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aHautes altitudes pour l'aéronautique
Publié dans Les ECO le 29 - 02 - 2012

Le groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS) a le sourire. Et il en a toutes les raisons. L'année 2011 dans le secteur aéronautique marocain s'est en effet clôturée avec une progression de 15% du chiffre d'affaires à l'export. Pour le président de la fédération, Hamid Benbrahim El Andaloussi, également président de Matis Aerospace, filiale créée par la RAM en partenariat avec Boeing et Labinal, « l'aéronautique ne connaît pas la crise ». Le contexte international, avec ses carnets de commande remplis pour les 8 prochaines années, permet au Maroc d'afficher une excellente santé. Fort de son poids industriel, avec une centaine d'entreprises présentes dans le pays pour un effectif total de près de 10.000 personnes, l'aéronautique version Maroc a encore de beaux jours devant elle. En 2010, le chiffre d'affaires à l'export du secteur atteignait près d'un milliard de dollars, soit 8 MMDH. 350 millions de dollars étaient à faire sur le seul compte de la filiale marocaine du Français Safran, fabricant de moteurs. Depuis l'annonce de l'implantation au Maroc d'une usine du fabricant canadien Bombardier, mi-novembre 2011, le secteur se frotte les mains. D'ailleurs, l'accord conclu entre le Canadien et l'Etat est en train d'être mis en œuvre. La formation de la future équipe Bombardier débutera très prochainement à l'Institut des métiers de l'aéronautique (IMA) et l'édification de l'usine ne saurait tarder. Elle doit être opérationnelle d'ici 2013.
En ligne avec Emergence
Pour accompagner le développement record de l'industrie à l'échelle mondiale, avec les 33 500 avions à fabriquer pour les 20 prochaines années, le Maroc doit se donner les moyens. L'Institut des métiers de l'aéronautique (IMA), inauguré en 2011 et la construction de la future plateforme industrielle intégrée de Casablanca Free Zone, MidParc, dédiée aux métiers de l'aéronautique, permettront au Maroc d'accompagner l'évolution de l'activité. Cette P2I est actuellement en cours d'aménagement. Sa commercialisation vient de débuter. Pour rappel, sur les 124 ha que compte cette plateforme, 300 sociétés pourront s'installer. «Le Maroc engage sa deuxième phase de développement dans le secteur de l'aéronautique», affirme Benbrahim El Andaloussi. «Nous avons l'objectif de doubler de taille en cinq ans pour passer à 20.000 personnes en 2017. Cette croissance sera apportée non seulement par la croissance exponentielle des centres de production actuels et par l'ouverture de nouveaux marchés» précise-t-il. «Cet accompagnement passe aussi par une augmentation qualitative» conclut ainsi le responsable. Les industriels locaux ont donc du pain sur la planche pour maintenir la cadence imposée par les fabricants d'avion. Mais nul doute que le Maroc a compris l'enjeu de ce métier mondial, comme l'a voulu le Plan Emergence.
Hamid Benbrahim El Andaloussi,
Président du groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS)
«Doubler de taille en cinq ans»
Les Echos quotidien : Quel est le poids actuel du Maroc dans le secteur de l'aéronautique ?
Hamid Benbrahim El Andaloussi : Nous pouvons dire aujourd'hui que nous sommes dans un secteur industriel qui a émergé il y a un peu moins de 10 ans et qui représente une centaine d'entreprises, un peu moins de 10.000 personnes pour un chiffre d'affaires d'environ un milliard de dollars à l'export. Le Maroc est aujourd'hui sur la carte de la construction aéronautique mondiale. Il est reconnu comme étant une base de qualité et compétitive dans le prolongement naturel de l'Europe. Différentes activités (production, assemblage, service, entretien, ingénierie, etc.) existent. Nous ne sommes pas uniquement producteurs de pièces élémentaires mais nous fabriquons également des ensembles et des systèmes. Nous disposons d'un véritable centre de compétences et non pas de simples ateliers.
Quels sont vos objectifs pour le futur ?
Le secteur de l'aéronautique ne connaît pas la crise. L'industrie aéronautique connaît un développement remarquable. Les carnets de commandes sont pleins pour les 7 à 8 prochaines années. Le coût du pétrole devient excessif : il faut remplacer les anciens avions, très consommateurs de pétrole. Nous pouvons considérer aujourd'hui que 33.500 avions sont à construire pour les 20 prochaines années. Le chiffre d'affaires global pourrait représenter 4.000 milliards de dollars.
Comment y parvenir ?
Face à l'augmentation des cadences de construction de ces avions, nous devons garantir les capacités de la part des fournisseurs. Le Maroc veut profiter de cette opportunité historique. Nous avons l'objectif de doubler de taille en cinq ans pour passer à 20.000 personnes en 2017. De même, nous sommes actuellement surtout focalisés sur le marché français mais nous voulons capter les marchés américain, italien, anglais, canadien, japonais. Enfin, nous planifions d'attirer de nouveaux métiers, les industries sœurs comme la défense, la sécurité, l'électronique embarquée, les matériaux composites, etc.


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