La terre a tremblé dans cette province du Maroc    En quarantaine à Agadir : 51 rapatriés victime d'intoxication    ONCF: 350.000 voyageurs depuis le 25 juin    L'ex-PDG de Platinum Power rebondit mais...    Investissement: 94 projets en cours de réalisation à Fès-Meknès    Trafic de drogue: Un réseau maroco-espagnol démantelé    Industrie culturelle: Les premières mesures avant la stratégie    Achraf Hakimi débarque à l'Inter Milan    "Night Walk" : Premier long métrage marocain distribué à Hollywood    Les stars de la musique appellent à sauver la scène britannique    Tom Hanks : Je ne sais pas quand est ce que je vais pouvoir reprendre mon travail    L'EN de futsal se hisse au 24è rang mondial    Les allégations algéro-polisariennes mises à nu devant le CDH    Les prix font un bond de 2,9% dans la métallurgie en mai    L'ouverture des frontières espagnoles aux Marocains conditionnée par la réciprocité    Rapatriement d'un nouveau groupe de Marocains bloqués en Egypte    Le Maroc appelle l'Unesco à plancher sur un multilatéralisme innovant, pragmatique et inclusif    L'ANP et l'AFD renforcent leur partenariat pour un développement durable et compétitif des ports    Le Maroc demande officiellement à Amnesty International d'apporter la preuve de ses accusations    Exposé de Mohamed Benabdelkader sur le schéma directeur de la transformation digitale du système judiciaire    L'ovalie nationale est plus que jamais sur la touche    Crise du Covid-19: le Maroc salué par la Commission européenne    Bourita: le Maroc ne peut accepter les allégations sans preuves claires    «En créer l'atmosphère nécessaire, d'unité et d'enthousiasme»    Mise à nu de la propagande de l'Algérie et du «Polisario» sur les droits de l'Homme au Sahara    Les médias palestiniens se félicitent de l'initiative du Premier secrétaire de l'USFP    Macron nomme Jean Castex nouveau premier ministre    Le groupe BCP dévoile une nouvelle organisation pour soutenir sa dynamique    Très touchée par La pandémie l'Espagne revient a La vie    Coronavirus: 319 nouveaux vendredi 3 juillet à 18 heures, 9160 guérisons au total    Premier League: Manchester City corrige Liverpool!    Quand les footballeurs marocains font le bonheur des clubs égyptiens    Liga: le Real Madrid creuse l'écart, Messi veut claquer la porte!    «L'art pour l'espoir»: 27 regards à l'ère de la pandémie    L'Espagne maintiendra les frontières avec le Maroc et l'Algérie fermées par manque de réciprocité    Le roi Mohammed VI a écrit au président biélorusse    Libération de dix humanitaires au Niger après deux semaines de captivité    France: Jean Castex Premier ministre à la place d'Edouard Philippe    Plus de 150 Marocains rapatriés d'Egypte    Bac à Casablanca: la belle initiative du caïd de Sbata (VIDEO)    A la demande du gouvernement, RAM devra céder 20 appareils et donc réduire ses effectifs du tiers    Coronavirus au Maroc-Situation à 10h: 246 nouveaux cas, 13.215 au total    Bac au Maroc: l'épreuve d'arabe a fuité sur Facebook    Un PJDiste ose : « Les Amazighs et les Juifs marocains d'Israël sont des traitres »    Remaniement : le Premier ministre français Édouard Philippe démissionne, son remplaçant désigné dans quelques heures    Le beau message de Bachir Abdou à Saad Lamjarred (PHOTO)    « Folle de lui » de TiiwTiiw & LACRIM enflamme la toile    Ali Essafi et Tala Hadid rejoignent l'Académie des Oscars    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





S&P s'inquiète pour le secteur bancaire
Publié dans Les ECO le 19 - 10 - 2012

L'économie nationale traverse une mauvaise passe et ceci rejaillit au niveau de tous les secteurs. C'est de toute évidence ce que vient de confirmer la notation des risques sectoriels du pays, que vient de publier l'agence de notation Standard & Poor's. Une semaine après avoir revu à la baisse la notation pour les perspectives du pays, S&P a, en effet, dévoilé hier ses différentes appréciations sur le secteur bancaire et industriel national. Dans l'ensemble, le Maroc a pu sauver la face cette fois, mais les incertitudes qui planent à l'horizon restent encore persistantes.
S&P a ainsi maintenu le Country Risk Assessment (BICRA) pour le Maroc, qui consolide sa position dans le groupe «7», selon l'échelle du cabinet international. Dans les détails, les deux composantes principales du BICRA ont été pourtant révisées. Il s'agit du risque économique, dont le score a été rabaissé de '8' à '7', et du risque industriel qui a été rehaussé de '5' à '6'. Selon les explications données par les analystes : «Le ralentissement attendu de l'économie freinera la demande de crédits et par conséquent risquera de limiter les déséquilibres économiques». Cependant, dans le même temps, l'agence souligne que la liquidité dans le système bancaire marocain s'est détériorée au cours des dernières années en raison d'une augmentation rapide des prêts sans une augmentation proportionnelle de la base des dépôts.
Justifications
«Les déséquilibres économiques qui se sont construits au Maroc au cours de la dernière décennie ont été réduits», justifie S&P dans son analyse pays, prenant exemple sur les prix immobiliers qui sont globalement restés stables au cours des quatre dernières années ainsi que la demande de crédit qui s'est ralentie après des années de forte hausse. La croissance du crédit privé, en moyenne de 15%, au cours des cinq dernières années, s'est également ralentie «en raison des normes de souscription des banques plus prudentes et une plus faible croissance économique».
Le Maroc est fortement tributaire de la tendance économique de l'UE et ce facteur, conjugué à une prévision d'un ralentissement de la croissance du PIB réel du Maroc à 3% en 2012, freinera la demande de crédit, prévient S&P. Le risque économique, pour le Maroc, dans la catégorie «déséquilibres économiques» passe donc de «haut risque» à «risque intermédiaire». S'agissant de l'aspect «résilience économique» et du «risque de crédit dans l'économie», ils sont demeurés inchangés au niveau «risque très élevé». Pour le risque industriel, c'est la détérioration des liquidités dans le système bancaire marocain, ces dernières années, qui justifie la révision de la notation. Même si l'agence a souligné que «le profil de financement des banques nationales demeure solide», elle s'attend néanmoins à une baisse, au fil du temps, du ratio de capitalisation, en raison d'une «augmentation sensible des prêts, sans une augmentation proportionnelle de la base des dépôts». S&P s'attend également à une contraction du flux total des dépôts expatriés marocains, qui représentaient environ 20% des dépôts du système en mars 2012, une baisse qui sera consécutive à la poursuite de la récession en Europe.
En clair, pour S&P, la principale inquiétude pour le secteur industriel marocain sera relative au risque de problèmes de liquidités, même si les mesures prises dernièrement par la Banque centrale sont de nature à atténuer l'impact de ce risque. Pour rappel, l'analyse BICRA est destinée à comparer les systèmes financiers et bancaires mondiaux. Pour chaque pays, elle couvre les institutions financières notées et non notées, qui reçoivent des dépôts, accordent des crédits, ou sont engagées dans les deux activités à la fois. Un score BICRA est calculé à partir d'une échelle de 1 à 10, allant du risque le plus bas des systèmes bancaires (groupe '1 ‘) au risque le plus élevé (groupe '10′). Le Maroc partage la même notation que des pays comme l'Indonésie, la Jordanie, le Portugal ou la Russie. Dans le contexte actuel, le maintien de la notation du pays dans le «groupe 7» constitue une relative performance, quand on sait que la plupart des pays voisins ou concurrents (Tunisie, Egypte ou Nigeria) ont été, récemment, reclassés dans le groupe 8.
Lire aussi : Banques islamiques, ça urge !


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.