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Hommes d'affaires et Les hôtels de luxe
Publié dans La Gazette du Maroc le 05 - 12 - 2008

Pour s'afficher avec un ministre bien en vue, un patron proposera de déjeuner au salon du Royal Mansour, moins confidentiel que la salle à manger de bien des palaces.
Houcine Jamil, a visiblement l'air d'attendre une personne importante. L'ex-directeur du Cab1 reconverti depuis dans les affaires, suspendu au téléphone, n'en surveille pas moins l'entrée du restaurant du Royal Mansour. Comme la plupart des hommes d'affaires prospères, l'homme a pris l'habitude de fixer ses rendez-vous dans l'enceinte du luxueux palace. Le petit déj ou le repas de midi dans le Royal Mansour est un rendez-vous incontournable pour tout homme d'affaires qui se respecte.
Banquiers et hommes d'affaires ont globalement leurs habitudes. Les PDG et autres chasseurs de bonnes affaires aiment se retrouver tôt le matin, dans les salles de petits déjeuners des hôtels de luxe de la capitale économique. Les business men ont leurs préférences. Chaque grand patron a ses habitudes : il ne serait pas rare de croiser le patron des patrons ou encore la crème du Rotary club au Café M du Hyatt Regency à Casablanca . D'autres préfèrent des restaurants et des bars plus discrets. Tout dépend si l'on souhaite être vu et alors là on opte pour le bar de la piscine d'un palace clinquant, alors que s'il s'agit d'une rencontre que l'on préfère plutôt discrète : on optera alors pour l'atmosphère feutrée, de bars sélect ou de restaurant comme El Cenador (Casablanca). Des lieux sélects où le verre de wiskhy est négocié à deux fois le smig de la journée d'un prolétaire de Aïn Sebaâ. Pour s'afficher avec un ministre bien en vue, un patron proposera de déjeuner au salon du Royal Mansour, moins confidentiel que la salle à manger de bien des palaces. Etre vu en si bonne compagnie, est souvent gage d'une valeur en hausse de l'homme d'affaire en question. Quant au contenu de la discussion, curieux s'abstenir, les affaires foireuses et les passe-droits se traitent ailleurs, ici on salonne, on bichonne ses relations.
La prochaine fois, on signe entre la poire et le fromage et les marchés promis en sous-main compensent largement l'addition, même si le repas a été copieusement arrosé. Mais l'important n'est pas toujours dans l'assiette. C'est souvent un moyen de remercier ou de faire passer un message. «Il ne faut pas toujours voir dans ces fréquentations un relent d'affairismes, on se donne souvent des rendez-vous matinaux pour une simple prise de contact, quand ce n'est pas pour des entretiens de recrutement», se défend le patron d'une grosse boîte informatique. Pour l'anecdote, l'ex-patron de la Vie Eco, Servan Schreiber, n'hésitait pas à s'acquitter pour ses journalistes d'une note particulièrement salée au bar du Royal Mansour, pour leur permettre de rester en contact quotidien avec le gotha du monde des affaires. Parler de ces lieux de pouvoir, sans évoquer La Mamounia de Marrakech, relèverait de la myopie politique. C'est là où se donnent généralement rendez-vous les grands de ce monde. Après Roosevelt, Churchill, De Gaulle, Edith Piaf, Colette... c'est au tour de Paris Hilton, Sean Connery ou encore Nicolas Sarkozy de réécrire la légende de ce palais des mille et une nuits...Ce palace ouvert en 1923 au cœur de Marrakech, dans un parc de 7 hectares entouré des célèbres remparts ocres rouges du XIIème siècle, La Mamounia est un prestigieux lieu de rencontre privilégié de toutes les célébrités du monde. Conçue par les architectes Prost et Marchisio, La Mamounia est parvenue à mettre en harmonie la tradition architecturale marocaine avec le style Art Deco, témoin de l'époque. L'hôtel avait à l'origine cent chambres, puis fut agrandi en 1946, 1950 et 1953 pour proposer jusqu'à 180 chambres. Le palace a été fermé le 1er Juillet 2006, pour d'importants travaux de rénovation, dont le maître d'ouvrage n'est autre que le célèbre Jacques Garcia. Officiellement, sa réouverture est prévue pour le printemps 2009. Ce qui vaut pour La Mamounia vaut pour les boîtes de nuit branchées, où vient pour danser et se défouler au son de la Salsa arrosée au Black Label, mais également pour prendre la température en baisse ou en hausse des personnalités du moment. Quoi qu'on en dise, le Night Club Amnesia et 5ème Avenue de Rabat ont toujours la côte. Mais aussi, La Villa Joséphine, Hôtel Minzah de Tanger, Tour Hassan (Rabat) et l'Hôtel Amphitrite (Skhirat).
Ahermoumou,
Ribat Alkhir :
maudit soit le lieu
C'est un lieu maudit. Et comme toute triste tropique, on l'a débaptisé pour conjurer son sort: Ahermoumou, ou le p'tit lion en berbère, est là où est né le coup d'Etat militaire mené par le Général Madbouh et les deux Ababou. Rebaptisé Ribat Alkhir, le village, se situant à quelques kilomètres de Meknès, abrite une école militaire. 9 juillet 1971, la nuit. Le colonel Ababou, le P'tit Napoléon pour ses fidèles est plutôt gai. Il partage, contrairement à l'accoutumée le dîner avec ses subordonnés. Sybillin, il fait des allusions qui ne prendront corps que le lendemain. Le 10 juillet, à Skhirat, où Feu Hassan II, fêtait son 42e anniversaire, le général portait à la main une casquette de polo jaune. Le jaune et le bleu sont les couleurs de l'école des sous-officiers d'Ahermoumou. Les conjurés les avaient prises pour signal de ralliement. Les annales racontent: « Medbouh jette à sa montre un coup d'oeil, sort un moment du palais au volant de sa voiture. Il rencontre, à quelques kilomètres, une colonne d'une quarantaine de camions, s'arrête pour parler un instant à l'officier qui la commande, fait demi-tour, retourne vers le golf. Le chef de la colonne est le colonel Ababou, un Rifain de la même tribu que Medbouh. Ababou commande l'école de sous-officiers d'Ahermoumou, dans le Moyen Atlas, à quelque 300 kilomètres à l'Est. Ses cadets le suivent, tendus, crispés sur leurs armes chargées». La suite, on la connaît…
Dar Haj Mekouar à Fès :
là où est né le manifeste de l'Indépendance
L'idée est née partout, s'est propagée au gré du vent de liberté qui soufflait sur le monde en général et le Maroc en particulier!
Il a pris forme chez un nationaliste du nom d'Ahmed Mekouar.
Le 11 janvier 1944 est né le Manifeste de l'Indépendance du Maroc dont la signature fera date dans l'histoire du pays. Un acte fondateur du Maroc moderne a vu le jour. Le 11 janvier 1944, 66 Marocains prennent le risque énorme de signer un manifeste l'indépendance du Maroc et qui sera soumis à toutes les chancelleries qui comptent à l'époque de l'après-guerre. Un tournant, tant il est vrai que le manifeste, rédigé par Ahmed El Hamiani Khatat, revendiquait l'indépendance du Maroc «dans son intégralité nationale sous l'égide de Sa Majesté Mohammed Ben Youssef».
Père fondateur du nationalisme marocain, grands résistants avant l'indépendance, les signataires sont devenus ensuite les symboles du Maroc libre et les hommes clés de la construction du nouveau Maroc. L'histoire des lieux reste cependant balbutiante, sinon en bute à toutes les fabulations.


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