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Recherche Esprit libre désespérément
Publié dans Jeunes du Maroc le 29 - 11 - 2004

"L'intellectuel est celui qui refuse d'être le moyen d'un but qui n'est pas le sien" J.P. SARTRE
Le paysage politique marocain est dominé par la rectitude. Il suffit de lire les éditoriaux des quotidiens marocains, puis on aura un petit échantillon du marasme. Ces articles ressemblent plus à des communiqués de presse, au lieu de prises de position, chose que doit être un éditorial. A mon sens s'est dû à l'absence d'Esprits libres qui s'indignent, critiquent et osent. Pourquoi ce vide dans le paysage médiatique et universitaire d'intellectuels qui montent aux barricades. C'est la faute à qui ? La faute à la société qui n'est pas capable d'offrir aux intellectuels l'espace pour la liberté d'expression, ou la faute aux intellectuels et penseurs qui n'ont pas osé faire tomber les murs de silence.
Un Esprit libre est une personne qui ne demande ni grand statut ni des hautes fonctions. C'est d'abord par goût qui s'intéresse aux idées et aux choses de l'esprit, en faisant appel à l'intelligence et l'usage de l'intellect à travers la rationalité. Il prend à ses risques et périls des prises de positions, des opinions et des causes. Ce genre d'intellectuels est introuvable actuellement au Maroc. On peut passer en long et large toutes les universités, les journaux, les émissions télé pour dénicher cette perle rare. Mais en vain, impossible de trouver même l'ombre de ces personnalités publiques. À vrai dire ils sont devenus des extraterrestres.
Qui osent aujourd'hui s'indigner devant l'injustice, critiquer n'importe système ou Makhzen ou d'autres. Fini le temps des éditoriaux d'un Abdelatif Laabi dans la revue Souffle, ou les coups de gueule d'un Abdelhak Sarhane. Les intellectuels marocains sont devenus soit des serviteurs de la cour, ou des mercenaires à la solde des universités occidentales à la quête de bourse et de chaire d'études. Et dernièrement il y a ceux qui sont résignés au silence devant la médiocrité.
Chez nous on a tellement parlé du dynamisme de la société civile. Sauf qu'il y a un maillon manquant de la chaîne ? On cherche désespérément ces objecteurs de conscience qui ne se gênent pas de prendre position dans des dossiers sensibles et de commenter l'actualité en exprimant leur accord ou désaccord sur des sujets divers. Ces avec des intellectuels de cette trompe qu'on pourra aller de l'avant. Il nous faut des Esprits qui ont la capacité de faire une autocritique de nous-mêmes, pour ne pas attendre une critique qui nous vient de Paris ou de New York.
Enfin rendons hommage à un homme qui consacre toute sa vie à penser le bien être des autres et leurs avenir. Il est le seul Esprit libre quand peut trouver au Maroc, Pr. Mahdi Elmandrja. Au-delà du fait que nous soyons d'accord avec lui ou pas dans son analyse, il force notre estime et notre respect. À part M. Elmandjra que reste, des miettes du genre Rachid Nini son slogan pour critiquer le système, trop problèmes cela fait rire !


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