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Salaheddine Mezouar jette l'éponge
Publié dans Libération le 15 - 10 - 2019

Le Maghreb n'aura finalement pas porté chance à Salaheddine Mezouar. Ses commentaires sur la situation intérieure en Algérie lors de la 12ème édition de la conférence politique mondiale (World policy conference, WPC) n'ont pas eu l'heur de plaire au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger qui s'est fendu d'un communiqué à la fois désapprobateur et courroucé.
Le gouvernement y dénonce sa « démarche irresponsable, maladroite et irréfléchie » qui « a soulevé des questionnements au niveau de la classe politique et de l'opinion publique quant à son timing et ses véritables motivations ».
La Confédération générale des entreprises du Maroc, poursuit la même source, "ne peut se substituer au gouvernement de S.M le Roi dans la prise de positions sur les questions internationales et notamment le développement dans ce pays voisin", ajoutant que la position du Royaume du Maroc à ce sujet est "claire et constante" et que le Maroc qui s'en tient « à une attitude de non-ingérence » par rapport à ce qui se passe dans ce pays, « s'abstient de tout commentaire à ce sujet ».
N'en pouvant mais, le patron des patrons a donc vite jeté l'éponge en présentant rapidement sa démission de la présidence de la CGEM pour des raisons qu'il a qualifiées de "contraintes personnelles majeures".
De fait, cet épisode malheureux en rappelle un autre plus grave où ce dernier avait également tenu la vedette.
En effet, en décembre 2016, Salaheddine Mezouar avait diffusé, en qualité de ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, un communiqué aux termes fort durs pour dénoncer les propos malheureux de l'ancien secrétaire général du parti de l'Istiqlal concernant un autre pays maghrébin, à savoir la Mauritanie.
Il y avait qualifié les déclarations de Hamid Chabat de «dangereuses et irresponsables » qui « manquent manifestement de retenue et de maturité », versent « dans la même logique des ennemis de l'intégrité territoriale du Royaume », «démontrent une méconnaissance profonde des orientations de la diplomatie marocaine, tracées par SM le Roi et qui prônent le bon voisinage, la solidarité et la coopération ».
La messe ainsi dite a fragilisé la position de Hamid Chabat et précipité son déclin sans toutefois le conduire à démissionner, le parti de l'Istiqlal ayant pris indirectement sa défense en arguant que ses propos concernaient le passé et non pas le présent.
En outre, il s'est attaqué frontalement au chef de la diplomatie marocaine qu'il a accusé de faire « de l'intégrité territoriale marocaine un sujet à polémique et de remettre en question le patriotisme du secrétaire général de l'Istiqlal », en rappelant que le ministère des Affaires étrangères n'a pas pour mission d'évaluer et de catégoriser les positions et décisions des partis politiques » et « doit faire preuve de tact et de convenance quand il s'agit de choisir les termes de ces communications officielles».
De pareille protection, Salaheddine Mezouar ne peut nullement se prévaloir, lui qui est issu d'un parti aux traditions fort différentes, à savoir le RNI qu'il a dû quitter pour présider aux destinées de la CGEM où son élection n'a pas fait que des heureux et où d'aucuns lui reprochaient justement de ne pas faire partie du monde des affaires mais de celui de la politique.
Et de fait, malgré quelques incursions dans les affaires, c'est dans celui de l'administration publique et de la politique qu'il a réellement brillé.
Au début des années 80, il avait, en effet, occupé les postes de responsable administratif et de financier au sein des Régies d'eau et d'électricité de Rabat et de Tanger, puis de chargé de mission à l'Office d'exploitation des ports (ODEP) de 1986 à 1991.
Le 8 juin 2004, il est nommé ministre de l'Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l'économie dans le gouvernement Jettou II et le 15 octobre 2007, celui de ministre de l'Economie et des Finances dans le gouvernement Abbas El Fassi.
Le 23 janvier 2010, il a été élu président du Rassemblement national des indépendants (RNI) et une vingtaine de mois plus tard, il a formé l'Alliance pour la démocratie avec sept autres partis politiques afin de contrer le Parti de la justice et du développement et ceux de la Koutla aux législatives du 25 novembre 2011. L'échec retentissant de cette alliance poussera son parti vers l'opposition lors de la formation du gouvernement Benkirane I mais il refera partie de l'Exécutif dans celui de Benkirane II aux lieux et place du parti de l'Istiqlal qui l'avait quitté.
Ensuite, il a été nommé, en 2013, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération puis président du Comité d'organisation de la COP 22.
Par deux fois, il aura ainsi raté la primature, échouant lors des législatives de 2011 et celles de 2016 à faire du parti qu'il dirigeait, le RNI, la première force politique du pays, mais chaque fois, il a trouvé en lui l'énergie de repartir au front et de se réinventer. Le pourra-t-il cette fois-ci ?


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