif d'introduire le digital dans cette branche primaire, laquelle fait travailler près de 400 millions de petits agriculteurs à travers le monde.
L'autre défi de taille à l'échelle mondiale que le secteur devra relever, est le besoin en financement annuel estimé à plus de 83 milliards de dollars, dans un contexte en proie à la hausse du nombre de personnes atteintes de malnutrition chronique.
L'immensité de la tâche qui nécessite une action collective, a poussé la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), avec le soutien de l'Union européenne, d'organiser récemment à Marrakech le Forum mondial portant sur les investissements responsables du secteur privé dans l'alimentation et l'agriculture.
Cet événement de grande envergure qui a suscité l'intérêt de plus de 200 personnes (investisseurs, dirigeants d'entreprise et représentants de diverses institutions multilatérales de développement, etc.), issues des quatre coins du monde, était une plateforme pour militer en faveur de l'accroissement des investissements privés dans le secteur agricole.
«L'agriculture est l'affaire de tous. Le secteur public à lui seul ne peut tout faire. Cette branche offre de nombreuses opportunités d'affaires, notamment dans les domaines de la production, de la valorisation ou de l'export», rappelle en substance Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural, et des Eaux et Forêts, qui n'a pas manqué de préciser que le partenariat public privé dans le cadre du Plan Maroc Vert lancé en 2008, a permis de mobiliser plus de 60 Mds de DH d'investissement, avec à la clef l'augmentation du PIB agricole de 60% en 10 ans.

L'intérêt de la BERD et de la FAO accordé au Maroc
«Les institutions internationales spécialisées dans le développement et le financement doivent travailler ensemble aux côtés du secteur privé en vue de trouver des solutions durables face aux principaux défis liés au développement tels que la pauvreté, le changement climatique et les migrations», rappelle Suma Chakrabarti, président de la BERD, dont le portefeuille afférent à l'agriculture pèse près de 11 milliards d'euros.
Rappelons que la BERD qui compte travailler avec la FAO dans le cadre de sa stratégie de financement du secteur agricole à l'horizon 2023, a investi dans le projet de sauvegarde de la plaine du Saiss au Maroc. A en croire Akhannouch, d'autres projets devraient suivre. A ce titre, il y a lieu de citer la reconversion collective du système d'irrigation par aspersion en irrigation localisée dans la plaine de Moulouya. La banque européenne ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. «La BERD et le Maroc vont collaborer dans le cadre du PMV. Notre institution pourrait accompagner le Royaume dans le domaine de la production, la valorisation et l'employabilité du secteur», révèle le président de la banque européenne.
Même son de cloche du côté de la FAO qui à travers son Directeur général adjoint, Daniel Gustafson, a exprimé le dessein d'appuyer le PMV. «Le Maroc a développé un modèle extraordinaire de financement privé en faveur du secteur agricole et qui sert de référence dans le partenariat Sud-Sud», concède-t-il, tout en précisant que l'expérience agricole marocaine est enrichissante pour la FAO, partenaire du Royaume depuis près de six décennies, et dont la vocation est de développer l'agriculture des pays membres, tout en luttant contre la faim et l'insécurité alimentaire. ■

La technologie, le juge de paix ?
En matière de financement, la forte implication du secteur privé est une condition sine qua non pour la réalisation des objectifs de développement durable (ODD), dont la FAO est le gardien de 21 indicateurs. A l'horizon 2030, il sera nécessaire de mobiliser 265 milliards de dollars de ressources supplémentaires chaque année afin d'éradiquer la pauvreté et la faim. Interrogé sur les risques inhérents au secteur agricole, notamment dans les pays en voie de développement, et de nature à refroidir les investisseurs, le patron de la BERD rétorque : «L'agriculture est un domaine risqué d'où l'intérêt d'impliquer davantage les opérateurs privés pour limiter la grande proportion aléatoire. L'introduction des nouvelles technologies, notamment le digital, permettrait de réduire les risques et d'augmenter la rentabilité, élément sur lequel tout investisseur est particulièrement regardant».


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