Le Maroc confirme son positionnement stratégique sur des segments agricoles de niche fortement demandés sur les marchés européens. L'exemple des choux de Bruxelles est révélateur : selon EastFruit, le Royaume a exporté 32 600 tonnes en 2025, soit une hausse de 10%. Peu consommé au Maroc, où ce légume traditionnellement est peu connu et ne fait pas partie de la gastronomie locale, le choux de Bruxelles créé une grande plus valeur à l'export où sa production est presque destinées à l'export. Selon la plateforme East Fruit, ce légume a dressé un nouveau record, dépassant les précédents records en 2025 où les exportateurs ont expédié 32 600 tonnes de choux de Bruxelles vers les marchés internationaux. L'année dernière, les ventes de ce légume a généré des recettes de plus de 14 millions de dollars soit une augmentation de 10 % par rapport à 2024 et une multiplication par 8,5 par rapport à 2020. Sur ce segment en particulier et au cours des cinq dernières années, la croissance annuelle moyenne des exportations a atteint un niveau impressionnant de 54 %, souligne la même source. Grâce à ces chiffres impressionnants, le Maroc se positionne désormais comme un acteur incontournable de la production de choux de Bruxelles, et figure parmi les trois plus grands exportateurs mondiaux, aux côtés des Pays-Bas et du Mexique. Les exportations visent le marché européen où ce légume est fortement apprécié, 14,6 % des exportations marocaines de choux de Bruxelles. Le Royaume-Uni, quant à lui a absorbé petit à petit une grande partie des volumes expédiés, sans oublier les Pays-Bas qui se fournissent au Maroc et réexportent auprès d'autres clients européens. Enfin, la partie la plus importante des expéditions marocaines actuellement se dirige vers l'Afrique de l'Ouest, surtout d'août à décembre. La Mauritanie et le Sénégal restent les principales destinations, représentant respectivement 60,9 % et 23,3 % des expéditions. Face aux aléas climatiques qui affectent régulièrement la production européenne, notamment les fortes gelées hivernales, le Maroc devrait renforcer son rôle de fournisseur fiable et réactif. Grâce à une diversification des débouchés, entre Europe et Afrique de l'Ouest, et à une montée en gamme progressive. Cette dynamique enregistrée par le Maroc sur les choux de Bruxelles s'inscrit dans une stratégie plus large de spécialisation dans des produits à forte valeur ajoutée, souvent peu consommés localement en raison de leur positionnement premium. C'est le cas des myrtilles, des tomates cerises ou encore de l'avocat, dont la demande européenne soutenue contraste avec une consommation historiquement limitée au Maroc en raison de prix élevés, même s'il s'est démocratisé ces 10 à 20 dernières années. À ces cultures s'ajoutent des produits plus confidentiels mais en forte progression comme les asperges ou le yuzu, illustrant la capacité du Maroc à adapter son offre aux tendances culinaires internationales.