Conseil de paix et de sécurité de l'UA : le Maroc, de la réintégration à l'influence durable    Le groupe BMCI améliore son résultat net consolidé de 28,9% en 2025    Tourisme golfique. Le Maroc s'offre une vitrine mondiale sur Canal+    Transport ferroviaire : un partenariat stratégique au service de la famille de la sûreté nationale    Sécurité routière : la NARSA passe les comportements des usagers à la loupe    Le Comité R relativise le constat français sur les Frères musulmans en Belgique    Espagne : La justice confirme le licenciement d'un employé marocain du CNI pour raisons de sécurité    Maroc : Les subventions au gaz augmentent pour maintenir des prix stables    Crise au Moyen-Orient : Le Maroc assure des stocks de diesel et d'essence pour 51 à 55 jours    Crisis en Oriente Medio: Marruecos asegura reservas de diésel y gasolina para 51 a 55 días    Six ans de prison pour un TikTokeur et la mère d'un mineur    Bob Maghrib renaît sur scène et réinvente l'héritage de Bob Marley    Bourse de Casablanca : clôture en territoire négatif    Dialogue social : rendez-vous d'avril confirmé    Barrages : L'Exécutif fixe les règles du registre spécial    "Ouazane to Be Three" : une fratrie talentueuse et fière de ses origines (reportage)    CdM 2026 : l'échec de la squadra azzurra coûte son poste au président de la FIGC    L'ONMT s'associe à Canal+ pour valoriser le tourisme golfique marocain    Ciment : une feuille de route pour décarboner l'industrie à l'horizon 2030    Edito. Du baume au cœur    « Bnat Lalla Mennana » : la HACA refuse le rôle de censeur    Macron réagit aux "moqueries" de Trump sur son couple    Londres. L'urgence de rouvrir le détroit d'Ormuz    France. Rima Hassan en garde à vue pour apologie du terrorisme et pour possession de drogue    Employabilité : 6.200 jeunes formés aux métiers du secteur eau & assainissement    Mondial 2026 : Comment acheter des billets pour les matchs du Maroc ?    37 Marocains rapatriés d'Algérie via le poste-frontière Zouj Beghal    Conseil des ministres de l'Intérieur arabes: Le Maroc réitère son soutien constant aux pays arabes frères face aux agressions iraniennes    Lions de l'Atlas : la révolution tactique sous Mohamed Ouahbi    Maroc – Pays-Bas : le classement FIFA démonte totalement Van der Vaart    Moroccan tennis players Bennani and Baadi exit GP Hassan II    Royal Air Maroc receives first Boeing 737-8 MAX from ACG to modernize fleet    GP Hassan II de tennis : Taha Baadi et Karim Bennani éliminés au second tour    Musique : Sylent Nqo en duo inédit avec Mann Friday    Quand l'Afrique danse : la Biennale pose ses valises au Sénégal    Sahara : la MINURSO face à un examen stratégique au CS    Immigration : 0,4 % de la population marocaine est originaire d'Afrique subsaharienne    Une baisse de près de 78 %... fort recul des cas de traite des êtres humains en Chine    Diplomatie : le Maroc et l'UA renforcent le dialogue sur la paix, la sécurité et l'intégration africaine    L'Iran dénonce les demandes "maximalistes et irrationnelles" des Etats-Unis    Après plus d'un demi-siècle, les États-Unis s'apprêtent à relancer la conquête de la Lune avec Artémis II    Le Maroc réitère son soutien constant aux pays arabes frères face aux agressions iraniennes    Le Maroc au cœur du tournage de la série biblique «The Old Stories: Moses»    CV, c'est vous ! Ep-91. Yasmine Laraqui, une artiste pluridisciplinaire !    Le temps qu'il fera ce mercredi 1er avril 2026    Concours des jeunes nouvellistes : 9e édition lancée au Maroc    Festival : Luis Fonsi, Busta Rhymes et MC Solaar annoncés au Timeless 2026    IA : le Maroc accueillera le festival [IN]VISIBLE en 2027    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Baisses du taux directeur : Les banques encaissent la marge sur les particuliers
Publié dans Les ECO le 30 - 03 - 2016

Malgré les baisses successives du taux directeur, les banques ne les ont pas répercutées sur les taux accordés aux particuliers.
La Banque centrale est en train d'épuiser les munitions dont elle dispose, et pourtant, le crédit bancaire peine toujours à redécoller, à l'image de l'activité économique globale d'ailleurs. Pis encore, malgré les baisses successives du taux directeur et la mise en place des programmes de soutien spécifiques aux crédits alloués par les banques aux Très petites et moyennes entreprises (TPME), la croissance du crédit bancaire a poursuivi son tassement au dernier trimestre 2015, allant jusqu'à frôler la zone négative. «Concernant la principale source de création monétaire, le crédit bancaire destiné au secteur non-financier, a poursuivi son ralentissement revenant de 0,6% à une croissance quasi-nulle», relève Bank Al-Maghrib (BAM) à l'issue de son dernier Conseil trimestriel. «Cette évolution reflète principalement le recul de 1,7% à 2,6% des prêts aux entreprises, poursuivant ainsi leur mouvement baissier, entamé depuis mai 2015».
Ce repli, explique la Banque centrale, est lié tant à la contraction de 2% des crédits à l'équipement après une hausse de 1,6%, avec notamment une accentuation de la baisse à 2,3% de ceux accordés aux sociétés non-financières privées, qu'à la diminution de 4,3% des facilités de trésorerie, quasi-similaire à celle observée un trimestre auparavant. «De même, les prêts aux promoteurs immobiliers ont poursuivi leur mouvement baissier s'établissant avec un repli de 7%, après celui de 5,2% au troisième trimestre», ajoute BAM. Ce qui est inquiétant, c'est que ce repli porte sur la quasi-totalité des secteurs économiques.
En effet, par branche d'activité, la baisse des crédits aux entreprises, au quatrième trimestre de l'année écoulée, s'est traduite par des diminutions de 5,9% des prêts alloués aux industries manufacturières, de 6,2% des crédits destinés aux entreprises commerciales et de 5,1% des crédits alloués au bâtiment et travaux publics. Seules les branches «transports et communication» et «électricité, gaz et eau» ont intensifié leur recours au crédit bancaire, affichant respectivement des hausses de 12,7% et de 5,2% au dernier trimestre de 2015, en décélération comparativement au trimestre précédent.
Le crédit stagne «grâce» aux ménages
À l'issue du Conseil de BAM, tenu mardi 22 mars, Abdellatif Jouahri a annoncé une nouvelle baisse de 25 points du taux directeur à un nouveau plus bas de 2,25%. Pourtant, les baisses précédentes ne semblent avoir produit aucun effet sur le volume des crédits distribués par le système bancaire, même si cette décision de politique monétaire a été relativement répercutée sur les taux appliqués par les banques, alors que certains segments de clientèle n'ont pas du tout bénéficié de ces rabaissements du taux directeur. «Les banques ont réduit significativement les taux assortissant les crédits accordés à leur clientèle. Le taux débiteur a marqué ainsi une baisse de 18 points de base, pour s'établir à 5,49%.
Cette évolution reflète essentiellement le recul de 18 points de base du taux des crédits aux entreprises, avec des replis de 17 points de base pour les facilités de trésorerie et de 59 points pour les prêts à l'équipement», indique BAM. Pourtant, selon les statistiques monétaires de la Banque centrale, les ménages semblent avoir été exclus de cette détente sur les taux. «En revanche, les taux appliqués sur les prêts accordés aux particuliers ont quasiment stagné», tempèrent Jouahri et ses équipes.
Or, les ménages ont largement contribué à limiter la décélération de la croissance du volume des crédits. En clair, sans la progression affichée par les ménages, le volume du crédit n'aurait pas stagné comme cela est révélé par les chiffres actualisés, mais aurait déjà creusé en zone négative. «Pour ce qui est des prêts aux ménages, quoiqu'en légère décélération, leur rythme de progression s'est maintenu à 5% pour les crédits à la consommation et à 5,4% pour ceux à l'habitat», souligne la Banque centrale.
Plus cher pour les plus sains
C'est dire la manne importante que représentent les particuliers pour les banques aujourd'hui En effet, ces dernières profitent du refinancement plus «bon marché» livré par BAM, sans pour autant répercuter cette baisse au profit des particuliers. Ce qui revient à encaisser une marge plus importante sur les crédits octroyés aux particuliers. Cette situation est d'autant plus aberrante qu'elle ne reflète en rien le coût du risque associé à cette catégorie. Elle ne justifie en rien la non-transmission de la baisse du taux au profit de ces derniers.
En fait, les portefeuilles de crédits aux ménages sont même les plus sains, et donc les moins risqués. «Quant aux créances en souffrance, leur rythme de progression annuel est revenu de 10,7% à 9,8%, avec un ralentissement de 15,5% à 14,6% pour les entreprises non-financières et de 5,1% à 3,7% pour les ménages. Leur taux ressort ainsi stable à 7,4%», explicitent les statistiques de BAM. Le taux de créances en souffrance est ainsi quatre fois plus élevé parmi la clientèle entreprises que parmi les ménages, avec en plus, un rythme «d'assainissement» beaucoup plus élevé. Ce constat n'enlève en rien la nécessité d'offrir aux entreprises des taux d'intérêts compétitifs pour tenter de relancer leurs activités et leurs investissements.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.