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Marrakech: Une école primaire devenueun abri pour vagabonds
Publié dans L'Economiste le 24 - 12 - 2003

· Après l'effondrement d'un mur, l'établissement est accessible à tout-venant
· L'école attend le budget de 2004 pour reconstruire le mur
“En arrivant chaque matin à l'école, nous nous attendons à trouver un clochard dans la cour ou encore de nouvelles vitres cassées. C'est une situation que le corps enseignant et les élèves ne supportent plus». Les traits tirés, l'institutrice qui témoigne (après beaucoup de réticence), a l'air épuisée physiquement et moralement. “Enseigner dans ces conditions est un calvaire pour mes collègues et moi. Pourtant, nous sommes ici en plein centre du quartier de Sidi Youssef Ben Ali à l'Ecole de Khadija Bent Khouayled, qui porte le nom de la mère de l'épouse du Prophète.
Le 4 décembre dernier, sous l'effet des fortes pluies, un des murs du bâtiment s'est effondré, heureusement de nuit, et sans faire de victimes. Ils sont 876 élèves inscrits répartis sur une vingtaine de classes. “Les fondations de cette construction étaient probablement mal faites, sans assises, d'où ce mur effondré”, commente la déléguée de l'Education nationale de Sidi Youssef, Halima Cheraoui. Sans doute encore un résultat des marchés publics souvent mal négociés. Le mur séparait l'école d'un terrain vague où s'entraînent des équipes de foot de la maison des jeunes du quartier. Un terrain où s'amorcellent des ordures de toute sorte, en dépit d'un grand panneau pour la protection de l'environnement. Depuis ce 4 décembre, l'école est devenue un lieu de rencontre des ivrognes et vagabonds. N'importe qui peut y accéder, malgré des barrières de fortune mises en place après l'incident. Mais cela ne se limite pas au vagabondage. Les classes depuis l'effondrement du mur sont devenues la cible des tireurs de pierre. Informée dès le lendemain, la délégation régionale de l'Education nationale essaye de trouver des fonds pour reconstruire ce mur, le budget d'entretien de l'école comme pour d'autres établissements ne dépassant pas les 5.000 DH par an. «Les crédits de cette année sont épuisés, nous programmons les réparations sur celui de 2004», indique la responsable de la délégation. Autre choix, faire appel aux âmes charitables, généralement le seul recours des écoles. Quant aux collectivités locales, il est inutile d'en attendre une aide quelconque. Depuis 20 jours que le mur s'est effondré, aucune action n'a été engagée. Et pourtant, sa reconstruction ne demandera pas une fortune.
Sur l'avenue des Ecoles (Charie al Madariss) où est sis l'établissement de Khadija Bent Kouayled s'alignent une douzaine d'écoles primaires. Celles-ci ont été construites dans les années 70 afin de répondre aux besoins de ce quartier périphérique qui regroupe actuellement quelque 50.000 enfants scolarisés. Sidi Youssef connaît une forte expansion démographique. De l'extérieur de l'établissement, aucun signe de délabrement. Les chaussées sont pavées, les portes bien entretenues. Mais à l'intérieur, la réalité est tout autre. Il suffit de faire le tour (accès facile grâce au mur effondré) pour s'en rendre compte: des classes aux vitres cassées, des toilettes mal entretenues. Derrière les sanitaires, un ramassis d'ordures s'élève, trace des nombreuses visites des vagabonds. Mais ce n'est pas l'unique raison toutefois. C'est en effet sur place que sont entassées les carcasses des sièges et tables détériorés et inutilisables. Bien qu'hors d'usage, l'école ne peut se défaire de cet équipement. Car ce matériel à réformer (nom qui lui est donné) demeure propriété du domaine public et doit être répertorié dans l'inventaire annuel. Seule cette administration a le droit de le vendre ou de s'en débarrasser.
De notre correspondante,


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