Le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a affirmé, mercredi, que le gouvernement a mobilisé des moyens très importants pour garantir la pérennité du système de protection sociale et d'assurance maladie (AMO), tout en opérant une réforme structurelle profonde pour renforcer durablement ces services. La régime AMO Tadamon qui offre un accès gratuit aux soins dans les établissements publics et le remboursement dans le secteur privé aux personnes incapables de cotiser à la CNSS, « a toujours concerné 11 millions de personnes, elle n'a jamais dépassé ce chiffre », a déclaré Mustapha Baitas. Il a affirmé que « depuis le début, ce sont les personnes qu'on appelle les ménages vulnérables, ceux qui travaillaient sans salaire fixe, qui en bénéficiaient. Aujourd'hui, le nombre total des bénéficiaires est d'environ 3,9 millions de personnes, dont 418 000 pour le programme Amo Chamil », notant que « les moyens mobilisés par le gouvernement pour ce programme sont très importants : pour Amo Tadamon, on parle d'environ 9,5 milliards de dirhams (MMDH) ». Alors que le dernier rapport de la Cour des comptes a mis en avant des données inquiétantes sur la soutenabilité de ce modèle où AMO Tadamon a dépassé les 14,47 millions de personnes sur un objectif initial de 11 millions de personnes, le porte parole du gouvernement a tenu à affirmer que « le gouvernement accorde à ce dossier une importance particulière, en mobilisant des moyens très conséquents afin d'en garantir la pérennité », se félicitant de « résultats très significatifs déjà atteint ». Toutefois, il a fait remarquer qu'il « reste important que le taux d'adhésion, en particulier au sein de cette catégorie des travailleurs non salariés (TNS), augmente davantage, car c'est à travers son élargissement que nous pourrons garantir une plus grande pérennité de ce secteur ». Baitas a ajouté que l'exécutif fournissait « un effort considérable à travers la restructuration de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) » en la dotant de ressources humaines supplémentaires, avec environ 1 500 nouveaux postes créés, à l'ouverture de plusieurs points de service dans différentes régions du Maroc (47 nouvelles agences, 45 agences mobiles et des milliers de centres de contact). « L'objectif de l'ensemble de ces mesures est d'améliorer la qualité des services de la Caisse, de réduire les délais de traitement des dossiers et d'assurer une meilleure réactivité face aux demandes des usagers », a-t-il affirmé en conférence de presse. Le responsable gouvernemental a estimé par ailleurs que ce programme s'inscrivait dans une approche globale de réforme et de mise à niveau du système de santé. Il a évoqué l'adoption de 5 lois, avec la généralisation des centres hospitaliers universitaires dans les différentes régions du Royaume, l'augmentation de la capacité d'accueil, ainsi que l'ouverture de nouveaux hôpitaux cette année et d'autres au cours de l'année 2026. « Environ 3.168 lits ont été ajoutés durant la période 2022–2025, et 20 nouveaux hôpitaux sont actuellement en cours de réalisation, ce qui permettra de disposer de 3 767 lits supplémentaires », a-t-il déclaré. En matière de soutien social, depuis son lancement le 2 janvier 2023 jusqu'à aujourd'hui, le gouvernement a mobilisé environ 53 MMDH, a poursuivi Baitas, notant que les montants du soutien accordé dans le cadre de ce système commencent à 500 dirhams comme minimum et peuvent atteindre 1.200 dirhams, selon la composition des ménages. Il a ajouté qu'un soutien exceptionnel pour la rentrée scolaire a également été instauré : 200 dirhams pour le primaire et le collège, et 300 dirhams pour le secondaire, « dans le but d'alléger les charges liées à la rentrée scolaire, notamment l'achat des manuels scolaires » pour les familles démunies. Le gouvernement, a ajouté le porte parole, a également procédé à une augmentation du soutien destiné aux enfants en situation de handicap, à la mise en place d'un soutien spécifique pour les veuves, ainsi qu'à l'octroi d'une allocation de 500 dirhams au profit des enfants et des veuves résidant dans les établissements de protection sociale. « Il s'agit du dernier décret approuvé récemment par le gouvernement, permettant à ces enfants de bénéficier directement de ces montants, contribuant ainsi à leur sortie progressive de ces institutions », a-t-il conclu.