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«Le fonds de soutien aux TPME vise une enveloppe de 4 MMDH»
Publié dans Les ECO le 17 - 07 - 2017


Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib
Outre les ménages à faibles revenus, les TPME peuvent également être exclues du système financier. À l'occasion du séminaire international sur l'inclusion financière tenu le 14 juillet, Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib nous expose les travaux de la Banque centrale concernant cette catégorie d'entreprises qui représentent plus de 90% du tissu économique marocain.
Les Inspirations ECO : Pouvez-vous nous dresser un bilan d'étape concernant les projets d'inclusion financière des TPME ?
Abdellatif Jouahri : Nous avons commencé depuis les années 2000 (entre 2003 et 2004). Bank-Al Maghrib avait commencé par la rencontre avec les TPME puis a enchainé les tournées régionales en 2007, 2011, 2014. Nous comptons relancer ces tournées cette année. À chaque rencontre, ce sont pas moins de 2.000 à 3.000 entreprises qui font le déplacement pour trouver des réponses à leurs interrogations et nous exposer leurs problématiques. Suite à ces rencontres, le principal constat est que ces entreprises cherchaient essentiellement du conseil, de la proximité et de la réactivité. Ces aspects viennent se joindre à une composante primordiale qui est les garanties. Donc toutes ces préoccupations, nous les avons prises en compte et nous les avons partagées avec le système bancaire et la CGEM. Nous avons essayé de mettre en place toutes les stratégies qui peuvent concourir à résoudre les problèmes de ce type d'entreprises. Nous avons instauré les «crédits bureaux» en 2009, puis en 2016. Nous avons instauré un système de notation interne en concertation avec la CGEM et le GPBM. Un dossier minimum d'information doit ainsi être fourni. Nous avons également mis en place, suite à nos discussions, avec la CGEM et le GPBM, la procédure de proximité. Par conséquent, des comités régionaux ont été établis, à trois (système bancaire, Banque centrale et la CGEM) mais aussi avec des acteurs locaux, comme les centres régionaux d'investissements. L'objectif étant d'être aux côtés des TPME et répercuter toute l'information dont nous disposons et qui leur est nécessaire. Aussi, nous avons pu recueillir la spécificité des problèmes régionaux de chacune des entités pour pouvoir solutionner au mieux les problèmes. Nous avons aussi adressé un mémorandum au chef de gouvernement en mai 2016. Il en résulte la mise en place de l'Observatoire des TPME dont nous avons tenu le conseil mercredi dernier. Il est désormais opérationnel.
L'enveloppe engagée pour ce fonds s'élevait à 1,5 MMDH....
Actuellement, le fonds de soutien a dégagé un peu plus de 2 MMDH, mais nous avons dans notre programme - si le besoin s'en fait sentir - la possibilité d'aller jusqu'à 3,5 MMDH voire 4 MMDH et ceci au fur et à mesure que les dossiers se présentent.
Vous êtes-vous inspiré d'un pays en particulier pour élaborer vos travaux ?
L'inclusion financière est considérée maintenant comme un instrument de lutte contre la pauvreté. Elle est constituée comme un instrument de promotion à la fois économique et sociale. Donc elle est au centre des préoccupations d'un ensemble d'organismes internationaux (BM, FMI,) ainsi que des organismes gouvernementaux ou régionaux qui sont en train de s'intéresser à la meilleure manière de définir les stratégies d'inclusion financière de chaque pays. Les interrogations sont les mêmes pour tous : quelles sont les données, quels sont les indicateurs, quel suivi, quel impact ? Au final, l'ensemble des banques centrales ont la même vision : faciliter l'accès à la palette la plus large des services financiers du côté des ménages ou les individus moyens à faibles revenus, mais aussi les TPME.
Quelles seront désormais vos prérogatives avec le nouveau statut de Bank Al-Maghrib ?
Comme vous le savez, le statut de Bank Al-Maghrib est passé ce jeudi 13 juillet au Conseil de gouvernement. Le projet a été présenté par le ministre de l'Economie et des finances et a été entériné par le gouvernement. Maintenant il va suivre le circuit du Parlement. Pour nous, c'est une très bonne chose. Cela a un peu duré, mais en fin de compte nous y sommes arrivés. Le ministre de l'Economie et des finances a pu relever les particularités de ce statut, qui sont bien évidemment de renforcer l'indépendance de la Banque centrale mais en même temps d'adapter les statuts à l'évolution qu'ont connue aussi bien l'environnement extérieur qu'intérieur et ceci particulièrement à partir de la crise de 2008. C'est pour cela que tous les éléments d'actualisation au niveau du statut ont été mis en place.
Les discussions avec le gouvernement concernant le calendrier de la flexibilité du dirham n'ont-elles pas accéléré la validation du statut ?
Je ne pense pas, parfois il y a d'heureuses coïncidences, c'est tout. Les statuts de Bank Al-Maghrib sont dans le circuit depuis deux ans pratiquement, entre le secrétariat général du gouvernement et le ministère de l'Economie et des finances et nous-mêmes. Cela a pris du temps aussi parce qu'à l'arrivée du nouveau gouvernement, il y avait plusieurs lois organiques qui étaient prioritaires au niveau des textes législatifs à préparer pour le gouvernement...Mais cela n'a pas de lien direct avec la flexibilité...


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