Selon la dernière note « Fixed Income Weekly » de BMCE Capital Global Research (BKGR), le déficit de liquidité bancaire moyen s'est établi à 143,3 milliards de dirhams (MMDH) au terme de la période allant du 5 au 12 février 2026, en hausse de 3,63 % par rapport à la semaine précédente. Cette aggravation intervient dans un contexte d'ajustement des interventions de Bank Al-Maghrib (BAM). Les avances à 7 jours ont augmenté de 10,3 MMDH, atteignant 60,6 MMDH, traduisant un soutien accru de la banque centrale pour contenir les tensions sur le marché monétaire. Des placements du Trésor en hausse Parallèlement, les placements du Trésor ont également progressé. L'encours quotidien maximal s'est élevé à 11,5 MMDH, contre 9,4 MMDH une semaine auparavant, contribuant ainsi à absorber une partie des liquidités du marché. Sur le plan des taux, les indicateurs sont restés globalement stables. Le taux moyen pondéré (TMP) a légèrement reculé à 2,25 %, tandis que le MONIA (Moroccan Overnight Index Average) – indice de référence du marché monétaire au jour le jour – s'est établi à 2,21 %, en léger retrait également. Pour la prochaine période, BKGR anticipe un ralentissement du rythme des interventions de la banque centrale. Le volume des avances à 7 jours devrait être ramené à 55,2 MMDH, contre 60,6 MMDH précédemment. Cette perspective suggère une volonté de calibrage plus fin des injections de liquidité, dans un environnement où les tensions persistent mais demeurent sous contrôle, comme en témoigne la stabilité relative des taux interbancaires.