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L'Etat va-t-il lâcher les infrastructures ?
Publié dans Les ECO le 26 - 08 - 2012

Lors d'une rencontre organisée récemment à Casablanca, Adil Douri, président de l'alliance des économistes istiqlaliens, estimait que les investissements publics devraient se focaliser désormais sur les secteurs productifs et notamment les secteurs tournés vers l'exportation. Comprenez qu'il devrait donc se faire moins prompt à financer des grands ouvrages d'infrastructures. De là à ce que le gouvernement abandonne ce secteur autrefois choyé, il n'y a qu'un pas qu'il faut bien se garder de franchir. L'Etat restera sans doute un acteur important dans le secteur des infrastructures, même s'il ne pourra sans doute plus garder le même trend volontariste d'investissement à ce niveau. En effet, la situation des finances publiques oblige de fait le gouvernement à se faire moins dépensier. Pourtant, les grands projets programmés ne manquent pas. Nouvelles autoroutes, nouvelles lignes ferroviaires, TGV, Tanger Med II, Nador West Med, grands stades ou encore le terminal gazier, sont autant de grands projets qui devaient permettre à l'entreprise Maroc de poursuivre sa mise à niveau. Toutefois, plus question que l'Etat les prenne en charge tous. En tout cas, pas tout seul. En fait, il faudra sûrement faire des arbitrages et prioriser les projets. Pour ceux dont le financement est d'ores et déjà ficelé, il est difficile de faire marche arrière. Pour les autres, l'ajournement de la mise en œuvre se profile à l'horizon, à moins de penser à une autre méthodologie de financement. C'est justement dans ce sens que l'Exécutif s'est offert un nouveau dispositif qui pourrait alléger son fardeau en la matière. En effet, le Parlement vient d'adopter la loi sur les partenariats public-privés. Or, ce dispositif permettra d'impliquer des grandes entreprises internationales dans le financement et la conduite des grands projets d'infrastructures au Maroc.
Le relais privé
Une solution salutaire au vu des difficultés actuelles qui pourraient permettre au Royaume de poursuivre ses grands ouvrages. Ce dispositif a été éprouvé par bon nombre de pays et a donné des résultats parfois au-delà même des objectifs. En effet, non seulement l'implication du privé permet de soulager le contribuable, mais elle permet aussi à travers l'expertise technique des grandes entreprises internationales concernées par les projets, de profiter de fait du benchmark et du transfert de technologie. Cependant, si l'Exécutif a balisé les partenariats public-privés à travers une loi cadre, cela ne permet pour l'instant pas à l'acheteur public de se mettre au diapason vis à vis du privé. En effet, les experts plaident pour la mise en place de commissions de soutien à l'acheteur public pour l'aider dans ses démarches. Ces commissions, formées de conseillers financiers, techniques et juridiques sont le seul moyen d'éviter la conclusion de partenariats déséquilibrés, qui seraient d'autant plus préjudiciables qu'ils courent sur des dizaines d'années. Les PPP sont donc une bonne solution pour maintenir la politique des grands projets sans peser sur le Budget de l'Etat, même si on imagine très bien que les PPP mettrons du temps à se mettre en place. En outre, pour les projets d'infrastructures les plus urgents une autre solution est envisagée par l'Exécutif, ainsi, Nizar Baraka a expliqué que les pays du Conseil de coopération du Golfe, notamment le Qatar, le Koweit, les Emirats Arabes Unis et l'Arabie Saoudite, ont entériné un appui de 5 milliards sur les cinq prochaines années à destination du Maroc. Et le ministre des Finances de préciser qu'une bonne part de cette manne serait destinée aux projets d'infrastructures.
En quête de vision
Selon les chiffres de Bank Al-Maghrib, les dépenses d'investissements se sont repliées de 6,2% au premier semestre, s'établissant à 20,4MMDH. Ce constat qui peut paraître anodin représente en fait le résultat de ce que l'on peut qualifier d'austérité déguisée due au retard de l'adoption de la loi de finances. D'ailleurs, il y a quelques mois déjà, Les Echos quotidien faisait état et expliquait que ce retard était une aubaine pour l'Exécutif, qui avait ainsi un budget qui ne couvrait que
6 mois. Aujourd'hui, le ministre de l'Economie et des finances ne s'en cache plus et le prend clairement en compte dans les calculs des économies enregistrées sur le budget. Idem en ce qui concerne les hypothèses de la loi de finances 2012 que l'on avait qualifiées de dépassées d'emblée. Aujourd'hui, c'est un fait, même si à ce niveau le ministère de l'Economie et des finances doit plutôt trouver le moyen de rééquilibrer. En fait, bon nombre de difficultés que le gouvernement présente à l'opinion publique aujourd'hui sont connues depuis belle lurette par les observateurs. La fragilité des finances publiques, l'aggravation continue du déficit structurel de la balance des paiements, le manque de compétitivité des entreprises marocaines et le danger des accords de libre-échange sont autant de points que les experts n'ont cessé de dénoncer dans nos colonnes. Pendant ce temps là, l'Exécutif donnait l'impression de tergiverser, vacant à de vaines manœuvres politiciennes. Mais, l'heure de vérité a sonné et il n'y a plus de place pour la tergiversation. Le gouvernement a le devoir de ramener la confiance des opérateurs économiques d'abord en parlant vrai et surtout en affichant une vision claire pour sauvegarder les équilibres macro-économiques du royaume.


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