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Oignons. Pourquoi les prix flambent-ils ?
Publié dans Les ECO le 09 - 05 - 2019

Les besoins du marché sont couverts actuellement par les cultures d'oignons en zones irriguées alors que la production conduite en Bour a subi le contrecoup du déficit pluviométrique.
Les prix de l'oignon ont encore augmenté au cours de cette semaine dans plusieurs régions du pays. Et c'est principalement en raison du déficit pluviométrique enregistré cette année au Maroc, avec une mauvaise répartition temporelle des pluies, que cette hausse a été enregistrée au niveau du marché local. Actuellement, les besoins du marché interne sont essentiellement couverts par les cultures d'oignons issues de zones irriguées alors que la production conduite en Bour a subi le contrecoup du déficit pluviométrique précité. Partant de ce constat, «c'est l'absence de la production émanant des zones en Bour qui a entraîné cette hausse des prix sur le marché local, lequel est constitué de près de 35% de la superficie plantée au Maroc», explique Abdenabi Zirari, président de l'Association marocaine de producteurs d'oignons et de pommes de terre de Guerrouane-Beni M'tir.
Il s'agit notamment des régions de Doukkala, Chiadma, Lgara et Ain Karma à Meknès. Ce n'est qu'après le mois de ramadan, où la consommation des oignons connaît plus au moins un recul, que les prix seront en baisse grâce à la commercialisation sur le marché des oignons de la région de Beni Mellal, cultivés en zones irriguées. En ce qui concerne le prix, les quantités expédiées vers le marché sont vendues par l'agriculteur, qui assume à lui seul le coût de la production et les aléas climatiques, à hauteur de 3,50 DH le kilo. Par contre, au niveau du marché d'Inezgane, principal fournisseur de fruits et légumes au Maroc, le prix varie entre 9 à 10 DH le kilo pour les oignons rouges et blancs. En ce qui concerne le prix de l'oignon vert, il oscille entre 5,50 à 6 DH alors que les prix au consommateur final sont passés de 3 DH à 13 DH pour les oignons rouges et blancs. «Malgré le manque constaté de pluviométrie, c'est la multiplicité des intermédiaires qui reste la principale problématique relative au circuit de commercialisation et de distribution, induisant en effet un écart énorme entre le prix des producteurs et celui proposé aux consommateurs finaux», explique Ahmed Mouflih, directeur de la Fédération interprofessionnelle marocaine de production et d'exportation des fruits et légumes (FIFEL).
Au-delà du manque à gagner qui échappe aux producteurs dans la mesure où les intermédiaires et les courtiers absorbent la grande part de la marge, de l'avis d'Ahmed Mouflih, c'est le retard de la structuration du marché local qui amplifie le problème surtout dans des périodes de fortes consommations telles que le ramadan ou lors de situations conjoncturelles (conditions climatiques ou économiques). Par ailleurs, la filière de l'oignon occupe la deuxième place au niveau de la sole maraîchère après les pommes de terre avec une production nationale moyenne d'environ 800.000 tonnes par an et une superficie moyenne annuelle de 30.000 hectares. Selon la répartition par région, Fès-Meknès est le principal producteur d'oignons avec environ 11.600 hectares, soit 41% de la superficie totale nationale avec une part de 27.073 hectares selon des données du département de l'Agriculture. Cette superficie génère ainsi une production de près de 454.600 tonnes, soit 62% de la production nationale estimée à 737.090 tonnes.


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