Le Prince Héritier Moulay El Hassan avance avec assurance vers un doctorat en relations internationales    À la suite de sa rencontre avec Nasser Bourita... Le congressman américain Michael Lawler salue les relations entre Rabat et Washington et réaffirme son soutien au plan d'autonomie au Sahara    Le Maroc attire le géant chinois des pneus Guizhou Tyre pour la construction d'une nouvelle base de production    CHAN-2024 (finale) : Et de trois pour les Lions de l'Atlas, vainqueurs face à Madagascar (3-2)    SM le Roi adresse un message de félicitations aux membres de la sélection nationale de football des joueurs locaux vainqueurs du CHAN-2024    Salon Chine–Pays arabes à Ningxia : un carrefour stratégique pour l'économie et la culture    Salon Chine–Pays arabes à Ningxia : un carrefour stratégique pour l'économie et la culture    Salon Chine–Pays arabes à Ningxia : un carrefour stratégique pour l'économie et la culture    Dialogue entre un Pain de Sucre et un Coq    Le Secrétariat d'Etat suspend la commercialisation des huîtres de Boutalha    L'humeur : Alaoui et BHL à Tanger, la confusion    CHAN 2024 / Jour de Finale : Les Lions botolistes 2025 à l'assaut d'une troisième étoile continentale    CHAN 2024: Le Maroc décroche son troisième titre    Risques sanitaires : L'Agence marocaine du médicament interdit les produits contenant du TPO    Sektioui : Confiance, respect et détermination, clés pour remporter le CHAN    Un samedi chargé pour les Lions de l'Atlas : entre finale africaine et chocs européens    Oussama El Azzouzi, le pari gagnant d'Auxerre selon Christophe Pélissier    Fonds d'équipement communal: Un PNB de 328 MDH au 1er semestre    Eaux Minérales d'Oulmès : Le chiffre d'affaires semestriel progresse de 12,6%    Secteur non financier : La progression du crédit bancaire décélère à 3,4% en juillet    Le Trésor place 3,7 MMDH d'excédents de trésorerie    Tourisme : des recettes record de 67 MMDH à fin juillet 2025    Innovation énergétique : Le Maroc inaugure la première centrale solaire flottante    Quand le journal "Le Monde" se moque des règles d'éthique professionnelle    Essais nucléaires : l'ONU exhorte les dirigeants mondiaux à arrêter de « jouer avec le feu »    La Guinéenne Diene Keita nommée Directrice exécutive du FNUAP    USA : la procédure accélérée d'expulsion de migrants bloquée    Le temps qu'il fera ce samedi 30 août 2025    Les températures attendues ce samedi 30 août 2025    France: 20% des vols annulés à l'aéroport d'Orly à cause d'un épisode orageux    Marruecos: Los partidos denuncian los artículos del diario Le Monde y las filtraciones de Jabraoot DZ    Provincia de Taroudant: Ocho muertos en un accidente de tráfico en la RN11    Benjamin Ziff nouveau chargé d'affaires de la mission des Etats-Unis au Maroc    Le Maroc et l'Irak renforcent leur coopération judiciaire    Clasificación de futsal FIFA: Marruecos avanza 16 puestos en la categoría femenina    En l'absence d'un chef désigné, la zaouïa Boutchichiya reporte son forum sur le soufisme    Bong Joon Ho to chair jury at 22nd Marrakech International Film Festival 2025    Mode : Ces icônes et célébrités internationales qui ont brillé en caftan marocain    Réforme électorale : le PJD plaide pour la neutralité et l'équité du scrutin    CHAN 2024 / Finale Maroc - Madagascar : A 90 minutes de la gloire !    Rapport CE : Sur un million de produits, seuls 82 subissent un contrôle douanier dans l'UE    Enquêtes Le Monde : la commission de la presse dénonce un manque de rigueur    Des congressmen US réaffirment la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté du Maroc sur son Sahara et souhaitent voir davantage d'investissements américains dans cette région    Province de Taroudant : un accident sur la RN11 cause huit morts    Le réalisateur sud-coréen Bong Joon Ho, auteur de Parasite, à la tête du jury du Festival de Marrakech    Aziz Akhannouch : « Des manœuvres flagrantes pour saper les acquis de notre pays »    L'Association pour la culture et l'industrie Maroc-Israël condamne vigoureusement "Le Monde" pour un article jugé offensant envers le roi Mohammed VI    Donald Trump s'exprimera à l'ONU en septembre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le secteur du cuir est mal dans sa peau
Publié dans La Vie éco le 16 - 07 - 2004

Le diagnostic réalisé en collaboration avec Euro Maroc Entreprise dévoile les maux du secteur.
La création d'une filière performante et le repositionnement sur les marchés étrangers deviennent une nécessité.
Depuis l'affaire du Wet-blue (exportation illégale de peaux semi-finies), le secteur du cuir ne fait plus parler de lui. Pourtant, il vit un grand malaise et «les entreprises rament à contre-courant», explique-t-on auprès de la Fédération des industries du cuir (FEDIC). Les dirigeants de la fédération affirment qu'ils ont réagi en tirant la sonnette d'alarme, sans effet. «Nous ne sommes pas écoutés par les pouvoirs publics. Plusieurs réunions tenues, mais aucune réaction, à ce jour».
Le secteur du cuir, contrairement au textile, n'a pas vu les différentes actions de restructuration et de mise à niveau de ses entreprises aboutir. Même le projet de contrat-programme, en gestation depuis quelques années déjà, est aujourd'hui en veilleuse.
Il fallait donc réagir. La FEDIC, en collaboration avec Euro Maroc Entreprises (EME), vient de boucler une étude ; ou plus exactement un diagnostic des trois principales filières du secteur : la tannerie, la chaussure et la maroquinerie. Le travail effectué devrait servir de base à l'élaboration d'un nouveau projet de contrat-programme et à la mise à niveau de l'industrie du cuir.
Un système de cotation des peaux brutes empêcherait la spéculation
Globalement, l'étude établit que le secteur dispose de plusieurs atouts (maîtrise de l'approvisionnement en matières premières, traitement des peaux jusqu'aux produits finis, compétitivité de la main-d'œuvre, etc.), mais les trois filières souffrent de plusieurs maux.
Pour la tannerie, qui compte une dizaine d'entreprises structurées, implantées principalement à Casablanca, Mohammedia et Marrakech, les conclusions de l'étude révèlent une insuffisance des peaux en raison de la stagnation de l'abattage des ovins (1,1 million d'ovins et 14 millions de bovins par an), l'absence d'un suivi vétérinaire entraînant plusieurs maladies parasitaires affectant la qualité des peaux ainsi que les mauvaises conditions de salage et de stockage. A tout cela s'ajoutent les importantes fluctuations du prix des peaux et la spéculation due à l'anarchie régnant dans le circuit de ramassage et à la multiplicité des intermédiaires.
A partir de ce constat, le cabinet d'expertise a formulé plusieurs recommandations visant «la normalisation du secteur de la tannerie». Trois actions sont préconisées : la mise en place d'un programme de sensibilisation des acteurs en amont de la tannerie (éleveurs, abattoirs) sur les conditions d'élevage et d'abattage. Le cabinet suggère ensuite l'instauration d'un statut professionnel de «collecteur-contrôleur» dont pourraient bénéficier les jeunes diplômés de l'école de tannerie. Le troisième axe consiste en la création d'un système de cotation des peaux brutes pour réguler ce marché. Les experts préconisent, par ailleurs, le regroupement des tanneries dans un seul site industriel et la création de passerelles tanneurs-utilisateurs, visant l'adaptation de l'offre aux besoins des chausseurs, maroquiniers et fabricants de vêtements. Et pour coller aux exigences des marchés, les tanneurs sont invités à établir des liens avec les cabinets de style.
Maroquinerie : le label Maroc se dégrade
En outre, les experts préconisent «un véritable plan de guerre pour le repositionnement de la filière de la chaussure», qui semble avoir perdu du terrain.
Si la chaussure marocaine est vendue sur les grandes places européennes et répond aux exigences de qualité requises par les donneurs d'ordre, elle souffre quand même de plusieurs faiblesses: créativité limitée, faible technicité, outil de production obsolète et locaux inadaptés. Et la fabrication porte essentiellement sur la chaussure pour homme. Les experts estiment que le repositionnement de la chaussure passe par l'investissement dans le matériel de production et dans l'immatériel, notamment la formation, l'assistance technique et le marketing.
Mais, au-delà de son intérêt pour l'export, la filière doit également contribuer au développement du marché local, qui est aujourd'hui désorganisé.
Pour la maroquinerie, dernière filière diagnostiquée par les experts, l'étude révèle plusieurs atouts, notamment une forte tradition dans les métiers de transformation de la peau, une proximité géographique des centres de mode et la disponibilité des matières premières. Mais ces «forces» ne peuvent cacher des vérités flagrantes comme la mauvaise image du «made in Morocco», le retard technologique, la forte dépendance de la sous-traitance et la faiblesse du réseau commercial. Pour palier ces faiblesses, l'étude recommande «l'aide à l'émergence de l'image de marque Maroc, de favoriser la participation aux salons internationaux, mettre en place une assistance technique et enfin, l'industrialisation des structures». En un mot, l'Etat est sollicité pour mettre en place desmesures d'accompagnement
Si la chaussure marocaine se vend toujours à l'étranger en raison de sa qualité, il n'en reste pas moins que la créativité fait défaut et que l'on vend essentiellement des souliers pour homme.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.