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L'USFP REJETTE L'OFFRE D'EL FASSI : Retour à la case de départ ou nouvelle majorité ?
Publié dans La Gazette du Maroc le 13 - 10 - 2007

L'USFP a opposé une fin de non-recevoir à Abbas El Fassi. La énième offre du Premier ministre désigné est ainsi tombée caduque. Que fera Abbas El Fassi, et surtout quels sont les tenants et aboutissants d'une telle volte face socialiste ? Analyse.
Coup de théâtre. L'USFP a adressé un niet catégorique à la dernière proposition du Premier ministre Abbas El Fassi, portant sur les noms de ses ministres et les portefeuilles qui lui ont été concédés. À savoir, au ministère de la Culture, la comédienne Touria Jabrane, à la Justice, Abdelouahed Radi, le Secrétariat d'Etat à la coopération, Mohamed El Gahs, le Commerce et l'Industrie et les Hautes Technologies, Ahmed Chami, et enfin un sans portefeuille du ministère d'Etat pour Mohamed Elyazghi, le premier secrétaire du parti. Unanimes, les membres du Bureau politique, réunis jeudi dernier, ont opposé un rejet en bloc à la énième offre d'El Fassi. «Un niet politique au-delà du nombre et des portefeuilles»  a commenté un membre de la direction, qui a requis l'anonymat. En clair ? Le parti socialiste n'accepte pas «des ministres imposés et dont les noms ne figuraient même pas sur la liste de ses proposés», à l'image de Touria Jabrane, dont les affinités socialistes ne sont certes pas à démontrer, mais sans appartenance organique au parti.
Symptomatique
Personne, en effet ne s'attendait à une nomination éventuelle de la grande comédienne qui a pris ses distances avec l'Usfp et les partis politiques. Idem pour le fringant patron de Microsoft Maroc, Ahmed Chami pourtant militant du parti. Le cas de Mohamed El Gahs est sinon problématique, du moins compliqué. Secrétaire d'état à la jeunesse dans le gouvernement Jettou, il l'était au nom du parti. Ou c'est du moins ce que l'on croyait jusqu'à son passage sur la deuxième chaîne 2M, le 3 octobre dernier. Invité de Hamid Berrada, dans l'émission «Mais encore», il révèle qu'il n'a été proposé ni par l'ancien premier secrétaire, Abderrahmane Youssoufi, Premier ministre à l'époque, ni par son successeur Mohamed Elyazghi. Du coup, ce qui était secret du microcosme politique, est étalé sur la voie publique. Rebelote ? En tout état de cause, Mohamed El Gahs est désormais persona non grata depuis sa démission fracassante, néanmoins, refusée par ses pairs, il n'est plus en odeur de sainteté avec son parti. Son nom circulait, pourtant. Pour la petite histoire, les militants usfpeistes racontent qu'Abbas El Fassi «et dès les premiers contacts d'après la nomination, aurait prévenu Elyazghi d'une telle éventualité».Religieusement jaloux de son autonomie, le parti de Mohamed Elyazghi prend très mal des nominations aux allures de «cooptations» à peine voilées. Il n'est certes pas le seul, l'UMP ayant adopté la même attitude, il n'en faut pas moins un caractère congénital. Voire, consubstantielle de son «exception historique».
Analyse
Et pas seulement. «Il est inconcevable pour le parti d'accepter que l'on lui dicte ses résolutions», tempête un membre du BP. Et d'ajouter : «il y va de la transition démocratique, de la politique et de dévalorisation du multipartisme». Après moult tractations, le chef de file de l'Istiqlal , allié de l'usfp au sein de la koutla semble dans une posture inconfortable, vis-à-vis de ses partenaires. Il est, evidemment mieux loti en termes de ministres même s'il a dû revoir à la baisse son appétit gouvernemental. D'ailleurs, on reproche à Abbas El Fassi, son manque de tonus et de présence. A en juger par les réactions de ses deux grands alliés, l'USFP et l'UMP, Abbas El Fassi est lui-même mis en cause. «Depuis le début, le Premier ministre a donné de lui-même l'image d'un timonier qui peine à trouver la solution». En termes politiques, au lieu d'un Premier ministre «On avait droit au premier des ministres» ! explique un membre de la direction harakie. Au-delà des têtes, il y a lieu de croire que le rejet de l'offre Abbas El Fassi contraindra ce dernier, au mieux, à un retour à la case de départ au pire à la quête d'une nouvelle majorité.Résultat, le cas échéant, en finir avec la koutla et acculer l'un de ses fondateurs, au moins, à l'opposition. «On n'est pas loin de croire que la proposition (définitive ?) de Abbas El Fassi est une invitation, dans les règles du tact à prendre le large», note, non sans ironie, un membre du bureau politique. L'avenir proche lui donnera-t-il raison ?


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