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Younes Boumehdi, génération «Hit»
Publié dans Finances news le 02 - 04 - 2009

L’année 2006 est une date fétiche pour Younes Boumehdi, le patron de Hit Radio. Cette année-là, il obtient une licence pour créer sa chaîne et, chemin faisant, concrétiser un rêve qui ne date pas d’hier.
Jusqu’en 2006, Younes Boumehdi est inconnu du grand public et ne sera célèbre que grâce à une presse qui voit le complot partout. Nous sommes en 2006, à l’heure de la libéralisation du champ audiovisuel, quand Younes présente son dossier auprès de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle. Il n’a qu’une idée en tête : créer sa radio ! Quand il obtient cette licence, la presse s’en fait l’écho. Certains iront jusqu’à dire qu’il était épaulé, pistonné. En un mot, on fouine dans sa vie de famille. Tout y passe. Pourtant, ce rêve le taraudait depuis sa tendre enfance. «J’ai grandi à Rabat et profité de la mer tous les étés. J’avais plein de copains, mais j’étais très frustré de ne pas avoir de radio à écouter au Maroc. En grandissant, cette frustration est devenue un rêve, et ce rêve une réalité : Hit Radio».
Son rêve, il a cherché à le concrétiser bien avant, notamment en 1993, quand il présenta un projet de Radio au ministère de l’Intérieur et de l’information, ancêtre du ministère de la Communication. Autant dire qu’à l’époque, cela relevait de la science-fiction.
Younes n’en démord pas pour autant, surtout que les médias l’ont toujours attiré. Comme le climat ne permettait pas de faire carrière dans ce secteur, il décide alors, une fois son Bac en poche, de partir pour Paris pour y suivre des études supérieures en communication et marketing. «Ensuite, j’ai fait des stages à Radio France puis monté mon propre business d’import-export entre la France et le Maroc… Et puis plein de choses, du tourisme au chocolat en passant par la mode; puis, retour case média avec la naissance de Hit Radio en 2006».
Retour donc à ses amours premières animé par cette même devise qui veut qu’il fasse toujours mieux ! «Ce qui me motive, c’est de croire en ce que je fais, de voir que les choses, même les plus inattendues, peuvent se concrétiser si on y met un minimum de ténacité et de conviction».
Joindre l’utile à l’agréable est possible dans son cas, puisque l’un de ses passe-temps favoris est d’écouter la radio.
Aujourd’hui, la cote de popularité de la radio étant au top, Younes essaye de l’exploiter pour la cause nationale en lançant une grande action citoyenne «les 3V» (Ta voix, ton vote, ta victoire) pour inciter les jeunes à aller voter lors des communales, le 12 juin prochain. Un single dédié a été produit et diffusé en boucle pour marteler l’importance d’aller voter comme un devoir, mais surtout un droit citoyen. Mais pas seulement, puisqu’une caravane baptisée «Campus Tour» sillonnera jusqu’au 15 mai les principales villes marocaines pour animer en direct, depuis les écoles, des émissions précédées d’opérations de street marketing avec distribution de badges, casquettes…
Il faut dire qu’à le voir, Younes dégage un dynamisme hors pair. Il est un peu partout et a de la suite dans les idées, montrant ainsi à ses premiers détracteurs qu’il n’est pas un fils à papa ni même un enfant gâté. Sa stratégie de travail se résume d’ailleurs à «pas de temps mort». De même qu’il est rare de le voir en tenue «BCBG», préférant les baskets et la proximité avec les jeunes et les artistes que sa radio soutient sans faille. Et souvent avec un Coca Light, son seul remède contre le stress !
Côté musique, Younes n’a pas de limite. «Ma curiosité me conduit à écouter des musiques assez diverses. Actuellement, les rares moments où j’écoute autre chose que la radio, j’alterne entre les Shades, les suites pour violoncelle de Bach et Khansa Batma». Il est également très attaché à ses amitiés qui sont pour lui une forme de fidélité à toute épreuve.
Younes Boumehdi est un lecteur assidu des livres d’histoire ou biographies de personnages historiques. «Cela va sans doute vous surprendre, mais un de mes livres préférés est l’Art de la guerre de Sun Tzu. Mais, finalement, vous vous rendrez vite compte que les approches guerrières sont étonnamment plus culturelles que techniques. Sinon, je ne me sépare jamais de mon Marketor quand je pars en voyage».
Dans son entourage, Younes est parfois dit têtu, mais, pour lui, la ténacité peut être une qualité et l’obstination un défaut. «Mais finalement, il s’agit bien de deux versants d’un même trait de caractère».
Pratiquement toujours en action, il prend un peu de temps tout de même pour faire du sport en salle, parce que c’est pratique, mais aussi parce qu’il espère que cela lui permet de conserver la ligne. Esprit ouvert, plutôt jovial que grincheux, Younes garde les pieds sur terre et la tête sur les épaules. Il se réfugie dans sa maison à Ouarzazate pour faire le vide. «C’est un lieu presque hors du temps, tellement la région est magnifique».
Une fois qu’il a repris son souffle, le revoilà encore une fois à la bourre. Et contrairement à ceux qui veulent arrêter le temps, lui, aimerait parfois plutôt l’accélérer ! Ainsi, pas question de remonter le temps, quoique, dans sa vie, Younes aimerait bien avoir le temps de faire du snow-board, d’apprendre la flûte ou de parler chinois. S’il ne croyait pas forcément au hasard, depuis qu’il a vu «l’effet papillon», il a tendance à y croire.
L’avenir et le devenir sont deux choses que Younes ne perd pas de vue. «Quand je serai «grand», j’aimerais bien lancer une télé… Après la radio, je pense que ce serait une suite logique des choses. Pour les autres projets (car j’ai pour habitude d’en avoir toujours une valise bien remplie), je vous en parlerai le moment venu». On saura être patient !


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