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Mort de Mustapha Sidi El Bachir : disparition naturelle ou liquidation ?
Publié dans Hespress le 02 - 01 - 2026

En ce vendredi 2 janvier 2026, le décès de Mustapha Ali Sidi El Bachir, figure influente du polisario et critique rare du discours officiel, relance les interrogations. Officiellement imputée à une dégradation de son état de santé, sa disparition survient dans un contexte de tensions internes, laissant plusieurs observateurs pointer des zones d'ombre autour de cette fin et d'une parole dissidente étouffée à Tindouf.
L'annonce, en ce vendredi 2 janvier 2026, du décès de Mustapha Ali Sidi El Bachir, figure centrale et longtemps influente du polisario, a immédiatement suscité une vague de réactions et d'interrogations. Officiellement attribuée à une dégradation de son état de santé, sa mort survient toutefois dans un contexte marqué par de lourdes tensions internes, au point que plusieurs observateurs évoquent une disparition aux contours troublants.
Membre du secrétariat général du polisario et détenteur de soi-disant "portefeuilles ministériels", Mustapha Ali Sidi El Bachir occupait une position singulière au sein de l'appareil dirigeant du Front séparatiste. En 2021, il s'était notamment distingué par une parole publique rare, rompant frontalement avec le discours officiel. Lors d'une rencontre à Paris, il avait reconnu sans détour ne pas être un véritable ministre, qualifiant la prétendue "rasd" d'entité sans existence étatique réelle et dénonçant l'illusion entretenue depuis des décennies autour d'institutions fictives.
Ces déclarations, filmées et largement relayées, avaient provoqué un profond malaise au sein du Front, ainsi que chez son parrain algérien. Loin de se rétracter, Mustapha Ali Sidi El Bachir avait ensuite réaffirmé ses positions, y compris au sein des camps, allant jusqu'à appeler publiquement à abandonner le mirage d'un État inexistant et à regarder en face la réalité vécue à Tindouf : dépendance totale de la tutelle algérienne, absence de pouvoir décisionnel et épuisement d'une population enfermée dans l'attente.
Pour de nombreux analystes familiers du fonctionnement interne des camps, cette liberté de ton avait fait de lui une figure encombrante. Elle exposait au grand jour des vérités que la direction du polisario et l'Algérie s'efforce habituellement de contenir : la centralisation extrême des décisions, la marginalisation des cadres critiques et la difficulté à tolérer toute dissidence. Dans ce contexte, sa mise à l'écart progressive, marquée notamment par des restrictions de déplacement et une raréfaction de ses apparitions publiques, n'était pas passée inaperçue.
Son état de santé se serait brusquement détérioré au cours des dernières semaines. Selon des informations relayées dans les camps, il aurait d'abord été pris en charge localement, puis transféré vers une structure hospitalière en dehors de Tindouf. La communication autour de cette hospitalisation est restée extrêmement limitée, alimentant les interrogations sur ce à quoi il est réellement confronté.
Sans formuler d'accusations directes, plusieurs observateurs soulignent que la chronologie de ces événements s'inscrit dans un schéma déjà observé par le passé : celui de figures internes devenues gênantes, dont la disparition est ensuite expliquée par des causes médicales, sans qu'aucun éclairage indépendant ne vienne lever les zones d'ombre. Dans un environnement fortement contrôlé, notent-ils, les trajectoires individuelles échappent rarement aux équilibres imposés d'en haut, soit depuis Alger.
Au-delà des circonstances exactes de sa mort, la disparition de Mustapha Ali Sidi El Bachir marque surtout l'extinction d'une voix dissonante au sein du polisario. Pour les observateurs, elle renforce le sentiment que toute remise en cause publique du récit officiel se paie cher, et que le prix de la parole libre, à Tindouf, demeure élevé.


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