Virgin Galactic : près de 8.000 personnes sur la liste d'attente des voyages dans l'espace    Cameroun anglophone : l'armée accusée d'une tuerie par HRW, législatives partiellement annulées    Nouveau coup dur pour Manchester City    Coronavirus : l'Iran accuse les Etats-Unis de répandre « la peur »    Maria Sharapova annonce sa retraite    Cinq boxeurs marocains en demi-finales du Tournoi pré-olympique de Dakar    Champions League: le Wydad et le Raja dans une mauvaise passe    5ème Festival du livre de Marrakech : Leïla Slimani invitée d'honneur    «Chi wqat» : Nouveau titre de Khaoula Moujahid et Abdelilah Arraf    Mutandis Auto réduit ses parts dans Immorente Invest    Ministère de la Santé : tests négatifs pour les 15 cas « possibles » de coronavirus    Zina Daoudia se défend après ses propos en Arabie Saoudite (VIDEO)    «30 Melyoun» cartonne au cinéma    La CSMD organise une séance d'écoute avec les représentants de la Confédération marocaine de l'agriculture et de développement rural    Parricide à Salé: ce qui s'est réellement passé    DFSK introduit ses SUV sur le marché marocain    Attijariwafa bank termine l'année 2019 sous le signe de la performance    Agadir, ce n'est pas si mauvais que cela!    La JS tire la sonnette d'alarme sur l'approfondissement de la perte de confiance    Moins d'un Marocain sur deux en âge de travailler est actif    Benabdelkader: Aucun nouveau cas de spoliation foncière d'autrui n'a été enregistré    Entretien avec SEM. LI Li, Ambassadeur de Chine à Rabat : « Le Maroc et la Chine ont fait preuve d'une haute confiance politique mutuelle et de soutien réciproque »    Ramid : Le bilan de la mise en œuvre du droit de pétition est en deçà des attentes    Matinées de l'industrie : M. Elalamy met le cap sur la production décarbonée    Législatives iraniennes: Une très faible participation…    Les notaires « ouverts » à un dialogue avec le gouvernement sur leurs honoraires    Suite aux mouvements de grève annoncés pour mars prochain : Le ministère de l'éducation suspend le dialogue avec les enseignants    Décès de Jean Daniel : Message de condoléances de SM le Roi à Mmes Michèle et Sarah Daniel    Premier cas confirmé positif au coronavirus en Algérie    Saisie de fumigènes interdits, lors du match OCS- FAR    Voici le temps qu'il fera ce mercredi    Un Américain meurt en voulant prouver que la Terre est plate    Maintenir ou non le carnaval en Haïti    Vers l'institutionnalisation des relations entre la Chambre des représentants et le Conseil saoudien de la Choura    Rencontre sur la réforme du système judiciaire    Les efforts du Maroc en matière de lutte contre la torture mis en relief à Genève    Le Crédit Agricole du Maroc booste son soutien aux TPE et aux petites entreprises    Insolite : Pour sauver sa main    Une très grosse menace pèse sur l'Afrique    Divers    Eden Hazard Fissure de la cheville et gouffre d'inquiétudes    Botola Pro D2 : Aucune visibilité avant le dernier tiers de l'exercice    Divers sportifs    Les groupes "Meriem & Band" et "Khmissa" en concert à Casablanca et Rabat    Philippe Garrel revient à ses premières amours    L'ancien président égyptien Hosni Moubarak n'est plus    3e édition de l'Afrique du Rire    Mubawab annonce le lancement de sa nouvelle Business Unit "Mubawab Transaction"    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Venezuela: Reconnaître Guaido comme président, mais payer ses impôts à Maduro
Publié dans La Nouvelle Tribune le 21 - 01 - 2020

Impôts, armée, diplomatie: cela fait un an que Juan Guaido revendique la présidence par intérim du Venezuela, mais les fonctions régaliennes sont toujours assurées par Nicolas Maduro, en dépit des aspirations de nombreux Vénézuéliens et d'une partie de la communauté internationale.
« On voudrait le changement (…). Le pays va mal, mais rien ne change », se lamente Alberto Gonzalez, rencontré au sortir d'un hôtel des impôts à Caracas. S'il se dit « fatigué » de la crise que traverse le Venezuela, il n'a pas d'autre choix que de continuer à payer ses taxes au fisc, contrôlé par le pouvoir chaviste.
Dans les locaux que quitte M. Fernandez les portraits de Nicolas Maduro sont accrochés à côté de ceux de son mentor, le défunt président Hugo Chavez (1999-2013), comme dans toutes les administrations publiques.
Un symbole, mais pour le politologue Miguel Angel Latouche, il y a plus. En vingt ans de pouvoir, le chavisme a mis l'ensemble des institutions publiques « au service de son propre projet », estime-t-il.
Hugo Chavez, puis Nicolas Maduro depuis 2013, ont ainsi mis en place et renforcé les « communes », des organisations destinées à gérer les quartiers sur le mode de l'autogestion avec une forte connotation idéologique.
En face, l'opposition n'est pas parvenue à construire un discours propre à séduire les secteurs de la société vénézuélienne « colonisés » par le chavisme, explique Miguel Angel Latouche. Comme l'armée.
Rebaptisée Forces armées nationales bolivariennes par Hugo Chavez – un ancien lieutenant-colonel – l'armée est la clef de voûte du système vénézuélien. Avec un officier supérieur à la tête de la compagnie publique PDVSA, elle contrôle ainsi la formidable manne pétrolière.
Et l'état-major reste loyal à Nicolas Maduro. Ainsi, lorsque le 30 avril dernier, Juan Guaido a appelé l'armée à se soulever, les casernes n'ont pas bougé.
Ni son appel aux troupes, ni les manifestations qu'il parvenait à organiser début 2019 n'ont permis à l'opposant de renverser Nicolas Maduro, qu'il qualifie d' »usurpateur » en raison de sa réélection « frauduleuse » en 2018.
La popularité de Juan Guaido auprès des Vénézuéliens a chuté de 63% en janvier 2019 à 38,9% en décembre, selon l'institut Datanalisis.
« Sa stratégie (…) n'a pas marché », note Alexander Main du Centre pour la recherche économique et politique à Washington. « Il n'a pas plus de contrôle territorial et institutionnel qu'il n'en avait » le 23 janvier 2019 lorsqu'il s'est proclamé président par intérim.
-« Bien, mais pas suffisant »-
Une cinquantaine de pays, dont les Etats-Unis, reconnaissent Juan Guaido comme président par intérim. Le président colombien Ivan Duque et le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo lui ont d'ailleurs redit leur soutien lundi lors d'un déplacement à Bogota qu'il a effectué malgré une interdiction de sortie du Venezuela.
L'administration Trump mise sur les sanctions pour évincer Nicolas Maduro, dont un embargo sur le pétrole. Les exportations de brut du Venezuela ont été plombées et Nicolas Maduro a été obligé de réorienter ses envois vers deux alliés traditionnels, la Chine et la Russie.
Les Etats-Unis et le gouvernement Maduro n'ont plus de relations depuis que Donald Trump a apporté son soutien à Juan Guaido l'an dernier. Washington traite désormais avec Carlos Vecchio, le représentant de l'opposant dans la capitale américaine.
Pourtant, plus d'un pays qui soutient Juan Guaido continue d'entretenir des relations commerciales et consulaires avec le pouvoir chaviste.
Le Pérou reconnaît le statut d' »ambassadeur légitime » à l'envoyé de Juan Guaido. Mais au ministère des Affaires étrangères péruvien, on admet que des liens existent toujours avec le gouvernement Maduro « pour protéger les Péruviens au Venezuela et accueillir les Vénézuéliens qui souhaitent obtenir un visa » pour des raisons humanitaires.
Même chose à Madrid. Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a accepté un « ambassadeur » de Juan Guaido, mais il s'agit d'une « relation protocolaire », car la relation « fonctionnelle continue d'exister avec l'administration Maduro », relate une source aux Affaires étrangères.
A en croire Alexander Main, certains pays pro-Guaido cherchent « un moyen de rétablir des relations » avec le pouvoir chaviste mais le font « discrètement parce qu'ils souhaitent maintenir de bonnes relations » avec Washington.
En ce sens, le voyage à l'étranger de Juan Guaido, qui devrait notamment le mener à Bruxelles et au Forum économique mondial (WEF) à Davos, montre qu'il jouit toujours d'un large soutien international.
« C'est bien, mais ça n'est pas suffisant », conclut Miguel Angel Latouche.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.