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Le rêve américain s'exporte au Maroc
Publié dans Le Soir Echos le 31 - 10 - 2011

Deux jours durant, de jeunes entrepreneurs ont rencontré des hommes d'affaires américains. Mentorat et coaching ont été les maîtres mots de cette rencontre. Objectif : renforcer l'esprit d'entrepreneuriat et d'innovation chez nos jeunes en leur livrant des recettes à l'américaine.
Le rêve américain a été au rendez-vous au Maroc tout au long de deux jours. Du 27 au 28 octobre courant, une délégation américaine s'est rendue à Casablanca pour initier les jeunes marocains à l'esprit entrepreneurial et à l'innovation. La mission parrainée par le Partenariat des Etats-Unis, avec l'Afrique du Nord pour les opportunités économiques – Partenaires pour un nouveau départ (PNB – NAPEO) et gérée par le Programme d'entrepreneuriat mondial du Département d'Etat américain (Global Entrepreneurship Program), se rendra également en Algérie et en Tunisie.
La délégation composée de douze entrepreneurs et nouveaux investisseurs américains au Maroc a saisi l'occasion pour partager son expérience outre-mer, mais aussi pour s'enquérir des projets de startups présentés par une quinzaine de jeunes entrepreneurs marocains tout au long de brèves séances de présentations et d'ateliers de mentorat.
Les Marocains sous-exploitent à ce jour l'Accord de libre échange signé avec les Etats-Unis.
Pour Ahmad Chebbani, Libanais ayant fait carrière aux Etats-Unis depuis 25 années et cofondateur de la Chambre de Commerce Américano-arabe et de Tech Town Detroit Incubator (pépinière), les Marocains regorgent d'idées innovantes : « En participant à cette délégation j'étais agréablement surpris et impressionné par l'esprit d'innovation et du potentiel assez important dont font preuve les jeunes participants à cette initiative. La seule chose qui leur manque pour prendre leur envol, ce sont les ressources, notamment financières, mais aussi en terme de savoir-faire».
Ressources en manque
Dans la réalité de tous les jours, les PME font face à l'absence ou au manque d'enthousiasme, affichés par les banques, lorsqu'il s'agit de leur financement. Un point de vue que Craig Hanson ne partage pas avec l'audience. Selon cet associé à Next World Capital, société internationale de capital-risque, «les startups et les jeunes entrepreneurs américains ne recourent pas aux banques pour financer le démarrage de leurs entreprises, mais font appel à des fonds de capital risque ou à des business angels». Deux concepts qui peinent à trouver leur place de premier financeur de projets sur le marché marocain, malgré la disponibilité de fonds si l'on se réfère aux dernières statistiques de l'Association Marocaine des Investisseurs en Capital (AMIC).
En effet, 2,6 milliards DH sont investis pour un montant total de fonds levés de 7,2 milliards de DH. Hanson relate un point important quant à ce décalage en précisant que «même aux Etats-Unis, la maturité du secteur du capital investissement a pris plusieurs décennies. Ce qui fait que la mise en place d'une telle industrie est un échec fulgurant dans certains pays. Cette dernière a besoin de plus de temps que d'autres pour atteindre sa maturité».
Opportunité sous exploitée
Par ailleurs, Driss R. Tamsamani, Marocain expatrié aux Etats-Unis, directeur de la veille stratégique (Business intelligence analytics et vice-président directeur marketing à Citigroup Global Transaction Services d'Amérique latine et du Mexique, a précisé que les Marocains sous-exploitent à ce jour l'Accord de libre échange signé avec les Etats-Unis. Hormis les technologies sur lesquels il se défend assez bien, il faudra surtout que le Maroc repense son image de marque outre-mer. Tel le cas de l'Inde ou de la Chine connus en tant que centre de technologie informatique, le Maroc pourra se distinguer par son secteur agricole. Le marché américain en est très demandeur et importe énormément de l'Espagne. Tamsamani précise toutefois que même si les normes américaines constituent la principale barrière au développement des exportations marocaines vers les Etats-Unis, rien n'empêche le Maroc de s'y conformer du moment qu'il réussit à en faire autant avec les normes européennes.
Les recettes de Chami
Clôturant les travaux de la première journée de cette rencontre, Ahmed Réda Chami, ministre du Commerce et de l'Industrie, a dressé un tableau peu reluisant de notre culture en matière d'entrepreneuriat. «Au Maroc, nous avons encore du chemin à faire. Le système éducatif bride l'esprit d'entrepreneuriat. De même qu'à la maison, nous sommes souvent assistés soit par une domestique, soit par nos parents, ce qui sclérose notre dynamisme et notre habilité à agir». Pour y remédier, Chami a souligné l'introduction de modules enseignant l'esprit d'entrepreneuriat. Un dispositif déjà disponible dans cinq universités, dont l'ISCAE. Mais au-delà de cette expérience, Chami insiste sur l'importance du changement du mode d'enseignement, car seuls les entrepreneurs sont capables de créer de l'emploi et de booster l'économie, à l'image des Etats-Unis, où 95 % du PIB est généré par les PME.


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