Le développement hôtelier en Afrique atteint un niveau record. Selon le rapport 2026 de W Hospitality Group, le continent compte près de 124.000 chambres d'hôtels en projet. Dans ce paysage en pleine expansion, le Maroc se distingue comme le deuxième marché africain, confirmant son attractivité croissante pour les investisseurs internationaux du tourisme. Le secteur hôtelier africain connaît une phase d'expansion soutenue, portée par la reprise du tourisme international, la montée en puissance de nouvelles destinations et l'intérêt croissant des investisseurs. Selon le rapport "Hotel Chain Development Pipelines in Africa 2026" publié par le cabinet spécialisé W Hospitality Group, le continent totalise désormais 123.846 chambres en développement réparties dans 675 projets hôteliers, un niveau record. Cette dynamique représente une hausse de 18,6 % par rapport à l'année précédente, témoignant d'un regain d'investissement dans l'hôtellerie africaine après plusieurs années marquées par les effets de la pandémie. Dans ce paysage en pleine transformation, l'Egypte et le Maroc dominent largement la carte du développement hôtelier en Afrique. Ensemble, les deux pays concentrent plus de 45 % des chambres actuellement en projet sur le continent. Le Maroc, deuxième marché hôtelier en développement Avec 10.606 chambres en développement, le Maroc se classe deuxième en Afrique derrière l'Egypte, qui conserve une position largement dominante avec 45.984 chambres réparties sur 185 projets. Cette performance confirme l'attractivité du Royaume pour les investisseurs du secteur touristique. Elle s'inscrit dans une stratégie nationale visant à renforcer l'offre d'hébergement, à accompagner la croissance du tourisme et à préparer les grands événements internationaux à venir, notamment la Coupe du monde 2030, que le Maroc coorganisera avec l'Espagne et le Portugal. Au-delà du Maroc et de l'Egypte, plusieurs pays africains figurent également parmi les marchés les plus actifs en matière de développement hôtelier. C'est le cas du Nigeria (8.480 chambres), du Kenya (6.190), de l'Ethiopie (5.964), du Cap-Vert (4.328), de la Tunisie (4.189), de la Tanzanie (4.159), de l'Afrique du Sud (4.136) et du Ghana (3.942). Au total, les dix principaux marchés africains concentrent près de 79 % des chambres en développement, illustrant une forte concentration géographique des investissements. Pour Trevor Ward, directeur général de W Hospitality Group, les chiffres montrent que l'expansion du secteur hôtelier africain est largement portée par « un nombre limité de marchés très performants ». Si l'Afrique du Nord domine en volume de projets, l'Afrique de l'Est se distingue par la rapidité d'avancement des chantiers. L'Ethiopie et le Kenya affichent ainsi près de 80 % de leurs projets déjà en construction, suivis par la Tanzanie, où environ 77,5 % des chambres en projet sont en phase de réalisation. Les grandes chaînes internationales en première ligne Le rapport souligne également la forte présence des grands groupes hôteliers internationaux dans le développement de l'offre touristique africaine. Marriott, Hilton, Accor, IHG et Radisson représentent à eux seuls près de 80 % des chambres actuellement en développement sur le continent. Cette domination confirme la volonté des grandes chaînes de renforcer leur présence en Afrique, un marché considéré comme l'un des plus prometteurs pour la croissance du tourisme mondial dans les prochaines décennies. La progression rapide des projets hôteliers traduit non seulement la reprise du tourisme mais aussi l'importance croissante du secteur pour les économies africaines. L'hôtellerie constitue en effet un levier majeur de création d'emplois, de développement des infrastructures et d'attractivité des destinations. Une analyse approfondie de ces tendances sera présentée lors du Future Hospitality Summit Africa, prévu à Nairobi du 31 mars au 1er avril, où investisseurs, opérateurs et décideurs du secteur examineront les perspectives de développement de l'hôtellerie sur le continent.