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Une R&D qui se cherche
Publié dans Les ECO le 10 - 10 - 2013

Des dysfonctionnements persistent dans l'utilisation de la R&D en tant que levier de l'innovation pour le tissu entrepreneurial national. Des mesures ont récemment été prises pour remédier à ce «gap». Les universités privées prennent une longueur d'avance en adoptant des stratégies R&D orientées produits, et en développant des partenariats avec le tissu industriel.
«Le Maroc connaît de grandes difficultés à transférer le savoir scientifique aux entreprises». Ce constat de l'économiste sénior de WIOP, Sacha Wunsh Vincent en dit long sur les dysfonctionnements qui persistent dans l'utilisation de la R&D en tant que levier de l'innovation pour le tissu entrepreneurial national. Des mesures ont récemment été prises pour remédier à ce «gap», qui freine la compétitivité des PME désirant faire preuve d'innovation. Ainsi, pour développer des partenariats entreprises-universités, plusieurs textes de lois sont aujourd'hui prêts afin de permettre aux donneurs d'ordres, en l'occurrence les entreprises, de développer des projets innovants grâce aux compétences scientifiques travaillant au sein des structures universitaires.
La coopération public-privé sur ce volet reste en effet largement insuffisante au regard des besoins et des enjeux de compétitivité des entreprises en matière d'innovation. Sur le plan national, il s'agit de construire, dès aujourd'hui, un écosystème adéquat incluant les entreprises innovantes, les porteurs de projets, les universités, les organismes de capital risque et les pôles de développement technologiques. Une stratégie est mise en place par le ministère de l'Industrie, du commerce et des technologies avec pour objectif à moyen terme de «positionner le Maroc dans le club des pays producteurs de technologies, de permettre l'éclosion d'une économie à forte valeur ajoutée, mais aussi de renforcer l'image du Maroc au niveau international et son attractivité pour les investissements, en conséquence».
C'est à juste titre ce que souligne Adil El Maliki, directeur général de l'OMPIC : «Nous essayons d'instaurer un système fort de protection de la propriété intellectuelle, ce qui permet à termes au pays de rassurer les investisseurs nationaux et internationaux». Même manœuvre au niveau du ministère de tutelle, qui émet aujourd'hui l'idée de la mise en place d'un Observatoire national de l'innovation, lequel chapeauterait le développement de l'innovation au Maroc, aussi bien dans le secteur public que privé, mais bien que ces initiatives soient louables, sur le terrain, les choses restent à l'état statique.
Les partenariats «privé-privé» en pole position
Au niveau des universités publiques, les difficultés restent énormes. Les présidents d'établissements s'inquiètent quant au «manque d'encadrants chercheurs et aux systèmes de scoring draconiens». D'autres établissements d'enseignement privé adoptent des stratégies plus orientées. C'est en l'occurrence le cas de l'Université internationale de Rabat (UIR), dont les activités R&D sont orientées produits et visent à développer des partenariats avec le tissu industriel. C'est également ce qui explique aujourd'hui le nombre de brevets d'inventions portés par les étudiants de l'université. Pour ce qui est du volet RH, le structure anticipe, faisant appel à des chercheurs marocains à l'étranger. Tout ce dispositif permet par conséquent d'assurer un travail synchronisé entre les besoins des entreprises et les compétences des chercheurs universitaires. À moyen terme, ce dispositif devra permettre de co-financer les différents projets qui devront à leur tour présenter un retour sur investissement pour les deux parties. En attendant, les observateurs sont unanimes, beaucoup de travail reste à faire en termes de gouvernance pour améliorer la coordination des efforts entre les différents acteurs de l'innovation pour une meilleure intégration des universités publiques.


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