Le coup d'envoi est donné. Conformément au calendrier arrêté par le Conseil d'administration du 5 mars, l'appel à candidatures pour la présidence nationale de la CGEM s'ouvre ce 11 mars. Les postulants ont jusqu'au 14 mai pour briguer la succession de Chakib Alj à la tête du patronat marocain. Derrière les échéances électorales, ce sont les grands dossiers économiques du prochain mandat qui se dessinent. Aujourd'hui marque l'entrée officielle en campagne pour la présidence de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc. L'appel à candidatures, validé à l'unanimité par le Conseil d'administration réuni le 5 mars, est désormais ouvert. Les prétendants à la succession de Chakib ALJ ont jusqu'au 14 mai prochain pour convaincre les adhérents de la confédération de leur confier les rênes du patronat pour le mandat 2026-2029. Un calendrier électoral désormais calé Les grandes étapes sont fixées. Après l'ouverture de la campagne ce 11 mars, une réunion de validation des candidatures permettra d'arrêter la liste définitive des postulants. Le verdict final interviendra le 14 mai lors de l'Assemblée Générale Ordinaire Elective. Entre-temps, un Comité de suivi du processus électoral, dont la composition a été arrêtée lors du dernier Conseil d'administration, veillera à la régularité des opérations et à l'équité de traitement entre les candidats. Une instance dont le rôle sera d'autant plus crucial que la période de campagne s'annonce dense. Les chantiers qui attendent le prochain président Dans son mot d'ouverture du 5 mars, le président sortant a dressé un état d'avancement des réformes économiques menées sous son mandat. Plusieurs dossiers ont abouti ou connu des progrès significatifs, notamment la loi sur la grève, l'activation du dispositif TPME de la charte d'investissement, la loi de finances 2026, l'évolution du régime des changes, l'accompagnement des entreprises en matière de financement, ou encore la dynamisation de la Bourse de Casablanca. Mais le prochain locataire de la présidence héritera également de dossiers toujours en cours, et non des moindres. Chakib Alj a lui-même évoqué les réformes structurantes attendues, au premier rang desquelles la révision du Code du travail, la réforme de la formation professionnelle et celle de la retraite. Trois sujets sensibles qui requerront une capacité de dialogue et de négociation avec les partenaires sociaux et les pouvoirs publics. Trois chantiers également sur lesquels les candidats devront se positionner clairement. Au-delà des textes, un contexte économique à surveiller Si les réformes législatives et réglementaires constituent le cœur de l'agenda revendicatif du patronat, le prochain président devra également composer avec un environnement économique en constante évolution. Compétitivité des entreprises dans un contexte international incertain, transition énergétique et décarbonation de l'industrie, intégration africaine comme relais de croissance, accès aux financements pour les TPME… autant de sujets sur lesquels les adhérents attendront des positions claires et une force de proposition. À cela, s'ajoute une dimension de représentation. Le futur président devra incarner le patronat marocain auprès des pouvoirs publics, certes, mais aussi sur la scène internationale, dans un moment où l'attractivité du Maroc et sa place dans les chaînes de valeur mondiales sont plus que jamais stratégiques. Un mandat sous le signe de la continuité ou de la rupture ? La campagne qui s'ouvre ce 11 mars sera l'occasion pour les candidats de décliner leur vision et leurs priorités pour les trois prochaines années. D'ici au 14 mai, ils auront deux mois pour convaincre les quelque 4.000 adhérents directs et les fédérations que c'est bien eux qui doivent porter les couleurs du patronat marocain. Entre continuité des chantiers engagés et rupture sur la méthode ou les priorités, les lignes se dessineront progressivement. Ce qui est certain, c'est que le prochain président aura la lourde tâche de poursuivre la modernisation du dialogue social et de porter la voix des entreprises dans un contexte économique qui ne laisse aucun répit.