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La chanson amazighe est désormais orpheline
Publié dans Les ECO le 19 - 01 - 2012

L'information est tombée comme un couperet : le célèbre artiste marocain Mohamed Rouicha est décédé mardi à Khénifra des suites d'une longue maladie. L'artiste, qui se remettait d'une opération sur le cœur effectuée il y a quelques semaines à Rabat, est considéré comme l'un des artistes les plus populaires au Maroc. Originaire des Zayane, Mohamed Rouicha, ou la voix de l'Atlas comme certains préfèrent l'appeler, a en effet redoré le blason de la chanson et de la musique amazighe. Des années durant, Mohamed Rouicha sillonnait les différentes villes marocaines et mondiales, chantre d'une musique amazighe engagée, créative et innovante. Tout a commencé en 1964. Rouicha n'avait que 14 ans. Il quitte alors sa Khénifra natale, intègre la division amazighe et arabe de la Radio et télévision marocaine (RTM) et enregistre sa première chanson «Afak ya l'kia». Ce premier tube à grand succès lance la carrière de Rouicha et lui permet surtout de se faire connaître auprès du grand public. Quelques années plus tard, Rouicha produit une autre chanson aussi réussie que la première «Ya l'hbiba, bini w'binek darou l'hdoud». Une chanson qui lui permet de se faire une place sur la scène musicale nationale.
«Un métier stressant»
«Mes débuts avec l'art et la musique remontent aux années 1960. J'ai commencé comme amateur à la RTM dans la division amazighe et arabe. Il aura fallu attendre l'année 1979 pour être confirmé comme musicien professionnel. L'art et la musique, plus particulièrement, est un métier stressant. Mais c'est une responsabilité qu'il faut assumer», déclarait-il à la presse. À la fois parolier, compositeur et interprète, Rouicha réussit en peu de temps à conquérir le grand public. Influencé par les grands maîtres de l'outar tels que Mostapha Naïniâ, Kachbal et Zeroual, il décide, au fil des années, de se forger son propre style et de ne pas se contenter de «singer» les maîtres de cet instrument. Il se lance donc un défi, celui d'introduire des rythmes orientaux sur l'outar sans pour autant le dénuder de son authenticité marocaine. Une orientation légitime si l'on sait que l'artiste est un grand fan de Sayed Darwich et de Mohamed Abdelwahab Autodidacte, Rouicha continue d'explorer les musiques arabe, marocaine et amazighe. Il produit bon nombre d'albums devenus une référence en la matière. Ce n'est pas tout, il se produit au Maroc et en Europe consolidant ainsi son succès qui repose sur trois éléments : la poésie du texte, la composition originale et le timbre unique que dégage sa voix de Rouicha. Loin des rythmes répétitifs, la musique de Rouicha transporte dans un univers onirique, celui du Moyen-Atlas. Recevant plus de 140 prix tout au long de son parcours, Mohamed Rouicha, s'est éteint quelques jours avant une soirée-hommage en son honneur, et en celui du maestro incontesté de la danse populaire Ahidous Moha Oulhocine Achibane, organisée par la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT) et le Théâtre national Mohammed V. Père de quatre enfants, Rouicha, dont les funérailles ont eu lieu hier après la prière d'Addohr à Khénifra, n'avait qu'une seule idée en tête : transformer sa propre maison située au centre de Khénifra en musée afin de mettre son patrimoine au service du grand public. Ce rêve se concrétisera-t-il ?


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