La problématique des habitats menaçant ruine continue de préoccuper les autorités de la région Nord, particulièrement au sein des anciennes médinas dont aucune province n'est épargnée. C'est dans ce contexte que la wilaya de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma a abrité, mardi dernier, une réunion de travail en présence d'Adib Benbrahim, Secrétaire d'État chargé de l'Habitat, et des gouverneurs des provinces concernées. Les données exposées lors de cette rencontre par l'Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine et la Réhabilitation des Bâtiments Menaçant Ruine ont mis en exergue d'importantes disparités territoriales. D'après les informations recueillies par Hespress, la région compte pas moins de 6 000 bâtisses menaçant ruine, un chiffre alarmant qui illustre l'ampleur de ce défi urbain et sécuritaire. Les statistiques dévoilées montrent que ce fléau touche un grand nombre de villes et de provinces. L'ancienne médina de Tétouan arrive tristement en tête avec 2 710 bâtisses recensées, talonnée par l'ancienne médina de Ksar El Kébir qui compte 1 292 bâtiments en péril. L'inventaire se poursuit et fait également état de 1 179 bâtiments menaçant ruine à Tanger, 716 à Ouezzane, 602 à Larache, 408 à Chefchaouen et 92 à Assilah. Au total, ce sont 6 999 constructions vétustes qui ont été répertoriées à l'échelle régionale. Parmi elles, 4 492 ont déjà fait l'objet d'une expertise technique, tandis que les évaluations se poursuivent pour le reste du parc immobilier concerné. Des sources proches du dossier ont précisé que cette réunion, présidée par le Wali de la région, Younès Tazi, s'inscrit dans le suivi des bâtiments fragilisés qui constituent un danger pour la population. L'objectif est de consolider les stratégies d'entretien et d'intervention préventive afin de préserver les vies humaines et les biens matériels. Enfin, les participants se sont penchés sur les mécanismes de mise en œuvre des opérations de sauvetage. L'accent a été particulièrement mis sur la nécessité de renforcer la coordination entre les autorités locales et les services compétents, condition indispensable pour garantir l'efficacité des actions de réhabilitation et de veille technique.