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Lors d'une rencontre du PAM, des experts et pharmaciens alertent sur les défis de la santé
Publié dans Hespress le 15 - 03 - 2026

La rencontre ramadanesque organisée samedi soir à Rabat par le Parti Authenticité et Modernité s'est transformée en une occasion collective pour passer en revue les « dysfonctionnements » qui persistent dans le secteur de la santé au Maroc, qu'ils concernent la gouvernance, le cadre juridique ou encore la situation des ressources humaines spécialisées.
Les participants à cette rencontre, dont plusieurs membres du parti, ont évoqué les enjeux de la prochaine étape dans le contexte de la mise en œuvre du chantier de la généralisation de la couverture sanitaire. Selon eux, cette phase exige de « redoubler d'efforts pour garantir la qualité des services de santé et alléger le coût des soins pour les Marocains », tout en complétant l'arsenal juridique encadrant certaines spécialités.
Problème de gouvernance et de décision
Youssef El Fakir, chercheur en politiques de santé et ancien président de l'Association marocaine de radiologie, a affirmé que « la crise que traverse le système de santé marocain n'est pas essentiellement une crise de financement, mais une crise de gouvernance ». Selon lui, les budgets alloués au secteur, qui ont atteint 32,6 milliards de dirhams en 2025, ne se sont pas traduits par une amélioration réelle de l'accès aux soins pour les citoyens, en raison de dysfonctionnements structurels dans la prise de décision politique.
Lors d'une présentation détaillée, il a également mis en évidence de fortes disparités dans la répartition des infrastructures de santé. Il a indiqué que 45 % des lits dans les hôpitaux publics sont concentrés dans seulement deux régions, Casablanca et Rabat. Ces inégalités territoriales affaiblissent le principe d'équité sanitaire, alors que certaines régions du sud souffrent d'un manque d'établissements de santé publics et privés.
L'ancien président de l'Association marocaine de radiologie a également présenté des chiffres sur la pénurie de ressources humaines dans le secteur. Le Maroc ne compte que 9 médecins pour 10.000 habitants, un taux bien inférieur aux normes de l'Organisation mondiale de la santé. Par ailleurs, la spécialité de radiologie est absente dans 45 % des provinces du pays, tandis que seulement 11 médecins spécialisés en gériatrie assurent la prise en charge de plus de 5 millions de personnes âgées.
© Mounir Mehimdate
Des défis confirmés
Le chercheur a également évoqué les nouveaux défis démographiques et épidémiologiques, soulignant que 75 % de la charge sanitaire nationale est désormais liée à des maladies chroniques, telles que le diabète, l'hypertension et le cancer. Cela nécessite, selon lui, une transformation de la philosophie du système de santé, historiquement conçu pour faire face principalement aux maladies aiguës et infectieuses.
Il a également rappelé que les ménages marocains continuent de supporter environ 50 % des dépenses de santé de leur propre poche, soit le double du seuil minimal recommandé par l'Organisation mondiale de la santé.
Le chercheur a ajouté que, bien que le système de couverture sanitaire ait été élargi pour inclure 86 % des Marocains, il reste incomplet tant que la tarification nationale de référence, inchangée depuis 2006, n'est pas révisée.
Il a enfin estimé que le dépassement de la situation actuelle passe par l'activation de l'Autorité nationale de la santé en tant qu'organe de régulation indépendant, l'encadrement de la santé numérique, le développement des partenariats public-privé dans un cadre protecteur, ainsi que le renforcement des ressources humaines et la révision des salaires dans certaines spécialités, notamment la médecine d'urgence.
Médicaments et « libéralisation du marché »
Participant également à cette rencontre, Mohamed El Habbabi, président de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc, a jugé « difficilement compréhensible que les décrets d'application de la loi relative à l'Ordre national des pharmaciens du Maroc n'aient toujours pas été publiés », alors que cette loi date de 2006.
Il a indiqué que l'Ordre des pharmaciens n'a pas pu organiser ses élections depuis plus de six ans, ce qui signifie que le secteur fonctionne depuis tout ce temps sans instance représentative dans un domaine aussi sensible que la pharmacie.
Le président de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc a également souligné que les pharmaciens subissent des pressions économiques croissantes, notamment en raison de la baisse de leurs revenus liée aux taxes et à la réduction du prix de certains médicaments, ce qui diminue leurs marges bénéficiaires.
Il a aussi expliqué que les professionnels du secteur ont été surpris par les recommandations du Conseil de la concurrence concernant le projet de décret sur la fixation des prix des médicaments, qui visent à libéraliser le capital des pharmacies.
Selon lui, les principaux bénéficiaires potentiels de cette libéralisation seraient les entreprises pharmaceutiques, qui pourraient ainsi contrôler toute la chaîne, de la fabrication à la vente en passant par la distribution.
Il a enfin averti que permettre à ces entreprises d'accéder à ces circuits pourrait les pousser à exercer des pressions pour relever à nouveau les prix des médicaments, une évolution qui ne serait pas dans l'intérêt des citoyens marocains.


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