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Stratégie : SNI tourne la page Lesieur Cristal
Publié dans Finances news le 24 - 05 - 2014

En cédant les 22,8% qu'elle détient encore dans le capital de Lesieur Cristal, SNI se désengage définitivement de son poulain, valorisé au passage à plus de 3,4 Mds de dirhams. Une opération hautement stratégique entamée en 2010 et qui se termine dans quelques semaines. Que représente cet actif et comment peut-il continuer à drainer de la croissance pour son nouveau tour de table ? D'où vient-il et pourquoi son actionnaire historique quitte le navire ?
Lesieur Cristal est un champion national, un créateur de marques. Ce type d'entreprises dont les produits - aussi hermétique soit votre foyer – arrivent à s'introduire par la petite porte et trouver une place sur une étagère. «Al Kaf», «Taouss», «Huile Lesieur», «Cristal» sont autant de marques ancrées dans la culture marocaine. On peut également citer «Al hora», une marque encore plus récente mais qui commence à se faire une place dans le marché. La liste est encore longue et nous n'allons pas toutes les passer en revue.
Mais il a fallu du temps à Lesieur Cristal pour devenir ce qu'elle est aujourd'hui. Son histoire commence il y a 70 ans. Nous sommes en 1937 et SIHAM, la Société industrielle des huiles au Maroc, vient de naître. quatre ans plus tard, Lesieur Afrique voit le jour consécutivement à la création de Lesieur France. S'ensuit alors la rentrée de l'ONA, filiale de la SNI, dans le capital de Lesieur. Une aventure qui va durer 30 ans et où «Lesieur adoptera continuellement les standards en vogue de la bonne gouvernance mondiale», explique son Directeur Général actuel, Samir Oudghiri. Lesieur Cristal, telle que connue aujourd'hui, est née pendant les années 80.
SNI-mère se réorganise, les grandes filles sont lâchées
L'aventure SNI/ONA/Lesieur se poursuivit jusqu'en mars 2010, date où l'ONA et SNI annoncent leur fusion, mais aussi une réorganisation stratégique. Le groupe ne veut plus s'impliquer industriellement mais cherche à devenir une holding financière, un meneur d'orchestre. Résultat : les filiales suffisamment indépendantes et dotées de tailles importantes seront «livrées à leur sort», valorisées et généralement greffées à des leaders mondiaux dans leurs domaines, les sociétés filles quittent le vaisseau-mère. Ainsi, après Centrale Laitière et son rapprochement avec Danone, le management de SNI a négocié un rapprochement entre Lesieur Cristal et Sofiprotéol, leader industriel français ayant le même coeur de métier que Lesieur Cristal. Lesieur, quant à elle, est cédée à hauteur de 41% à Oléosud, filiale du groupe Sofiprotéol. Les synergies prennent rapidement forme entre les deux entités et Lesieur signe dans la foulée un contrat-programme avec l'Etat marocain pour le développement de l'amont agricole, chose que Sofiprotéol maîtrise. SNI a vendu sa participation au prix de 115 DH/l'action. En février 2012, un consortium financier composé de CMR, CIMR, MAMDA/MCMA et Wafa Assurance s'est positionné à son tour sur Lesieur Cristal en acquérant 12,9% de son capital auprès de SNI. Ce consortium est devenu de ce fait le deuxième plus important actionnaire du tour de table de la société. Pour réduire les turbulences, les parties prenantes ont signé un pacte d'actionnaires avec Sofiprotéol qui a permis d'élargir les prérogatives du consortium en lui permettant notamment de nommer le président du Conseil d'administration. A cette étape, SNI détenait encore 22,8% du capital de Lesieur. Le consortium financier a payé l'action au cours unitaire de 110 DH contre 115 DH pour Sofiprotéol qui s'est acquittée d'une prime de contrôle. Ce sont donc ces 22,8% qui feront prochainement l'objet d'une offre publique de vente à la Bourse de Casablanca. Le flottant en Bourse de la société sera ainsi porté à 35%. Un bon point pour les protagonistes de ce dossier qui donnent l'exemple. L'exemple qu'un capital éclaté ne constitue pas forcément un risque, puisqu'avec ces 35%, le flottant de Lesieur devient l'un des plus élevés de la BVC. La cession se fera au cours unitaire de 93 DH pour le public, contre 85 DH pour les salariés.
Patate chaude ?
La question nous paraît être légitime. SNI n'a pas cherché à vendre le reste de sa participation en bloc. Nous avons donc posé la question à son représentant lors de la conférence de presse organisée à l'occasion de la présentation de l'OPV. Trois arguments ont était avancés pour défendre la qualité de cet actif. Premièrement, il ne s'est pas passé beaucoup de temps entre la cession à Sofiproteol et l'OPV. Si cet actif est de mauvaise qualité, Sofiprotéol, industriel spécialiste des marchés de Lesieur Cristal, ne se serait pas engagé. Deuxièmement, l'opération n'est que le résultat du processus lancé par SNI en 2010. Il n'y a pas eu de vente dans la précipitation et encore moins un bradage du prix du vente. Si le prix de l'OPV est faible, c'est tout simplement parce qu'il n'intègre pas de prime de contrôle. Enfin, ce sont les perspectives d'évolution de Lesieur qui sont mis en avant. La société réalise actuellement un chiffre d'affaires de 13% à l'export, ce qui lui confère une marge importante à l'international. De plus, sur certains de ses segments cible, comme l'huile d'olive, Lesieur est un challenger avec des ventes qui représentent 5% seulement du chiffre d'affaires global. S'attaquer plus sérieusement à ce marché pourrait améliorer sa profitabilité, surtout que la société n'est pas endettée, ce qui lui confère de la flexibilité malgré sa taille. En somme, la société, dans ses projections, s'attend à une progression moyenne de son chiffre d'affaires de 8,3% d'ici 2017. Lesieur a peut-être atteint une taille critique, mais elle n'est pas encore mature en termes de marge de progression.
De son côté, le management explique que la sortie de la SNI n'affectera pas la société. «Les banques se bousculent pour travailler avec nous. Nous sommes un client recherché et nous continuerons à l'être», explique le management du groupe. Même en termes de valorisation, le management trouve que la valeur de l'entreprise est correcte étant donné qu'elle est basée sur le businessplan établi par le management lui-même.


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