L'élimination en quart de finale de la CAN 2025 face au Nigeria laisse des traces. Suite à une fin de match particulièrement chaotique, le jury disciplinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF) a rendu un verdict d'une sévérité exemplaire à l'encontre de la Fédération Algérienne de Football (FAF). Entre suspensions sportives et une avalanche d'amendes, l'instance continentale a voulu marquer le coup. Le gardien Luca Zidane écope de deux matchs de suspension ferme, tandis que le défenseur Rafik Belghali se voit infliger une sanction de quatre matchs, dont deux avec sursis. Ces suspensions prendront effet dès les qualifications pour la CAN 2027, privant la sélection algérienne de deux éléments pour le début de la prochaine campagne. Si les joueurs sont touchés, c'est bien la FAF qui paie le plus lourd tribut financier. Condamnée à régler six amendes distinctes, l'instance fédérale doit s'acquitter d'une somme totale de 95 000 dollars. Dans le détail, la CAF a sanctionné les acteurs du terrain avec une amende de 5 000 dollars pour la bagarre générale survenue au coup de sifflet final, à laquelle s'ajoutent 25 000 dollars pour le comportement jugé inapproprié de certains joueurs et officiels. Cependant, c'est l'attitude des supporters qui alourdit considérablement la note, avec un total de 65 000 dollars de pénalités cumulées pour les tribunes. Cette somme englobe 5 000 dollars pour l'utilisation d'engins pyrotechniques et 10 000 dollars pour la tentative de forcer les dispositifs de sécurité afin d'envahir le terrain. La sanction la plus lourde, s'élevant à 50 000 dollars, vise des gestes qualifiés d'offensants et abusifs : l'instance continentale cible ici spécifiquement l'agitation de billets de banque par les fans en direction des arbitres, une accusation explicite de corruption très peu appréciée en haut lieu. La FAF a annoncé avoir immédiatement engagé la procédure de recours prévue par les règlements afin de contester la sévérité de ces sanctions et défendre les intérêts du football algérien.