Abdellatif Hammouchi effectue une visite de travail à Vienne    Le Maroc entre Washington, Pékin et Bruxelles : un équilibre stratégique et des investissements chinois dépassant 10 milliards de dollars    Achraf Hakimi marque le but de la victoire, le PSG en finale de Ligue des champions    Neil El Aynaoui se rapproche des Lions de l'Atlas    King Mohammed VI launches strategic disaster response platform in Rabat-Salé-Kénitra    La diplomatie climatique chinoise : une nouvelle stratégie pour sensibiliser le monde à la crise climatique    Le régime algérien pourchasse les intellectuels... et la liberté d'expression devient un crime puni par des mandats d'arrêt internationaux    Le souverain chérifien lance les travaux de la plate-forme régionale de réserves de première nécessité à Rabat-Salé-Kénitra, clef de voûte d'une architecture nationale de riposte aux catastrophes    Madrid apporte un soutien de 3,6 milliards de dirhams à la méga-usine de dessalement érigée à Casablanca    CAN U20 : Le Maroc bat la Tunisie et file en quarts de finale    CAN U20 : Les Lionceaux maitrisent les Aiglons et filent en quart de finale    Botola DII/J27 : Y. El Mansour grand bénéficiaire, l'OCK et le Youssoufia grands perdants !    CAN U20 : Jones El Abdellaoui, le Lionceau le plus cher    Escalade dangereuse en Asie du Sud : l'armée de l'air indienne subit des pertes de plusieurs centaines de millions après une attaque pakistanaise ciblée    SAR la Princesse Lalla Hasnaa visite à Bakou l'établissement scolaire "le complexe éducatif n°132-134", dans le cadre du jumelage éducatif entre Rabat et la capitale azerbaïdjanaise    Aïd al-Adha 1446 prévu pour le samedi 7 juin selon les calculs astronomiques    Le Maroc étend sa présence diplomatique au Brésil avec un consulat honoraire à Florianópolis    Vidéo. Artisanat: Les formalités d'exportation désormais dématérialisées    Marché à terme : Le premier contrat sur indice voit le jour    Taxe numérique : le Nigeria montre la voie...    Le président chinois appelle à renforcer la coopération avec les pays voisins pour bâtir un avenir commun    Les conseillers adoptent à la majorité le projet de loi sur les commissaires judiciaires    CAN U20 : Face à la Tunisie, les Lionceaux de l'Atlas devront mettre les bouchées doubles    S.A.R. le Prince Héritier Moulay El Hassan célèbre son 22e anniversaire    Deux Franco-marocains arrêtés à Marrakech pour implication dans un accident et délit de fuite    Peines alternatives : La présidence du Ministère public prépare un guide pratique    Le monde appelle l'Inde et le Pakistan à la "retenue" militaire    Rose à parfum : La production prévisionnelle estimée à 4.800 tonnes en 2025    La réalisatrice Fatima Boubekdi récompensée pour Illis n Wouchen (ⵉⵍⵍⵉⵙ ⵏ ⵡⵓⵛⵛ), fresque amazighe produite par Monafrique    Protection du patrimoine : La Chambre des conseillers adopte à la majorité un projet de loi    Moulay Abdallah Amghar : Clap d'ouverture pour le Festival printanier de l'art équestre de la Tbourida    Célébration. SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan souffle sa 22e bougie    Corte de electricidad en España: Los medios argelinos acusan a Marruecos y contradicen a Pedro Sánchez    Polisario, Siria y falsas acusaciones: un intento de distracción en medio del acercamiento Rabat-Damasco    Cinéma: le tournant protectionniste de Trump fait trembler Hollywood... et interroge les partenaires du Maroc    Futsal U19 : Le Maroc s'impose face à l'Espagne en amical    Escalade militaire indo-pakistanaise: Le trafic aérien asiatique perturbé    L'ONDA lance un appel à manifestation international pour le nouveau terminal de l'aéroport Mohammed V    ADM: 10 MMDH pour transformer le réseau autoroutier du Maroc    « Stereo Africa » fait vibrer Dakar    Maroc–Israël–Etats-Unis : vers un fonds trilatéral pour transmuer l'alliance en structure durable    Kim Jong-Akhannouch, ou quand le RNI sombre dans le culte du chef    L'abîme dans l'Himalaya : Inde, Pakistan et la spirale de la terreur    Tourisme : le Maroc confirme sa position de leader en Afrique du Nord au T1 de 2025    Les prévisions du mercredi 7 mai    Les températures attendues ce mercredi 7 mai 2025    Essaouira : Le Festival Gnaoua dévoile les premières fusions de sa 26e édition    FiBaD 2025 : Tétouan célèbre 25 ans de BD marocaine et 80 ans de création artistique    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Hommes d'affaires et Les hôtels de luxe
Publié dans La Gazette du Maroc le 05 - 12 - 2008

Pour s'afficher avec un ministre bien en vue, un patron proposera de déjeuner au salon du Royal Mansour, moins confidentiel que la salle à manger de bien des palaces.
Houcine Jamil, a visiblement l'air d'attendre une personne importante. L'ex-directeur du Cab1 reconverti depuis dans les affaires, suspendu au téléphone, n'en surveille pas moins l'entrée du restaurant du Royal Mansour. Comme la plupart des hommes d'affaires prospères, l'homme a pris l'habitude de fixer ses rendez-vous dans l'enceinte du luxueux palace. Le petit déj ou le repas de midi dans le Royal Mansour est un rendez-vous incontournable pour tout homme d'affaires qui se respecte.
Banquiers et hommes d'affaires ont globalement leurs habitudes. Les PDG et autres chasseurs de bonnes affaires aiment se retrouver tôt le matin, dans les salles de petits déjeuners des hôtels de luxe de la capitale économique. Les business men ont leurs préférences. Chaque grand patron a ses habitudes : il ne serait pas rare de croiser le patron des patrons ou encore la crème du Rotary club au Café M du Hyatt Regency à Casablanca . D'autres préfèrent des restaurants et des bars plus discrets. Tout dépend si l'on souhaite être vu et alors là on opte pour le bar de la piscine d'un palace clinquant, alors que s'il s'agit d'une rencontre que l'on préfère plutôt discrète : on optera alors pour l'atmosphère feutrée, de bars sélect ou de restaurant comme El Cenador (Casablanca). Des lieux sélects où le verre de wiskhy est négocié à deux fois le smig de la journée d'un prolétaire de Aïn Sebaâ. Pour s'afficher avec un ministre bien en vue, un patron proposera de déjeuner au salon du Royal Mansour, moins confidentiel que la salle à manger de bien des palaces. Etre vu en si bonne compagnie, est souvent gage d'une valeur en hausse de l'homme d'affaire en question. Quant au contenu de la discussion, curieux s'abstenir, les affaires foireuses et les passe-droits se traitent ailleurs, ici on salonne, on bichonne ses relations.
La prochaine fois, on signe entre la poire et le fromage et les marchés promis en sous-main compensent largement l'addition, même si le repas a été copieusement arrosé. Mais l'important n'est pas toujours dans l'assiette. C'est souvent un moyen de remercier ou de faire passer un message. «Il ne faut pas toujours voir dans ces fréquentations un relent d'affairismes, on se donne souvent des rendez-vous matinaux pour une simple prise de contact, quand ce n'est pas pour des entretiens de recrutement», se défend le patron d'une grosse boîte informatique. Pour l'anecdote, l'ex-patron de la Vie Eco, Servan Schreiber, n'hésitait pas à s'acquitter pour ses journalistes d'une note particulièrement salée au bar du Royal Mansour, pour leur permettre de rester en contact quotidien avec le gotha du monde des affaires. Parler de ces lieux de pouvoir, sans évoquer La Mamounia de Marrakech, relèverait de la myopie politique. C'est là où se donnent généralement rendez-vous les grands de ce monde. Après Roosevelt, Churchill, De Gaulle, Edith Piaf, Colette... c'est au tour de Paris Hilton, Sean Connery ou encore Nicolas Sarkozy de réécrire la légende de ce palais des mille et une nuits...Ce palace ouvert en 1923 au cœur de Marrakech, dans un parc de 7 hectares entouré des célèbres remparts ocres rouges du XIIème siècle, La Mamounia est un prestigieux lieu de rencontre privilégié de toutes les célébrités du monde. Conçue par les architectes Prost et Marchisio, La Mamounia est parvenue à mettre en harmonie la tradition architecturale marocaine avec le style Art Deco, témoin de l'époque. L'hôtel avait à l'origine cent chambres, puis fut agrandi en 1946, 1950 et 1953 pour proposer jusqu'à 180 chambres. Le palace a été fermé le 1er Juillet 2006, pour d'importants travaux de rénovation, dont le maître d'ouvrage n'est autre que le célèbre Jacques Garcia. Officiellement, sa réouverture est prévue pour le printemps 2009. Ce qui vaut pour La Mamounia vaut pour les boîtes de nuit branchées, où vient pour danser et se défouler au son de la Salsa arrosée au Black Label, mais également pour prendre la température en baisse ou en hausse des personnalités du moment. Quoi qu'on en dise, le Night Club Amnesia et 5ème Avenue de Rabat ont toujours la côte. Mais aussi, La Villa Joséphine, Hôtel Minzah de Tanger, Tour Hassan (Rabat) et l'Hôtel Amphitrite (Skhirat).
Ahermoumou,
Ribat Alkhir :
maudit soit le lieu
C'est un lieu maudit. Et comme toute triste tropique, on l'a débaptisé pour conjurer son sort: Ahermoumou, ou le p'tit lion en berbère, est là où est né le coup d'Etat militaire mené par le Général Madbouh et les deux Ababou. Rebaptisé Ribat Alkhir, le village, se situant à quelques kilomètres de Meknès, abrite une école militaire. 9 juillet 1971, la nuit. Le colonel Ababou, le P'tit Napoléon pour ses fidèles est plutôt gai. Il partage, contrairement à l'accoutumée le dîner avec ses subordonnés. Sybillin, il fait des allusions qui ne prendront corps que le lendemain. Le 10 juillet, à Skhirat, où Feu Hassan II, fêtait son 42e anniversaire, le général portait à la main une casquette de polo jaune. Le jaune et le bleu sont les couleurs de l'école des sous-officiers d'Ahermoumou. Les conjurés les avaient prises pour signal de ralliement. Les annales racontent: « Medbouh jette à sa montre un coup d'oeil, sort un moment du palais au volant de sa voiture. Il rencontre, à quelques kilomètres, une colonne d'une quarantaine de camions, s'arrête pour parler un instant à l'officier qui la commande, fait demi-tour, retourne vers le golf. Le chef de la colonne est le colonel Ababou, un Rifain de la même tribu que Medbouh. Ababou commande l'école de sous-officiers d'Ahermoumou, dans le Moyen Atlas, à quelque 300 kilomètres à l'Est. Ses cadets le suivent, tendus, crispés sur leurs armes chargées». La suite, on la connaît…
Dar Haj Mekouar à Fès :
là où est né le manifeste de l'Indépendance
L'idée est née partout, s'est propagée au gré du vent de liberté qui soufflait sur le monde en général et le Maroc en particulier!
Il a pris forme chez un nationaliste du nom d'Ahmed Mekouar.
Le 11 janvier 1944 est né le Manifeste de l'Indépendance du Maroc dont la signature fera date dans l'histoire du pays. Un acte fondateur du Maroc moderne a vu le jour. Le 11 janvier 1944, 66 Marocains prennent le risque énorme de signer un manifeste l'indépendance du Maroc et qui sera soumis à toutes les chancelleries qui comptent à l'époque de l'après-guerre. Un tournant, tant il est vrai que le manifeste, rédigé par Ahmed El Hamiani Khatat, revendiquait l'indépendance du Maroc «dans son intégralité nationale sous l'égide de Sa Majesté Mohammed Ben Youssef».
Père fondateur du nationalisme marocain, grands résistants avant l'indépendance, les signataires sont devenus ensuite les symboles du Maroc libre et les hommes clés de la construction du nouveau Maroc. L'histoire des lieux reste cependant balbutiante, sinon en bute à toutes les fabulations.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.