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Textile
Publié dans Finances news le 26 - 01 - 2006

* L’adhésion de la Chine à l’OMC a boulversé la donne.
* Les textiles techniques sont une réponse aux nombreux défis.
* Le textile marocain: de petites lueurs d’espoir.
Bien que le secteur du textile-habillement semble remonter un peu la pente, les organisations de conférences continuent à pivoter autour d’en tel sujet. Et pour cause : le textile-habillement est un secteur phare de l’économie marocaine. Mieux encore, le thème est particulièrement bien choisi parce qu’il permet au Maroc de réfléchir à son avenir et se faire une place sur la scène internationale. Une place qui s’est malheureusement faite au détriment de l’emploi.
Le séminaire dans ledit secteur a porté cette fois sur l’environnement et les opportunités d’affaires et de partenariat au Maroc dans le secteur textile-habillement.
Pour Fa Quix, directeur général de Febeltex, «la cherté des coûts de main-d’œuvre et d’énergie en Belgique n’a pas empêché le secteur de se développer».
En Belgique, le secteur se compose de 1.800 unités de production, de 50.000 travailleurs dont 14.000 pour l’habillement. Le chiffre dégagé pour l’exercice 2004 est de 8,5 milliards d’euro dont 70% proviennent de l’exportation.
A noter que la Belgique est le premier exportateur de tapis dans le monde. Elle domine aussi dans les textiles de décoration intérieure, mais cela ne l’empêche pas d’enregistrer un déficit de 500 millions d’euros en matière de confection.
Depuis la crise des années 50, l’activité textile en Belgique n’a pas baissé. En 30 ans, l’activité est restée plus ou moins stable. Ce qui a par contre reçu un coup dur, c’est l’emploi. La création d’une zone de libre-échange a donné un coup de levier à la production belge dont 85% sont destinés à la zone européenne.
Le secteur du textile-habillement en Belgique représente 0,7% du PNB, 3,8% de la VA industrielle, 1,1% de l’emploi total et 6% de l’emploi industriel. D’après le directeur général de la Febeltex, «au niveau du textile-habillement, l’économie belge trouve sa force dans sa diversité».
Toutefois, cela n’a pas empêché l’année 2005 d’être médiocre. Les causes sont essentiellement des coûts de production élevés, un euro fort qui freine les exportations et des importations massives d’Asie, en particulier de Chine.
Le directeur général estime pour sa part que la grande bêtise a été l’adhésion de la Chine à l’OMC depuis le 11.12.2001. Il assimile cette situation au 11 septembre 2001, considérant qu’elle restera gravée dans les mémoires.
L’élargissement de l’Union européenne est considéré par contre comme une opportunité d’accès à de nouveaux marchés parce que les textiles belges ont des atouts spécifiques.
Toutefois, les menaces persistent et sont dues à une concurrence déloyale, en particulier de la Chine et de la Turquie.
Le déplacement des investissements vers l’Europe de l’Est est considéré comme une perte de production en Belgique.
Autres défis à relever pour l’Etat belge : les coûts de production qui demeurent somme toute élevés. Il s’avère ainsi que les charges sociales et salariales occupent la deuxième place mondiale après la Suisse.
Idem pour les coûts environnementaux et énergétiques qui augmentent rapidement et sont totalement intégrés dans les prix de vente. Et concernant les charges fiscales, celles-ci augmentent chaque année.
Les textiles techniques : pour une meilleure diversification
Dans un contexte en parfaite mutation, l’Etat belge s’est ainsi fixé comme objectifs d’arriver à un accord au sein de l’OMC pour réaliser un commerce international en textile qui soit équitable, organiser une préférence européenne et adopter une stratégie de diversification et de spécialisation.
Les sociétés belges se sont par ailleurs orientées vers des produits techniques tels que l’airbag et la ceinture de sécurité. Le confort du patient à l’hôpital est un défi croissant. Des produits textiles techniques tels que les draps antistress, les tissus-barrières pour salles d’opération, les vêtements de chirurgiens… relèvent aujourd’hui de la spécialisation de quelques sociétés belges. D’après le président de la fédération du textile belge, il existe 10 catégories différentes et des milliers de produits textiles techniques (géotextiles, agrotextiles, textiles pour la protection et la sécurité…). Une chose est sûre : il s’agit de produits à valeur ajoutée intelligente qui sont difficiles à imiter et qui ont des capacités techniques très difficiles.
Le président de l’Amith, Karim Tazi, a de son côté rappelé le contexte dans lequel a évolué le secteur au cours de ces dernières années. Un contexte marqué par un effritement des préférences suite à l’abolition des quotas, une émergence de concurrents à moindres coûts tels que la Roumanie, un positionnement envahissant de la Chine et de l’Inde et une nouvelle division internationale du travail. En vue de faire face aux différentes menaces qui pèsent sur le secteur, l’Amith a adopté une stratégie de repositionnement axée sur le marché, les services et le produit.
Cette stratégie s’est aussi caractérisée par le passage de le sous-traitance à la co-traitance.
Mieux encore, un plan Emergence est adopté aujourd’hui par la profession. Ce plan permettrait aux opérateurs de bien saisir les nouvelles opportunités qui leur sont offertes à partir du 1er janvier 2006, date de l’entrée en vigueur des ALE avec les Etats-Unis et la Turquie.
A noter que l’ALE signé par le Maroc et les Etats-Unis confère une particularité régionale dans la mesure où le Maroc serait une plate-forme de production et d’exportation privilégiée dans la région du bassin méditerranéen.
L’exemple de l’industrie textile-habillement belge est à prendre en considération. Un contexte aussi morose que celui marocain n’a pourtant pas pu entraîner une baisse de la production. Les textiles techniques sont également un segment que les Marocains devraient étudier sérieusement. Pourquoi pas d’autres segments à forte valeur ajoutée ?
La concurrence est aujourd’hui acharnée et seuls les intelligents pourront tirer leur épingle du jeu.


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