Ecosystème ferroviaire: Alstom revendique un taux d'intégration locale de 30%    Un bac record... et après?    OMS: Trop de sucres dans la nourriture pour bébé    Une saga nommée «Megri»    Le Nigéria obtient la 3ème place en battant la Tunisie    Chambre des représentants. Séance plénière lundi consacrée à la politique générale du gouvernement    Le Maroc est tenu de réduire les inégalités et de lutter contre la corruption    L'AMMC se dote d'un Conseil scientifique    Enjeux des approches de la formation des ressources humaines dans le contexte du New public management    Le Sénégal y est presque    6500 sportifs attendus aux 12èmes Jeux africains au Maroc    Le WAC passe au mode serbe    Adoption du projet de loi-cadre relatif au système de l'éducation par la commission de l'enseignement de la Chambre des représentants    Apporter une réponse collective aux défis stratégiques, sécuritaires et économiques auxquels nos pays se trouvent confrontés    Présentation du projet de politique publique intégrée pour les personnes âgées    Une faille d'Android permet aux hackers d'accéder à vos photos    Divers    Bouillon de culture    Nouvelle édition du Festival international des arts de la rue à Laâyoune    Record de nominations pour la série "Game of Thrones" aux Emmy Awards    Signature d'un accord de partenariat entre le Ministère public et la CNDP    Crédit Agricole passe son oral au parlement    Casablanca. Le festival Noujoum Gnaoua s'invite à partir du 18 juillet    Après le scandale Radès, la CAF change de système !    La Présidence du Parquet Général et ‘‘l'association des journalistes Adala'', partenaires pour une presse responsable    Trois diplomates turcs tués au Kurdisan Irakien    JCPoA: Les pays européens invitent Washington et Téhéran à la retenue…    Transfert: Iajor pourrait quitter le Raja vers le Qatar    12e édition des Jeux Africains: Le Maroc tient son pari    Biennale d'art contemporain. Rabat, capitale artistique de la rentrée !    Le FMI analyse le Maroc et son économie    Mustapha Hadji tire à boulets rouges sur Renard    Ancien professeur, il braque une agence de micro-crédit    Ebola en RDC: l'OMS va de nouveau évaluer l'épidémie après le décès du premier cas à Goma    Allemagne : La dauphine de Merkel à la Défense, une promotion    L'AMMC se dote d'un Conseil scientifique    Attentat de Barcelone. Le chef des terroristes «bossait» pour les renseignements espagnols    Trump accusé de racisme par la Chambre des représentants    Les nouveaux étudiants en médecine rejoindront-ils le boycott ?    Dans un marché en forte baisse : Renault maintient une part de marché de 4,4%    Le Rwanda va ouvrir une ambassade au Maroc    Recherche scientifique. L'Université Cadi Ayyad primée    Redal contribue à faire découvrir l'impressionnisme aux écoliers    La loi cadre sur l'enseignement adoptée en commission, le PJD et le PI toujours contre    Nezha Hayat décorée par le Roi d'Espagne Felipe VI    Les tweets xénophobes de Trump provoquent un tollé à Washington    Le président de Melilia recadre les opérateurs    Fès : Plaidoyer pour la promotion de la diversité culturelle    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





17e Congrès de l'Istiqlal : L'unité du parti face au charisme d'une personne
Publié dans Les ECO le 28 - 09 - 2017

Baraka est favori face à un Chabat qui a réussi à faire le vide autour de lui. Le parti veut revenir à ses fondamentaux pour réacquérir son aura amochée Benmoussa entre en course critiquant le populisme de Chabat et la légitimité familiale de Baraka.
C'est aujourd'hui, en début d'après-midi au Complexe sportif Moulay Abdellah à Rabat, que démarre le 17e Congrès du parti de l'Istiqlal (29 septembre au 1er octobre). La bataille pour le poste de secrétaire générale est sans grand enjeu puisque le candidat Nizar Baraka semble avoir l'onction des militants et des ténors du parti. Ce quasi-plébiscite a été visible, lundi dernier à Rabat, lors d'une conférence où l'on voyait Baraka entouré des quadras de l'Istiqlal, y compris ceux que l'on croyait acquis au secrétaire générale sortant et candidat, Hamid Chabat. Quant aux militants de base, ils poussent un ouf de soulagement à l'idée de voir Nizar Baraka reprendre les reines d'un parti qui est allé dans tous les sens, durant les cinq dernières années.
Tout le monde se rappelle la sortie tonitruante des ministres istiqlaliens du gouvernement Benkirane I en 2013, acculant le PJD à composer avec le RNI. Quant à Chabat, il a joué la volte-face, tantôt redoutable adversaire de Benkirane, tantôt son meilleur soutien. Sans perdre de vue ses sorties imprévisibles ayant mis le parti en situation de flottement, ayant failli torpiller son unité suite à l'émergence du mouvement «La Hawada», ainsi que la guerre intestine sur fond de la succession à la tête de l'UGTM, syndicat proche du parti. C'est finalement l'aile sahraouie qui a eu raison d'un Chabat qui s'accrochait bec et ongles à la centrale syndicale qu'il a toujours dirigée. Aujourd'hui, c'est un homme de consensus comme Baraka qui occupe le poste de secrétaire générale de l'Union générale, en l'occurrence Enaam Mayara, cousin de l'homme fort du parti Hamdi Ould Errachid. Mercredi, 27 septembre, un autre prétendant au poste de secrétaire général a officiellement proclamé sa candidature. Il s'agit du membre du Conseil national de l'Istiqlal, Mohammed Benmoussa, banquier de renommé, économiste et membre du mouvement «Damir».
Dans un tweet posté hier matin, Benmoussa s'est interrogé si «les militants reprendront-ils leur avenir en main en refusant les scénarios pré-écrits?». Benmoussa a écrit auparavant dans un autre tweet datant du 20 septembre : «Ni populisme, ni leadership familial ni patrimonial», dans la même phrase, il critique à la fois ses deux adversaires. Toutefois, le populisme a fait la gloire du premier et la légitimité historique et familiale de l'actuel favori ne semble pas déranger les istiqlaliens. Le petit-fils de Allal El Fassi, fondateur du parti et figure emblématique de l'histoire récente du Maroc, joue justement sur cette filiation. À côté du pupitre où Baraka s'adressait lundi matin aux militants et journalistes, le portrait de Allal El Fassi trônait comme pour dire que le fil d'Ariane avec les heures de gloire du parti n'est pas rompu.
La fin des zaïms
Le Congrès d'aujourd'hui, présidé par le député d'Al Hoceima et opposant de Chabat, Noureddine Mediane, est aussi un moment spécial pour les istiqlaliens. Il marque une nette coupure avec la parenthèse des apprentis sorciers qui a propulsé Chabat au gouvernail du vieux parti. C'est aussi le congrès du retour à la normale après cinq années où le charisme d'une personne concentrait en elle toute une formation politique comme c'était le cas au PJD avec Abdelilah Benkirane. Avec Saadeddine El Othmani à la tête du gouvernement, l'ambiance n'est plus celle des chevauchées verbales portées par des zaïms à l'ego démesuré. La confrontation devra désormais se baser sur du concret à travers la confrontation des idées et des programmes.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.