Revue de presse ce vendredi 20 mars 2026    Les Bourses asiatiques plongent    Le Roi Mohammed VI accomplit la prière de l'Aïd Al-Fitr à Rabat    Mondial 2026 : la FIFA rejette la demande de l'Iran de délocaliser ses matchs    CAN 2025 : Hugo Broos valide la décision de la CAF et soutient le Maroc    Ballon d'Or africain : Brahim Diaz pourrait mettre tout le monde d'accord    Plus de 3 tonnes de Chira saisies au port de Tanger Med    SM le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplit la prière de l'Aïd Al Fitr à la mosquée "Ahl Fès" à Rabat    Marché des changes : la paire USD/MAD s'apprécie de 1,27%    Bourse : OPCVM et investisseurs marocains dominent les échanges au T4-2025    Le Roi Mohammed VI adresse des cartes de vœux aux Chefs d'État des pays islamiques à l'occasion de l'Aïd Al Fitr    Le Conseil de la FIFA entérine les dates du prochain Mondial féminin U-17, prévu au Maroc    Guerre en Iran : les États-Unis sans calendrier, l'Europe appelle au moratoire    Le temps qu'il fera ce vendredi 20 mars 2026    Aïd Al-Fitr : La NARSA appelle tous les usagers de la route à redoubler de vigilance    Le Maroc célèbre Aïd Al Fitr vendredi    Aïd Al Fitr : Grâce Royale au profit de 1201 personnes    Liberté de choix pour Bouaddi entre le Maroc et la France : le sélectionneur français clarifie sa position    La fermeture du détroit d'Ormuz : quel impact sur l'économie mondiale et sur le Maroc ?    Le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplira vendredi la prière de l'Aïd Al Fitr à la mosquée "Ahl Fès" à Rabat    Algérie : Une ONG marocaine des droits humains condamne la fermeture de «SOS Disparus»    Mobilité électrique : Gitex Africa expose les dernières technologies    Fertilizantes: Con la crisis en Oriente Medio, la India aumentará sus importaciones desde Marruecos    European Commission clarifies Western Sahara exports to EU markets    Taroudant : vol avec violence mortelle, un individu interpellé    Motsepe défend l'indépendance de la justice de la CAF    CAN 2025. La FRMF insiste sur le respect des règles    Biochimie et nutrition : un symposium d'envergure internationale prévu à Casablanca    «Porte Bagage» triomphe à Bergamo et consacre une nouvelle voix du cinéma marocain    Ouahbi names 28-man Morocco squad for Ecuador, Paraguay friendlies    Officiel : Issa Diop convoqué avec les Lions de l'Atlas    Les Etats-Unis annoncent des mesures visant à faciliter le commerce de pétrole    Séisme d'Al Haouz : Aziz Akhannouch accélère la reconstruction    Produits du Sahara : Bruxelles précise le poids réel des exportations vers l'UE    ONDA: Marrakech-Ménara sacré meilleur aéroport régional d'Afrique    Virgin Limited Edition to open new luxury hotel in Marrakech in 2027    AEGIS Ventures accélère sa stratégie au Maroc avec l'intégration de SEKERA    Carte de l'artiste : les demandes déposées jusqu'au 31 décembre 2025 examinées    UNESCO : Medellín, en Colombie, désignée Capitale mondiale du livre 2027    FESMA 2026 : Lomé au cœur des saveurs africaines    Quand tombe l'Aïd al-Fitr ? Le ministère des Habous dévoile la date de l'observation du croissant de Chawwal    Alboran Sea: A 4.9 magnitude earthquake felt in Morocco    Sénégal : Après la décision de la CAF, l'ambassade du Maroc appelle au calme    Enfant enlevé et torturé à Tindouf: des ONG saisissent le Conseil des droits de l'homme    Film : Rire, couple et quiproquos au cœur d'une comédie marocaine    Deux générations du gospel nigérian réunies dans un nouveau single    Berklee at Gnaoua and World Music Festival : Les candidatures à la 3e édition sont ouvertes    Oscars 2026 : « One Battle After Another » et «Sinners» dominent la cérémonie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



S&P s'inquiète pour le secteur bancaire
Publié dans Les ECO le 19 - 10 - 2012

L'économie nationale traverse une mauvaise passe et ceci rejaillit au niveau de tous les secteurs. C'est de toute évidence ce que vient de confirmer la notation des risques sectoriels du pays, que vient de publier l'agence de notation Standard & Poor's. Une semaine après avoir revu à la baisse la notation pour les perspectives du pays, S&P a, en effet, dévoilé hier ses différentes appréciations sur le secteur bancaire et industriel national. Dans l'ensemble, le Maroc a pu sauver la face cette fois, mais les incertitudes qui planent à l'horizon restent encore persistantes.
S&P a ainsi maintenu le Country Risk Assessment (BICRA) pour le Maroc, qui consolide sa position dans le groupe «7», selon l'échelle du cabinet international. Dans les détails, les deux composantes principales du BICRA ont été pourtant révisées. Il s'agit du risque économique, dont le score a été rabaissé de '8' à '7', et du risque industriel qui a été rehaussé de '5' à '6'. Selon les explications données par les analystes : «Le ralentissement attendu de l'économie freinera la demande de crédits et par conséquent risquera de limiter les déséquilibres économiques». Cependant, dans le même temps, l'agence souligne que la liquidité dans le système bancaire marocain s'est détériorée au cours des dernières années en raison d'une augmentation rapide des prêts sans une augmentation proportionnelle de la base des dépôts.
Justifications
«Les déséquilibres économiques qui se sont construits au Maroc au cours de la dernière décennie ont été réduits», justifie S&P dans son analyse pays, prenant exemple sur les prix immobiliers qui sont globalement restés stables au cours des quatre dernières années ainsi que la demande de crédit qui s'est ralentie après des années de forte hausse. La croissance du crédit privé, en moyenne de 15%, au cours des cinq dernières années, s'est également ralentie «en raison des normes de souscription des banques plus prudentes et une plus faible croissance économique».
Le Maroc est fortement tributaire de la tendance économique de l'UE et ce facteur, conjugué à une prévision d'un ralentissement de la croissance du PIB réel du Maroc à 3% en 2012, freinera la demande de crédit, prévient S&P. Le risque économique, pour le Maroc, dans la catégorie «déséquilibres économiques» passe donc de «haut risque» à «risque intermédiaire». S'agissant de l'aspect «résilience économique» et du «risque de crédit dans l'économie», ils sont demeurés inchangés au niveau «risque très élevé». Pour le risque industriel, c'est la détérioration des liquidités dans le système bancaire marocain, ces dernières années, qui justifie la révision de la notation. Même si l'agence a souligné que «le profil de financement des banques nationales demeure solide», elle s'attend néanmoins à une baisse, au fil du temps, du ratio de capitalisation, en raison d'une «augmentation sensible des prêts, sans une augmentation proportionnelle de la base des dépôts». S&P s'attend également à une contraction du flux total des dépôts expatriés marocains, qui représentaient environ 20% des dépôts du système en mars 2012, une baisse qui sera consécutive à la poursuite de la récession en Europe.
En clair, pour S&P, la principale inquiétude pour le secteur industriel marocain sera relative au risque de problèmes de liquidités, même si les mesures prises dernièrement par la Banque centrale sont de nature à atténuer l'impact de ce risque. Pour rappel, l'analyse BICRA est destinée à comparer les systèmes financiers et bancaires mondiaux. Pour chaque pays, elle couvre les institutions financières notées et non notées, qui reçoivent des dépôts, accordent des crédits, ou sont engagées dans les deux activités à la fois. Un score BICRA est calculé à partir d'une échelle de 1 à 10, allant du risque le plus bas des systèmes bancaires (groupe '1 ‘) au risque le plus élevé (groupe '10′). Le Maroc partage la même notation que des pays comme l'Indonésie, la Jordanie, le Portugal ou la Russie. Dans le contexte actuel, le maintien de la notation du pays dans le «groupe 7» constitue une relative performance, quand on sait que la plupart des pays voisins ou concurrents (Tunisie, Egypte ou Nigeria) ont été, récemment, reclassés dans le groupe 8.
Lire aussi : Banques islamiques, ça urge !


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.