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“Amaoui ne nous a pas laissé le choix !”
Publié dans La Gazette du Maroc le 21 - 04 - 2003


Tayeb Mounchid, le nouveau S.G. de la FDT
Le tout nouveau secrétaire général de la Fédération démocratique du travail, Tayeb Mounchid, accorde à La Gazette du Maroc l'une de ses premières interviews depuis qu'il a été élu à ce poste dimanche 13 avril. Mounchid revient sur les raisons ayant présidé à la création de la FDT, et affirme que son syndicat n'hésitera pas à mener au besoin son action contre le gouvernement même si l'USFP en fait partie.
La Gazette du Maroc : pourquoi avoir quitté la CDT pour créer la FDT ?
Tayeb Mounchid: les raisons sont multiples. La plus grande des composantes de la FDT provient essentiellement de la CDT. Autrement dit, cette création ne provient pas du vide du fait que le congrès constitutif de la FDT des 4-5-6 avril 2003 était en fait un congrès des structures de la CDT. En effet, les syndicats nationaux étaient représentés à ces assises à hauteur de 60 %, et les 40 % restants étaient constitués de responsables régionaux, locaux ou provinciaux que ce soit des unions régionales ou du secteur privé. Par conséquent, le noyau dur de la FDT provient de la CDT. A partir de là, la création du nouveau syndicat est intervenue pour redresser la situation après que le corps syndical de la CDT ait été atteint de véritables tumeurs organisationnelles. Mais il faut rappeler, toutefois, qu'avant de sauter le pas pour créer la FDT, nous avions tendu la main à la CDT à travers le Conseil de coordination syndical mis en place le 24 novembre 2002.
Malheureusement, notre initiative a été rejetée et nos propositions d'appeler à une Conférence nationale ou à un Congrès extraordinaire de la CDT ont été ignorées. Notre souci majeur était de préserver l'unité du syndicat, mais la réaction de l'autre partie était telle qu'elle a outrepassé toutes les convenances, notamment en convoquant des réunions à l'issue desquelles on a procédé abusivement au limogeage des responsables syndicaux tels le secrétaire général du syndicat national de l'Enseignement ou de celui du syndicat de l'Agriculture. Devant cette situation, les membres du Conseil de coordination étaient acculés à faire le choix entre la reddition ou la confrontation, notamment en prenant la décision historique de lancer l'alternative syndicale. En fin de compte, et après mûre réflexion, c'est ce choix qui a été retenu.
Vous parlez de lutte contre la bureaucratie, mais ne craignez-vous pas de retomber dans les mêmes pratiques sachant que la CDT avait mis en avant le même slogan par rapport à l'UMT?
Il faut reconnaître que cette question figurait au centre de toutes les discussions qui ont eu lieu avant et pendant le congrès. Autrement dit, la réflexion a porté sur les mécanismes à mettre en place pour éviter les dérapages qu'a connus la CDT et, avant elle, l'UMT. Ainsi, nous avons retenu des dispositions fermes qui stipulent l'attachement à la collégialité des prises de décision et au strict respect de la durée et du nombre de mandats aux postes de responsabilité. Bien plus, nous avons consacré le principe de l'indépendance des syndicats, car c'est à partir de là que provenaient tous les dérapages de la CDT. Ainsi, les décisions ne seront pas centralisées et chaque syndicat assumera ses responsabilités quant au respect des dispositions. Bien évidemment, il y a d'autres questions à résoudre notamment celle de la démocratie interne. Sur ce point, je crois que notre prochain congrès, qui se tiendra dans une année et demie, aura à se pencher sérieusement sur la mise sur pied de mécanismes démocratiques appropriés à la nature d'un syndicat de masse composé de plusieurs sensibilités.
Nous remarquons que l'écrasante majorité des militants de la FDT provient de l'USFP. N'êtes-vous pas embarrassé d'être taxé de syndicat-annexe de ce parti ?
Il est vrai que l'écrasante majorité de nos militants provient de l'USFP. C'était le cas d'ailleurs de la CDT. Ceci est une réalité, mais entre le syndicat et le parti, il y a quand même une distance qui existe entre le politique et le syndical. Cela dit, nous sommes des partisans de la lutte complémentaire pour le parachèvement de l'édification démocratique. Cependant, la classe ouvrière a ses propres problèmes et ses propres revendications qui ne nécessitent nullement le recours constant à l'expertise de l'USFP. Mais, les composantes ittihadies ne sont pas indépendantes par rapport à leur parti, tout autant que les autres composantes de la FDT. Ceci étant, au sein du syndicat, les partis politiques, y compris l'USFP, se doivent de respecter l'indépendance du syndicat, sachant que les problèmes vécus par la CDT n'étaient pas le fait du parti. Ce sont les Ittihadis eux-mêmes qui avaient en charge l'action syndicale qui ont échoué dans leur action. Aussi, sommes-nous déterminés à ne pas répéter les mêmes erreurs et nous mènerons nos luttes même si l'USFP fait partie du gouvernement. A titre d'exemple, le Syndicat national de l'Enseignement avait mené plusieurs actions de grève et des sit-in devant des ministères dirigés par l'USFP. Sur ce plan, nous n'avons aucun complexe.
Pourriez-vous envisager des luttes communes avec la CDT ?
Pourquoi pas ? Nous n'excluons aucune formule, mais aujourd'hui, nous sommes en train de bâtir notre cadre et de préparer les dossiers. Quand nous serons prêts à envisager des actions, nous allons tendre la main à toutes les forces qui défendent les intérêts de la classe ouvrière. Nous considérons, toutefois, que le pluralisme syndical est néfaste, ce n'est pas le cas du pluralisme politique qui est la pierre angulaire de la démocratie. Nous souhaitons que la loi sur les élections des salariés stipule que le syndicat qui n'a pas recueilli un seuil de voix soit gelé en attendant l'organisation d'autres élections. Ainsi, la classe ouvrière ne pourra être représentée que par deux ou trois centrales.
Que pensez-vous de la réaction de Houssein Kafouni à propos de votre élection en tant que secrétaire général de la FDT ?
Houssein Kafouni s'est réuni avec nous mercredi 16 avril en sa qualité de membre du Bureau fédéral de la FDT. Il faut dire que la composante ittihadie s'était réunie auparavant pour prendre une décision collective quant à nos représentants dans les différentes structures. Ceci s'est fait dans la transparence et la démocratie, puisque le vote était secret. Ceci est une procédure normale qui a cours dans tous les partis démocratiques. Et lors de la réunion syndicale, les décisions ont été prises à l'unanimité sans aucune réserve de qui que ce soit.
Pourriez-vous adresser un message à votre ancien camarade Noubir Amaoui?
Je peux dire que je regrette profondément ce qui s'est passé. Noubir Amaoui était notre camarade et un grand ami avec lequel nous avons mené des luttes pendant de longues années. Il faut dire aussi que j'étais parmi ceux qui ont sévèrement critiqué les premiers dérapages survenus au début de 1985. Et même récemment, je n'ai ménagé aucun effort pour préserver l'unité de la CDT. Mais encore une fois, Amaoui ne nous a pas laissé le choix.


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