Le Bayern Munich ne décolère pas. La décision de l'UEFA d'infliger trois matchs de suspension à Luis Diaz, exclu face au Paris Saint-Germain après un tacle musclé sur Achraf Hakimi, a provoqué une vague d'incompréhension au sein du club bavarois, qui a décidé de faire appel. Alors qu'il avait été recruté pour offrir une solution offensive supplémentaire lors de la deuxième partie de la Ligue des champions, l'attaquant devra finalement suivre depuis les tribunes les trois prochaines affiches du Bayern : le déplacement à Arsenal mercredi prochain, puis les rencontres face au Sporting CP et à l'Union Saint-Gilloise. Une situation qui a pris de court les dirigeants munichois, lesquels s'attendaient à une sanction bien plus légère. Selon la presse allemande, le Bayern anticipait au maximum une suspension d'un match. En interne, l'idée d'une sanction lourde ne semblait pas envisagée, au point que Vincent Kompany, en conférence de presse, se montrait encore confiant quelques heures avant l'annonce de l'UEFA. « Ma dernière information, c'est un match seulement. Je serais vraiment déçu si ce n'était pas le cas », avait déclaré le coach belge. La réalité s'est révélée bien plus sévère. Face à ce qu'il considère comme une décision disproportionnée, le Bayern a immédiatement demandé à l'UEFA une justification écrite, préalable nécessaire avant le dépôt d'un éventuel appel. Au club, on estime que le geste de Diaz, s'il est indiscutablement dangereux, ne relevait ni d'une agression volontaire, ni d'un comportement antisportif. Le président exécutif, Jan-Christian Dreesen, l'a résumé avec clarté : la faute est rude, oui, mais rien ne justifiait une suspension aussi lourde. Mais cette affaire ne concerne pas uniquement le Bayern. Le tacle de Diaz a entraîné une blessure importante pour Achraf Hakimi, victime d'une entorse sévère de la cheville. Le latéral marocain devrait être indisponible entre trois et quatre semaines, un coup dur pour le PSG, déjà fragilisé dans sa gestion de l'effectif et sa recherche de stabilité défensive. Reste désormais à savoir si un éventuel appel du Bayern permettra d'infléchir la décision. L'expérience, cependant, joue contre le club : les réductions de suspensions en Ligue des champions sont rares.