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La feuille de route se fait attendre
Publié dans Les ECO le 05 - 09 - 2013

La direction de la marine marchande l'avait promis pour septembre, mais l'étude devant faire le diagnostic du secteur du transport maritime (www.leseco.ma) se fait toujours attendre. «Jusqu'à maintenant, la phase diagnostic n'est pas encore validée alors qu'elle devait en principe l'être depuis le mois d'avril», s'indigne-t-on auprès du Comité central des armateurs marocains (CCAM). Cette «phase diagnostic» ne constitue que l'une des premières étapes de ce travail tant attendu, et qui devait juste durer sept mois. «Cela va faire bientôt un an qu'on parle de cette étude», poursuit notre source membre du CCAM, qui a requis l'anonymat. Les raisons de ce retard se trouvent peut-être dans la réponse apportée par un autre acteur bien au fait du dossier et opérant depuis la direction de la marine marchande : «Nous en sommes encore à la phase diagnostic qui est en cours de validation. C'est la partie la plus compliquée parce qu'elle exige une concertation avec l'ensemble des acteurs impliqués et cela prend du temps». À en croire notre source, une trentaine d'intervenants doivent être consultés avant de valider le document, ce qui n'est apparemment pas une mince affaire. Le diagnostic bouclé au début de l'été est donc resté dans les tiroirs, le temps de traverser les vacances et la période des congés. «Nous avons été bloqués par les congés», se justifie notre interlocuteur. Résultat, les travaux vont encore accuser du retard, même si les services en charge de ce dossier promettent que «la suite se fera de façon mécanique». Autrement dit, les étapes suivantes seront franchies beaucoup plus vite et facilement... En tout cas, il est oublié, le deadline de septembre. Au niveau de la direction de la marine marchande, les projections se tournent désormais vers la fin de l'année. Pendant ce temps, les armateurs nationaux - ou du moins ce qui reste encore du pavillon national - continuent leur descente aux enfers. Le désarmement des bâtiments détenus par les entreprises marocaines se poursuit. Dernière en date, l'immobilisation de quatre navires sous pavillon Gibraltar appartenant à l'IMTC (voir p. 2).
Urgence
Cette situation déplorable en inquiète plus d'un dans le secteur. Le spécialiste des «choses de la mer», le professeur Najib Cherfaoui, fustige explicitement le retard accusé par le ministère de l'Equipement et du transport sur ce dossier. La personnalité marocaine du monde maritime de l'année 2011 ne comprend pas que le royaume «se remette à chaque fois à lancer des études alors que c'est le même département qui gère cette question maritime depuis soixante années ?» Une chose est sûre, il y a lieu d'agir pour relancer ce secteur qui coûte annuellement plus de 20 MMDH à l'Etat marocain. «La nécessité du pavillon n'est plus à démontrer», lance-t-on à la marine marchande, où l'on dit s'activer pour parvenir à «nationaliser le marché du transport [notamment de fret] le plus vite possible» ! En attendant, il faut rapidement passer la première étape : Mettre en place une feuille de route pour donner plus de visibilité aux armateurs nationaux.
Point de vue
Najib Cherfaoui,
Professeur, spécialiste en transport maritime.
Nous présentons cinq décisions: elles forment un ensemble à appliquer de façon cohérente, maîtrisée et résolue. Leur mise en œuvre est d'autant plus urgente que leur impact ne sera plein et entier, pour certaines d'entre elles, qu'après plusieurs années. L'ultime ambition est de couvrir, par le pavillon national, la moitié de nos échanges extérieurs. La première consiste à instituer le plus vite possible un système de taxation au tonnage pour redynamiser l'armement national existant et pour inverser la tendance au déclin du pavillon national. La deuxième est liée à la neutralité fiscale pour l'affrètement. À ce niveau, il y a lieu de supprimer la retenue à la source de 10% sur le fret versée au Trésor, pour le compte des fréteurs étrangers, dans les opérations d'affrètement de navires de commerce. Troisièmement, il faut se doter d'un registre international du Maroc (RIM) pour que le pays ait un système maritime de plein emploi ouvert sur le monde. À ce propos, la décision à prendre consiste à réduire le coût du travail à bord des navires et à rendre le pavillon national attrayant. La quatrième décision a trait aux assurances : il faut libérer le code des assurances maritimes, avec pour objectif de supprimer les rentes, réduire les privilèges et favoriser la performance. La cinquième et dernière proposition est dédiée au monde de l'enseignement maritime et à la formation. À ce niveau, l'objectif est d'engager les gens de la mer du Maroc dans la logique d'une ressource humaine au service du système maritime national et mondial. Il nous faut alors, entre autres urgences, reconnaître et faire connaître l'excellence des gens de la mer du Maroc, revaloriser leur diplôme par la mise à jour des textes et augmenter leur nombre.


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