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Le plan pélagique fait des vagues
Publié dans Les ECO le 17 - 02 - 2010

Le tout nouveau plan d'aménagement pour les pêcheries pélagiques ne fait pas l'unanimité. Présenté récemment aux professionnels (les chambres maritimes) par le ministère de tutelle, ce plan, censé proposer une stratégie de gestion des stocks nationaux de pélagique (sardine, chinchard, maquereau...), suscite déjà plusieurs critiques. Lundi et mardi, deux réunions ont eu lieu à Rabat et Casablanca entre armateurs et pêcheurs pour prendre une position commune vis-à-vis de ce plan. Dimanche, l'Association des industriels et armateurs de Dakhla (Assiap) et l'Association des industriels des produits de la mer de Oued Eddahab se sont fendues d'un communiqué commun. Les deux structures y fustigent la nouvelle mouture du département de la pêche. Pour elles, ce plan «ne contribue pas au développement de la région et ne tient pas compte du développement économique de la région», affirme Houmaid Hammoudi, président de l'Assiap.
Le détail du plan d'aménagement
L'origine des faits remonte à cette réunion du 8 février dernier. Il s'agissait de la première réunion du Comité de pilotage de la stratégie Halieutis (pour le développement du secteur de la pêche). Le ministre de tutelle devait exposer aux professionnels le détail de sa stratégie. Mais, à la grande surprise des professionnels, l'ordre du jour ne contenait qu'un seul point : un exposé du nouveau plan d'aménagement de la pêche au pélagique. Rappelons que les petits pélagiques représentent plus de 80% des captures réalisées dans la zone économique marocaine. Mieux, le Maroc détient le stock le plus important de sardine Pilchardus Walbum, espèce mondialement reconnue pour sa qualité exceptionnelle. Et c'est au niveau de l'Atlantique sud (zone C) que les stocks sont plus important. Le nouveau plan d'aménagement de Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture et de la pêche maritime, mise sur ce stock, sous-exploité selon le département de tutelle, pour créer des pôles économiques et valoriser cette pêcherie, tout en générant de l'emploi. «Akhannouch aspire à encourager une intégration entre l'amont et l'aval du secteur par des groupements/partenariats armateurs et industriels. L'objectif est de débarquer la totalité des captures dans les ports marocains», indique cette source au département de la pêche.
Le Plan a également réparti les côtes marocaines en 5 zones de pêches (et non quatre) : zone Méditerranée, zone Atlantique Nord, zone atlantique A, zone atlantique B, zone atlantique C (voir graphique). Mais c'est au niveau de la zone C (sud du Maroc) que les yeux sont tournés, car les autres zones, après des années de surexploitation, sont presque asséchées. Le plan d'aménagement répartit les quotas selon un TAC (taux admissible des captures) à hauteur de 1,8 million de tonnes. Le TAC par unité d'aménagement sera réparti en quota individuel par navire de pêche.
Groupement armateurs/industriels
Le plan pélagique table sur une biomasse de 10,4 millions de tonnes, à l'horizon 2020. Son exploitation est répartie dans le temps en trois phases. Au bout de la deuxième, en 2015, la congélation à bord va disparaître. Les armateurs seront obligés de ne débarquer que du poisson frais. «C'est en totale contradiction avec les objectifs de la stratégie même d'Halieutis. La congélation signifie la maîtrise de la chaîne. Les armateurs seront tout simplement à la merci des industriels», fulmine cet armateur de la pêche côtière. Selon lui, les armateurs n'auront plus la possibilité de choisir leurs clients parmi les industriels ou de négocier les prix de vente de leurs cargaisons.
Pour Houmaid Hammoudi, le plan rapporte certes quelques éléments positifs. «Sauf qu'il s'agit d'un plan d'aménagement qui concerne le stock de notre région et pourtant personne ne nous a consultés pour son élaboration. Nous sommes pourtant les premiers concernés par les mesures de ce plan !», fait-il remarquer. La région du sud a été longtemps pénalisée par le manque d'infrastructures pour débarquer les pêcheries de la région. Le plan d'aménagement prévoit la construction d'un grand port dans la région, mais aucune date n'a été fixée.
Eviter le scénario de Safi
Le port de Safi était considéré comme l'un des premiers ports sardiniers au monde. Après des années de surexploitation, la ressource s'est raréfiée et des dizaines d'usines ont dû mettre la clé sous le paillasson. Les ressources des stocks «A» et «B» (Côte nord-Atlantique et Méditerranée) étaient pratiquement à sec, surexploitation oblige. La faute à qui ? À l'absence d'un plan de gestion des pêcheries et du manque de planification du côté de la tutelle. Il a fallu que la catastrophe se produise pour qu'une première ébauche de plan voie le jour en 2007, du temps où Mohand Laenser était ministre de la Pêche. Le quota total fixé à l'époque par le ministère était d'un million de tonnes, réparties entre les différentes filières (conserve, consommation, congélation, farine). Après vérification auprès des professionnels, l'on saura qu'en vérité, le quota ne portera que sur 530.000 tonnes du stock «C», puisque le différentiel, soit 470.000 tonnes, a déjà été affecté. En effet, les deux accords de pêche avec l'Union européenne et la Russie prévoient des quotas de 60.000 et 120.000 tonnes respectivement. À cela s'ajoutent des quotas alloués aux unités de congélation de Dakhla (200.000 t) et de Laâyoune (90.000 t). «Les stocks A et B ont été asséchés par manque de vision des ministres qui se sont succédé à la tête du département de la pêche», témoigne un fin connaisseur du secteur. Ces stocks ont participé à l'émergence du premier pôle de pêche au Maroc, celui de Safi durant les années 90, en déclin aujourd'hui, pour manque de ressources.


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