Couverture sociale : la Banque accorde un prêt de 400 milliards au Maroc    Le patronat veut réduire les litiges avec l'administration fiscale    Ce qu'a dit Moncef Slaoui sur le vaccin choisi par le Maroc    Le Syndicat national de la presse marocaine dénonce les insultes de Ziane contre les journalistes    Marché automobile: Les ventes en chute cette année    Covid-19 : L'Etat soutient les traiteurs touchés par la crise    2M: voici le nouveau directeur de l'information    Le tourisme balnéaire au cœur du plan de relance du secteur à Dakhla Oued Eddahab    Tout ce qu'il faut savoir sur la nouvelle cellule terroriste démantelée par le BCIJ à Tétouan (vidéos)    L'Intérieur dénonce les déclarations irresponsables visant des institutions sécuritaires nationales    Décès de Aziz Abdelaziz Aïouch, 1er proviseur marocain du lycée Moulay Driss de Fès    Casablanca: décès suspect dans une clinique privée, la famille dénonce    Sahara marocain : ARTE dévoile au grand jour les fake news du « polisario »    Le film marocain «Much Loved» bientôt sur Netflix !    CNSS. Indemnité pour perte d'emploi : les coulisses d'une réforme    Personnes en situation de handicap : l'accès à l'éducation et l'intégration professionnelle au centre de deux conventions interministérielles    Guergarat. L'Algérie ne lâche pas le morceau    Fitch Ratings : Les banques marocaines vont affronter une puissante vague de crédits douteux à cause de la pandémie    La rappeuse marocaine « Khtek » parmi les 100 femmes influentes dans le monde    Une nouvelle cellule terroriste démantelée à Tétouan    Devises vs Dirham: les cours de change de ce vendredi 4 décembre    Coup de filet du BCIJ: démantèlement d'une cellule terroriste à Tétouan    La directrice de la comm' de la Maison Blanche jette l'éponge    Exclusif – Premières révélations sur l'opération anti-terroriste en cours à Tétouan (vidéo)    ONU : Le cannabis sort de la liste des drogues les plus dangereuses    BCIJ : Démantèlement d'une nouvelle cellule terroriste à Tétouan (photos)    Sahara marocain : ARTE dévoile les Fake news du polisario    Le Hassania d'Agadir tient ses AG le 15 décembre    Mort de VGE: Macron décrète un jour de deuil national mercredi    Alerte Météo: chutes de neige, temps froid, rafales de vent et fortes pluies ce week-end    Evolution du coronavirus au Maroc : 4334 nouveaux cas, 368.624 au total, jeudi 3 décembre à 18 heures    Les prémices d' une saison prometteuse pour le CAYB    Décès de Mohammed Abarhoune    Ligue des champions : Paris revient, Chelsea déroule    Le Wydad fin prêt pour la reprise de la Botola    Festival international Cinéma et migrations d'Agadir. Une édition 100% digitale    Le régime algérien prend en otage les séquestrés de Tindouf pour un « choix politique fallacieux »    Abondantes chutes de neige, vague de froid et fortes averses de vent    Nouveau consulat des Etats-Unis à Casablanca    Le sport national en deuil : Saïd Bouhajeb n'est plus de ce monde !    Le Groupe arabe salue les efforts inlassables de SM le Roi pour la défense d'Al-Qods    Ait Taleb: la date de démarrage de la campagne de vaccination n'est pas encore fixée    Messaoud Bouhcine: «Les arts vivants sont en crise»    LOI DE FINANCES 2021 : UN BUDGET DE CONVALESCENCE    Jamel Debbouze provoque Booba pour le buzz (Vidéo)    Gad El Maleh endeuillé (PHOTO)    16 cas testés positifs au sein du MAS à la veille de la nouvelle saison : "Jouer football mais penser Covid-19 " !    Cancel Culture : Le bûcher des réseaux sociaux brûle de bon feu    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Afrique de l'Ouest : Difficile quête de paix dans un contexte de Covid-19
Publié dans L'opinion le 26 - 10 - 2020

« La paix n'est pas un mot mais un comportement », dixit feu Félix Houphoüet Boigny, premier président de la Côte d'Ivoire. Mais dans un contexte de terrorisme, aggravé par la Covid-19, l'Afrique de l'Ouest est à la croisée de chemin quant à l'instauration d'un climat de paix et de sécurité, en période électorale. Une quête qui nécessite l'implication de chacun et de tous. Les enjeux.
La crise sanitaire, liée à la Covid-19, est venue aggraver une situation économique déjà difficile en Afrique de l'Ouest. Si l'on ajoute à cela le terrorisme, les élections présidentielles, toujours sources d'inquiétudes et prévues dans cinq pays, les violences policières qui sévissent au Nigeria, on comprendra dès lors la multiplication des foyers de tensions qui couvent çà et là dans cette sous-région du continent.
Plantons le décor. Tous les regards sont désormais rivés sur la Guinée et la Côte d'Ivoire, deux des pays ouest-africains qui organisent des scrutins présidentiels au cours du second semestre 2020. Le premier a déjà tenu sa présidentielle le 18 octobre. Pour le second, le vote est prévu pour ce dimanche 31 du même mois. Pour les trois autres, il s'agit du Burkina Faso en novembre. Tandis que le Ghana et le Niger se préparent pour décembre.
Naturellement, les manifestations pro et anti-pouvoirs se multiplient et donnent parfois lieu à des confrontations qui font des morts. Pour la Guinée, le président sortant, Alpha Condé, a été réélu, selon les résultats provisoires proclamés par la CENI (Commission électorale nationale indépendante). Mais les contestations continuent. D'ailleurs, une mission de prévention des crises post-électorale de la CEDEAO devrait se rendre hier dimanche à Conakry.
Des conséquences imprévisibles
Pour la Côte d'Ivoire, on est encore incertain sur l'issue des consultations. Car les principaux partis d'opposition sont déterminés à empêcher l'élection présidentielle. Pour cela, ils vont jusqu'à appeler au boycott actif (désobéissance civile). Mais de nombreuses voix se lèvent pour appeler au calme et à la paix. Il reste à espérer que les protagonistes entendront de cette oreille.
Pour le Burkina Faso, la hantise des jihadistes plane déjà sur l'échéance électorale. En effet, au lendemain de la transition réussie avec le départ de Blaise Compaoré, la terre des hommes intègres a subi plusieurs attaques terroristes mettant à rude épreuve la consolidation de la paix et l'approfondissement du processus politique. Aujourd'hui, il est toujours confronté à ces mêmes défis sécuritaires, déterminant essentiel à considérer dans l'analyse relative à la mise en œuvre du processus politique, qui va au-delà du processus électoral au Burkina Faso. Il en est de même pour le Niger.
Mais à la réflexion générale, l'élection présidentielle, du fait de ses enjeux et de sa nature, comporte habituellement une charge émotionnelle très forte. Ces enjeux se décuplent en Afrique où l'accès au pouvoir donne accès aux ressources. D'où la convoitise et les clivages deviennent les caractéristiques fondamentales de ces consultations ainsi que les tensions avec son corollaire de morts.
Violences policières
De son côté, les pillages de masse ciblant les bâtiments publics et les entrepôts de nourriture se multiplient au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, après deux semaines de soulèvement populaire et de graves troubles sociaux qui semblent échapper aux autorités à cause des violences policières. Même si à Lagos, mégalopole économique de 20 millions d'habitants, la situation est devenue calme et le couvre-feu strict imposé depuis mardi soir, après une semaine de manifestations extrêmes, a été allégé.
Au Mali, devenu l'épicentre de l'islamisme radical, n'en finit pas avec les attaques terroristes. La dernière en date était les 3 000 habitants de Farabougou, coupés du monde. Les combattants jihadistes en interdisaient l'accès depuis 17 jours. Il a fallu attendre vendredi matin pour que l'armée malienne libère cette localité.
Mais pour les analystes, le dénominateur commun à ces violences, à ces attaques terroristes est la corruption qui gangrène le cercle administratif avec son lot de frustrés et de déçus. A ce sujet, il est bon de rappeler que la corruption est l'un des plus grands freins au développement du continent africain. Selon la BAD, elle cause, à elle seule, une perte annuelle estimée à 148 milliards de dollars, soit 25% du PIB du continent. Dans ce climat de tensions, il est difficile que la paix trouve sa place si rien n'est fait dans la lutte contre la corruption. Un combat de longue haleine.
Wolondouka SIDIBE


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.