Agriculture : le Soudan veut renforcer ses liens de coopération avec le Maroc    Assurances : comment l'ACAPS a remodelé le secteur en dix ans    Agritech et services financiers ruraux : Maroc Telecom avance ses pions    Mali : plusieurs terroristes neutralisés dans l'ouest et le nord du pays    Double attentat de Blida : l'omerta imposée par le régime algérien se fissure    CAN 2027 : pourquoi le couple royal, Sénégal – Algérie reste en retrait ?    Liga : Fin de saison pour Lamine Yamal, mondial toujours envisageable    Mondial 2026 : une proposition loufoque visant à remplacer l'Iran par l'Italie    Mohamed Ouahbi lance le tournoi U19 à l'Académie Mohammed VI    Fortes rafales de vent et averses orageuses jeudi et vendredi dans plusieurs provinces    Coup de filet à Tétouan : Démantèlement d'un vaste réseau criminel de trafic de drogue    Modernisation du processus du tri et de distribution des permis de conduire électroniques, de carte et des certificats d'immatriculation électroniques    La FM6SS et l'AIEA signent un partenariat au service de la santé    América del Sur: Tras Bolivia, Honduras suspende su reconocimiento de la «RASD»    Polisario hardens stance toward Washington after Boulos–Attaf meeting    Spain: Under pressure from Vox, Extremadura restricts migrants' access to public services    Archéologie : Découverte de thermes romains près de Sidi Slimane    Le Maroc propose d'accueillir le match amical contre le Salvador à Rabat..la Fédération salvadorienne précise sa position    Déclarations fiscales : Le 1er mai, dernier délai pour plusieurs catégories de contribuables    Bilan gouvernemental : majorité et opposition s'affrontent sur le terrain des chiffres    Maroc-France : vers un renforcement de la coopération parlementaire    Ouverture triomphale du Théâtre Royal de Rabat sous le regard de LL.AA.RR. les Princesses Lalla Khadija, Lalla Meryem et Lalla Hasnaa    Attijariwafa bank, la FNM ET l'ONICL unissent leurs efforts au SIAM pour soutenir la trésorerie des minoteries industrielles    Ressources humaines : pourquoi attirer ne suffit plus à l'heure de la guerre des talents    Administration pénitentiaire : le Maroc accélère la transition vers des prisons «intelligentes»    SIAM 2026 : Centrale Danone, catalyseur d'une filière laitière plus résiliente    La Chine célèbre le 77e anniversaire de la création de sa marine    Cybersécurité : les pays arabes amorcent un renforcement de leur coopération    Un responsable iranien dit que l'Iran perçoit ses premières recettes des droits de passage à Ormuz    Le Théâtre Royal de Rabat, symbole d'audace architecturale et d'ambition culturelle portée par la Vision du Roi    Classement FIFA féminin : le Maroc poursuit sa montée en puissance    Le Burkina Faso renforce sa stratégie frontalière    Dix ans après, l'Initiative AAA redéfinit les priorités agricoles africaines    Agriculture. Le virage DATA-TIKA pour sécuriser la transformation digitale    Mercato : Azzedine Ounahi dans le viseur de l'Atlético    Berklee au Nigeria : un tremplin international pour les artistes émergents    Dakar. Une reine vagabonde couronnée au sommet du cinéma féminin    Sahara marocain : Le Honduras suspend à son tour sa reconnaissance de la pseudo «rasd»    Ajax Amsterdam : Rayane Bounida attise les convoitises en Bundesliga    Après la rencontre Boulos–Attaf, le Polisario durcit le ton face à Washington    Controverse à Marrakech autour d'un rituel juif devant Bab Doukkala    Le Maroc, un partenaire de référence pour l'Autriche (président du Conseil national autrichien)    Essaouira : le Festival Printemps Musical des Alizés revient pour une 22è édition    Lalla Khadija, Lalla Meryem, Lalla Hasnaa, et Brigitte Macron, assistent au spectacle d'ouverture du Théâtre Royal de Rabat    Gnaoua et Musiques du Monde : Une transe-mission sans frontières    Austria welcomed on Wednesday Morocco's actions in favor of developing a new model of South-South cooperation, emphasizing the importance of promoting triangular cooperation between Austria, Morocco, and their partners on the African continent.    Entretien entre Mohammed VI et le président des Emirats pour renforcer la coopération bilatérale    FLAM 2026 : Marrakech, carrefour des littératures africaines    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



S&P s'inquiète pour le secteur bancaire
Publié dans Les ECO le 19 - 10 - 2012

L'économie nationale traverse une mauvaise passe et ceci rejaillit au niveau de tous les secteurs. C'est de toute évidence ce que vient de confirmer la notation des risques sectoriels du pays, que vient de publier l'agence de notation Standard & Poor's. Une semaine après avoir revu à la baisse la notation pour les perspectives du pays, S&P a, en effet, dévoilé hier ses différentes appréciations sur le secteur bancaire et industriel national. Dans l'ensemble, le Maroc a pu sauver la face cette fois, mais les incertitudes qui planent à l'horizon restent encore persistantes.
S&P a ainsi maintenu le Country Risk Assessment (BICRA) pour le Maroc, qui consolide sa position dans le groupe «7», selon l'échelle du cabinet international. Dans les détails, les deux composantes principales du BICRA ont été pourtant révisées. Il s'agit du risque économique, dont le score a été rabaissé de '8' à '7', et du risque industriel qui a été rehaussé de '5' à '6'. Selon les explications données par les analystes : «Le ralentissement attendu de l'économie freinera la demande de crédits et par conséquent risquera de limiter les déséquilibres économiques». Cependant, dans le même temps, l'agence souligne que la liquidité dans le système bancaire marocain s'est détériorée au cours des dernières années en raison d'une augmentation rapide des prêts sans une augmentation proportionnelle de la base des dépôts.
Justifications
«Les déséquilibres économiques qui se sont construits au Maroc au cours de la dernière décennie ont été réduits», justifie S&P dans son analyse pays, prenant exemple sur les prix immobiliers qui sont globalement restés stables au cours des quatre dernières années ainsi que la demande de crédit qui s'est ralentie après des années de forte hausse. La croissance du crédit privé, en moyenne de 15%, au cours des cinq dernières années, s'est également ralentie «en raison des normes de souscription des banques plus prudentes et une plus faible croissance économique».
Le Maroc est fortement tributaire de la tendance économique de l'UE et ce facteur, conjugué à une prévision d'un ralentissement de la croissance du PIB réel du Maroc à 3% en 2012, freinera la demande de crédit, prévient S&P. Le risque économique, pour le Maroc, dans la catégorie «déséquilibres économiques» passe donc de «haut risque» à «risque intermédiaire». S'agissant de l'aspect «résilience économique» et du «risque de crédit dans l'économie», ils sont demeurés inchangés au niveau «risque très élevé». Pour le risque industriel, c'est la détérioration des liquidités dans le système bancaire marocain, ces dernières années, qui justifie la révision de la notation. Même si l'agence a souligné que «le profil de financement des banques nationales demeure solide», elle s'attend néanmoins à une baisse, au fil du temps, du ratio de capitalisation, en raison d'une «augmentation sensible des prêts, sans une augmentation proportionnelle de la base des dépôts». S&P s'attend également à une contraction du flux total des dépôts expatriés marocains, qui représentaient environ 20% des dépôts du système en mars 2012, une baisse qui sera consécutive à la poursuite de la récession en Europe.
En clair, pour S&P, la principale inquiétude pour le secteur industriel marocain sera relative au risque de problèmes de liquidités, même si les mesures prises dernièrement par la Banque centrale sont de nature à atténuer l'impact de ce risque. Pour rappel, l'analyse BICRA est destinée à comparer les systèmes financiers et bancaires mondiaux. Pour chaque pays, elle couvre les institutions financières notées et non notées, qui reçoivent des dépôts, accordent des crédits, ou sont engagées dans les deux activités à la fois. Un score BICRA est calculé à partir d'une échelle de 1 à 10, allant du risque le plus bas des systèmes bancaires (groupe '1 ‘) au risque le plus élevé (groupe '10′). Le Maroc partage la même notation que des pays comme l'Indonésie, la Jordanie, le Portugal ou la Russie. Dans le contexte actuel, le maintien de la notation du pays dans le «groupe 7» constitue une relative performance, quand on sait que la plupart des pays voisins ou concurrents (Tunisie, Egypte ou Nigeria) ont été, récemment, reclassés dans le groupe 8.
Lire aussi : Banques islamiques, ça urge !


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.