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17e Congrès de l'Istiqlal : L'unité du parti face au charisme d'une personne
Publié dans Les ECO le 28 - 09 - 2017

Baraka est favori face à un Chabat qui a réussi à faire le vide autour de lui. Le parti veut revenir à ses fondamentaux pour réacquérir son aura amochée Benmoussa entre en course critiquant le populisme de Chabat et la légitimité familiale de Baraka.
C'est aujourd'hui, en début d'après-midi au Complexe sportif Moulay Abdellah à Rabat, que démarre le 17e Congrès du parti de l'Istiqlal (29 septembre au 1er octobre). La bataille pour le poste de secrétaire générale est sans grand enjeu puisque le candidat Nizar Baraka semble avoir l'onction des militants et des ténors du parti. Ce quasi-plébiscite a été visible, lundi dernier à Rabat, lors d'une conférence où l'on voyait Baraka entouré des quadras de l'Istiqlal, y compris ceux que l'on croyait acquis au secrétaire générale sortant et candidat, Hamid Chabat. Quant aux militants de base, ils poussent un ouf de soulagement à l'idée de voir Nizar Baraka reprendre les reines d'un parti qui est allé dans tous les sens, durant les cinq dernières années.
Tout le monde se rappelle la sortie tonitruante des ministres istiqlaliens du gouvernement Benkirane I en 2013, acculant le PJD à composer avec le RNI. Quant à Chabat, il a joué la volte-face, tantôt redoutable adversaire de Benkirane, tantôt son meilleur soutien. Sans perdre de vue ses sorties imprévisibles ayant mis le parti en situation de flottement, ayant failli torpiller son unité suite à l'émergence du mouvement «La Hawada», ainsi que la guerre intestine sur fond de la succession à la tête de l'UGTM, syndicat proche du parti. C'est finalement l'aile sahraouie qui a eu raison d'un Chabat qui s'accrochait bec et ongles à la centrale syndicale qu'il a toujours dirigée. Aujourd'hui, c'est un homme de consensus comme Baraka qui occupe le poste de secrétaire générale de l'Union générale, en l'occurrence Enaam Mayara, cousin de l'homme fort du parti Hamdi Ould Errachid. Mercredi, 27 septembre, un autre prétendant au poste de secrétaire général a officiellement proclamé sa candidature. Il s'agit du membre du Conseil national de l'Istiqlal, Mohammed Benmoussa, banquier de renommé, économiste et membre du mouvement «Damir».
Dans un tweet posté hier matin, Benmoussa s'est interrogé si «les militants reprendront-ils leur avenir en main en refusant les scénarios pré-écrits?». Benmoussa a écrit auparavant dans un autre tweet datant du 20 septembre : «Ni populisme, ni leadership familial ni patrimonial», dans la même phrase, il critique à la fois ses deux adversaires. Toutefois, le populisme a fait la gloire du premier et la légitimité historique et familiale de l'actuel favori ne semble pas déranger les istiqlaliens. Le petit-fils de Allal El Fassi, fondateur du parti et figure emblématique de l'histoire récente du Maroc, joue justement sur cette filiation. À côté du pupitre où Baraka s'adressait lundi matin aux militants et journalistes, le portrait de Allal El Fassi trônait comme pour dire que le fil d'Ariane avec les heures de gloire du parti n'est pas rompu.
La fin des zaïms
Le Congrès d'aujourd'hui, présidé par le député d'Al Hoceima et opposant de Chabat, Noureddine Mediane, est aussi un moment spécial pour les istiqlaliens. Il marque une nette coupure avec la parenthèse des apprentis sorciers qui a propulsé Chabat au gouvernail du vieux parti. C'est aussi le congrès du retour à la normale après cinq années où le charisme d'une personne concentrait en elle toute une formation politique comme c'était le cas au PJD avec Abdelilah Benkirane. Avec Saadeddine El Othmani à la tête du gouvernement, l'ambiance n'est plus celle des chevauchées verbales portées par des zaïms à l'ego démesuré. La confrontation devra désormais se baser sur du concret à travers la confrontation des idées et des programmes.


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