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À la découverte de la Hongrie | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 24 - 12 - 2012

Bien qu'il y ait une volonté de renforcer les relations bilatérales entre le Maroc et la Hongrie, celles-ci tardent à se traduire par des actions concrètes.
« Tout ce que savent les Marocains de la Hongrie, c'est que le sultan Souleiman est passé par là », lance Nourdine Benomar, ambassadeur du Maroc à Budapest, faisant référence à une série turque qui connait un franc succès auprès du public marocainent. Les propos de Benomar ne reflète pas uniquement une méconnaissance mutuelle des deux peuples mais à travers cela l'ambassadeur soulève également l'importance de la diplomatie culturelle. À l'heure où la recette de la diplomatie culturelle semble renforcer les relations maroco-turques, l'ambassadeur du Maroc milite pour l'application d'une approche similaire entre la Hongrie et le Maroc.
Pour Nourdine Benomar, il n'est pas indispensable de se lancer directement dans de grands projets de coopération bilatérale. Il suffit de commencer par des petits projets qui conduiraient par un effet boule de neige, à une multiplication des projets bilatéraux. Nourdine Benomar rappelle son expérience au Sultanat d'Oman où il a contribué à faire connaître la culture marocaine tout en initiant des projets économiques. Pour Benomar, l'art culinaire marocain, l'architecture et les produits du terroir, tels que l'huile d'argan sont des atouts inexploités par le Maroc en Europe centrale.
Un potentiel inexploité
La tour rouge du Palais de Rakoczy.
Depuis quelques mois, la volonté de coopération entre la Hongrie et le Maroc se confirme mais sa mise en application tarde. En mars dernier, une délégation de parlementaires hongrois a visité le Maroc. Le président de l'Assemblée nationale hongroise, Laszlo Kover, avait rencontré lors de cette visite le ministre de l'Economie, le chef du gouvernement et le ministre des Affaires étrangères.
Suite à son entretien en mars avec le chef du gouvernement, le président de l'Assemblée nationale hongroise s'était dit « optimiste » quant à l'avenir de la coopération entre le Maroc et la Hongrie qui disposent d'importantes potentialités de croissance, de ressources et d'atouts complémentaires, selon la MAP. La visite avait pour objectif de consolider la coopération bilatérale à tous les niveaux, économique, touristique, et diplomatique. Il s'agissait d'un premier pas pour consolider les relations économiques. D'ailleurs, lors de sa visite, Laszlo Kover avait rappelé l'importance des échanges diplomatiques dans le renforcement des relations économiques. À ce sujet, Nourdine Benomar déclare qu'en tant que diplomates, ils ont « facilité la mise en place d'un dialogue. Maintenant c'est aux parlementaires d'agir afin d'instaurer une diplomatie parlementaire ». Un conseil d'affaires maroco-hongrois (CAMH) existe déjà depuis décembre 2010. Présidé par Sandor Balogh, également président de l'Union Afrique-Hongrie (voir encadré), l'objectif du CAMH est de renforcer les relations d'affaires entre les deux pays, notamment en aidant les entreprises hongroises à trouver de nouveaux marchés dans « des zones inexploitées telle que l'Afrique ». Au Maroc, le CAMH estime qu'il existe « beaucoup de potentiel inexploité pour les hommes d'affaires hongrois ». En terme d'échange, les secteurs les plus prometteurs sont l'agroalimentaire pour le Maroc et la recherche scientifique (pharmaceutique et médicale) du côté hongrois.
De nombreux obstacles
Quelques pièces de la collection islamique au musée des arts appliqués de Budapest.
L'un des principaux obstacles au renforcement des relations économiques entre la Hongrie et le Maroc est l'octroi du visa, notamment pour les hommes d'affaires. Nourdine Benomar indique qu'en novembre, la Hongrie a facilité l'acquisition du visa aux hommes d'affaires qataris. Désormais, ces derniers font une demande de visa directement à leur arrivée à l'aéroport. Selon Benomar, faciliter l'acquisition du visa pour les hommes d'affaires marocains est une étape indispensable au renforcement des relations économiques. Autre obstacle majeur : l'absence de vols directs entre les capitales des deux pays. Un obstacle aussi bien au développement des affaires qu'au développement du tourisme. Du côté hongrois, la compagnie aérienne hongroise, Malév, a fait faillite en février 2012. Aux dernières nouvelles, des discussions sont en cours avec la Royal Air Maroc étudiant les possibilités de lancer des vols directs vers Budapest, selon le président du Conseil d'Affaires Maroco-hongrois.
La ville de Budapest est issue de la fusion en 1873 de trois communues: Buda, Pest et Obuda.
« L'ouverture globale » hongroise
Au-delà des avantages bilatéraux qui pourraient résulter d'un renforcement des relations maroco-hongroises, les deux pays pourraient bénéficier de leurs positions stratégiques respectives, que ce soit en Europe pour la Hongrie, ou en Afrique et dans le monde arabe pour le Maroc. La politique étrangère hongroise s'oriente d'ailleurs de plus en plus vers l'ouverture à l'international, au-delà des frontières européennes. Le pays s'est lancé dans une politique dite « d'ouverture globale ». « Nous souhaitons que la Hongrie soit active en dehors de la région UE, en termes de relations économiques, d'échanges de savoir-faire, de coopération scientifique et de relations sociales », indique Szalbocs Takacs, Secrétaire d'Etat aux affaires étrangères. « Nous souhaitons poursuivre une politique beaucoup plus stratégique », ajoute-t-il. Le Secrétaire d'Etat rappelle que la Hongrie n'a pas été uniquement observateur du printemps arabe mais que le pays était également à la présidence de l'Union européene au moment où les révoltes ont éclaté. Jusqu'à il y a quelques semaines, la Hongrie était l'un des rares pays européens à avoir une représentation diplomatique en Syrie. L'intérêt de la Hongrie pour le monde arabe et l'Afrique est de plus en plus évident. Et c'est dans ce cadre là que les relations avec le Maroc peutvent agir en tant que plateforme pour la Hongrie en Afrique et dans le monde arabe, de même que la Hongrie pourrait être une plateforme pour le Maroc en Europe centrale et Europe de l'Est.
L'Union Afrique-Hongrie
L'Union Afrique-Hongrie (AHU) est une ONG humanitaire basée à Budapest avec pour objectif la mise en place de programmes d'aide éducative et caritative pour les peuples défavorisés d'Afrique. AHU agit en faveur de la scolarisation et de la lutte contre les maladies. L'ONG effectue des missions médicales régulières en Afrique. Au Maroc, AHU distribue annuellement, depuis 2009, des dons à des villages du Haut-Atlas. Cette année, AHU a fait don de bancs scolaires et d'autres équipements scolaires à l'école d'Ouirgane, située dans la région de Marrakech. L'ONG devrait également livrer des panneaux solaires afin de mettre en place un système d'électrification à l'école qui manque d'électricité. Outre le Maroc, AHU agit dans une dizaine de pays africains dont l'Angola, le RDC, la Guinée, le Kenya, la Mauritanie, et l'Ouganda.
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