La France a commencé à durcir les conditions d'entrée sur son territoire pour certains responsables algériens, en réaction au refus persistant d'Alger de réadmettre 120 de ses ressortissants sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), a déclaré mercredi la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas. «Il ne vous a pas échappé que le ministre de l'intérieur était de plus en plus allant pour prendre des dispositions plus fermes envers notamment la diplomatie algérienne», a affirmé Mme Primas, à l'issue du conseil des ministres, avant de préciser : «C'est ce qu'il est en train de faire, notamment sur un certain nombre de dignitaires algériens pour lesquels les conditions pour se déplacer en France vont être alourdies et plus difficiles.» Mme Primas a ajouté que «la France demande aussi la libération de l'écrivain Boualem Sansal et du journaliste Christophe Gleizes», deux ressortissants français dont la détention en Algérie fait l'objet de vives préoccupations diplomatiques. «Nous sommes dans un rapport de force également avec l'Algérie sur cette question», a-t-elle insisté. Selon le quotidien Le Figaro, 53 personnes de nationalité algérienne refoulées d'Algérie ont été reconduites en France entre mars et le 22 juillet, dont quatre au cours des derniers jours, en dépit des injonctions répétées du ministre de l'intérieur Bruno Retailleau en faveur d'une politique plus rigoureuse.