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Crime raciste en Espagne : Isabelle la catholique n'est pas morte
Publié dans L'observateur du Maroc le 18 - 06 - 2021


Le racisme frappe
Depuis dimanche, le jour du meurtre de Younes Bilal, parce que Marocain, les réactions se multiplient entre indignation, incompréhension, condamnation et colère. Sur la toile, le hashtag Nous sommes tous Younes domine la tendance et envahit les murs et les publications ; que ça soit sur Tweeter ou facebook. L'abominable a frappé et cette fois ça prend les allures d'un racisme franchement anti-marocain. La communauté marocaine, ses représentants, les activistes des droits humains, la société civile espagnole et les responsables politiques locaux réclament justice pour Younes. « Mais surtout une requalification des faits comme étant de la xénophobie et du pur racisme », soutient Hilal Tarkou Lahlimi, président de l'Association des avocats d'origine marocaine du monde et de l'Association des avocats d'origine marocaine d'Espagne.
Ce dernier condamne le discours franchement raciste et banalisé de l'extrême droite espagnole. Qualifiant le meurtre de Younes de crime raciste, Tarkou Hilal nous affirme que tous les indices, les témoignages et les données disponibles le confirment. « La victime et le tueur ne se connaissaient pas. Le tueur a provoqué les Marocains présents en tenant un discours raciste et insultant tout en exigeant de la propriétaire du café d'expulser « ces moros ». Ceci avant d'aller chercher son pistolet et de tuer Younes de sang froid », ajoute l'avocat qui exerce depuis de longues années en Espagne et qui s'active pour la défense des droits humains.
Une haine historique
De son côté L'Association marocaine des travailleurs immigrés (ATIM) condamne la montée du racisme anti-marocain en Espagne. « L'ATIM condamne énergiquement l'assassinat vil, raciste et xénophobe de Younès Bilal, à Mazarron, Murcie », affirme-t-on auprès de l'association. « Nous avons reçu avec douleur, stupeur et indignation la nouvelle de l'assassinat pour des motifs racistes et islamophobes du citoyen marocain Younes Bilal », indique un communiqué de l'ATIM. D'après cette dernière, ce meurtre est le résultat direct de la campagne haineuse menée contre le Maroc. Que ça soit sur les réseaux sociaux ou par certains médias sympathisant avec l'extrême-droite espagnole. L'ATIM dénonce ainsi « une tentative d'instrumentalisation de la crise entre Rabat et Madrid pour alimenter la « morophobie ».
Une vision qui n'est pas tout à fait partagée par le président de l'Association des avocats originaires du Maroc en Espagne. « Personnellement, je ne peux mettre et traiter ce meurtre dans un contexte politique, à savoir la tension actuelle entre le Maroc et l'Espagne », annonce d'emblée Lahlimi. « La xénophobie et le racisme « anti-moros » ont toujours existé ici en Espagne. Historiquement, et depuis l'ère des almoravides et des principautés arabo-musulmanes en Andalousie, les Marocains et les Algériens ont été persécutés et méprisés pour leur appartenance raciale mais aussi religieuse. L'appellation « Moros » avait toujours une connotation raciste et méprisante », rappelle maître Lahlimi.
Morophobia
D'après lui, « aujourd'hui encore ce mot et les attitudes racistes qui y sont liées persistent au grand dam des droits humains et de l'égalité », nous explique l'avocat. Ce dernier mène d'ailleurs un combat de longue haleine pour supprimer ce mot du dictionnaire espagnol. « Comme un premier pas pour lutter contre le racisme », nous affirme-t-il au téléphone depuis l'Espagne. Sur son palmarès, la dissolution par l'Etat espagnol du parti d'extrême droite « Plataforma per Catalunya » qui incitait, dans ses tracts, la municipalité de Reus à ne pas inscrire les étrangers en situation illégale sur les registres des habitants de la ville. Ceci tout en accusant le gouvernement catalan d'accorder des aides aux immigrés au détriment de la population catalane.
Avec la montée de ce discours raciste anti-marocain, devons-nous nous inquiéter pour nos compatriotes en Espagne ? Une question que beaucoup de Marocains se posent actuellement. Lahlimi qui vit en Espagne depuis de longues années est plutôt rassurant. « Si le discours raciste existe bel et bien et trouve des oreilles attentives chez certains citoyens, cela n'empêche que la majorité ne partage pas les mêmes idées et que nous vivons dans un pays sûr. Les immigrés mènent leurs vies en toute sécurité tout en jouissant de beaucoup de droits », rassure l'activiste. « Certes il y a de fois à autre de tristes incidents du genre, mais soyons loyaux, ils restent des cas isolés et nullement généralisables », conclut en rassurant, Hilal Lahlimi.


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