Les Emirats arabes unis ont aidé pas moins de 28.000 personnes à quitter l'Afghanistan, menacé par les talibans, en se proposant en tant que pays d'escale, avant que les évacués ne rejoignent les pays occidentaux. Depuis la prise offensive du pouvoir par les talibans en Afghanistan, des milliers d'Afghans tentent de sortir du pays à tout prix pour échapper à un malheureux destin certain. Toutes les évacuations du pays se font à travers des vols spéciaux envoyés par les pays occidentaux qui ont rapatrié leurs personnel diplomatique et leurs ressortissants ainsi que les familles des Afghans ayant travaillé pour eux. Parmi ces pays, figurent en tête de liste, les Etats-Unis, déployés en Afghanistan depuis deux décennies, la Grande-Bretagne, et la France, et d'autres pays à moindre mesure, qui ont surtout rapatrié leurs ressortissants. Mais face à cette course contre la montre pour évacuer ces milliers de personnes avant la fin du mois d'août, les avions sont tenus de faire des escales. Ainsi, les Emirats arabes unis ont aidé 28.000 personnes à fuir l'Afghanistan, a affirmé un haut responsable émirati à des journalistes à Abou Dhabi jeudi. Les Emirats et le Qatar, ont tous deux servi de point d'escale pour évacuer des citoyens de pays occidentaux ainsi que des Afghans, parmi eux, des interprètes et des journalistes. Sur le total des 28.000 personnes, 12.000 d'entre-elles ont été évacuées par la Grande-Bretagne et 9.000 par les Etats-Unis. Dans cette opération, certains pays ont été pointé du doigt dans leur manque d'humanisme, qui ont fermé leurs représentations diplomatiques et ont fait évacuer leurs ressortissants sans en informer les travailleurs Afghans qui les ont aidés pendant de nombreuses années, les abandonnant à leur sort. Avant la chute de Kaboul, les Emirats avaient contribué à l'évacuation de 8.500 autres personnes, a ajouté le responsable émirati, sans pour autant préciser la date de ces évacuations. Et d'ajouter que le même nombre de réfugiés Afghan se trouvaient aux Emirats temporairement dans l'attente de pouvoir rejoindre les Etats-Unis.