Nasser Bourita représente le Roi au 11e Sommet de l'OEACP à Malabo    Bachir Mustapha Sayed se rapproche de la tête du Polisario    Yassine Oukacha succède à Chouki à la tête du groupe parlementaire du RNI    USFP : Lachgar alerte sur une pression accrue sur le pouvoir d'achat des ménages    HPS : un RNPG de 106 MDH en 2025, en hausse de 40,5%    Géopolitique : face aux chocs, la céréaliculture française cherche sa résilience    De Bab en Bab : quand le sport réinvente la visite de l'ancienne médina de Fès    Infofactory Conferences : une nouvelle plateforme de réflexion stratégique    SRM-SM célèbre la journée mondiale de l'eau    Larache : Baraka effectue une visite de terrain consacrée au suivi de plusieurs projets    Tiger Woods arrêté pour conduite sous influence après un accident en Floride    Pétrole vénézuélien : les majors tentées mais prudentes    Royaume-Uni : Starmer «désireux» de limiter certaines fonctionnalités addictives des réseaux sociaux    Détroit d'Ormuz : l'ONU prône un dispositif pour faciliter le commerce des engrais    Les Houthis revendiquent leur première attaque contre Israël depuis le début de la guerre    Lions de l'Atlas : la grinta a cruellement fait défaut face à l'Équateur    Espagne–Maroc : Thiago Pitarch a fait son choix de sélection    Maroc-Sénégal : offensive juridique à la FIFA contre une célébration au Stade de France    Maroc–Équateur : Hakimi tempère après le nul et se projette déjà vers le Mondial    Lions de l'Atlas : quand les penalties deviennent un cauchemar    Grand Prix Hassan II : quatre décennies de tennis d'exception    Equitation : les cavaliers marocains s'illustrent dans les compétitions internationales    Morocco draws 1-1 with Ecuador in friendly as Mohamed Ouahbi debuts as coach    Francia: Gims procesado por blanqueo agravado    Gims charged with aggravated money laundering linked to luxury villa project in Morocco    Polluants éternels : les experts européens préconisent une "large restriction"    Climat extrême : face au changement climatique, le Maroc accélère sa révolution météorologique    France : Gims mis en examen pour blanchiment aggravé    Journée mondiale du Théâtre : Willem Dafoe rappelle la puissance unique de la scène    Musée national de Rabat : "Let's Play – Réenchanter le monde", quand la photographie invite à rêver    Mohamed Ouahbi satisfait malgré un test exigeant face à l'Équateur    Royal air Maroc inaugure une liaison directe Bruxelles-Tétouan    Tourisme : Le Maroc accueille le forum des voyagistes français    The Kingdom of Morocco and the Republic of Costa Rica reaffirmed on Friday in Rabat their commitment to giving their bilateral relations new momentum based on structured political dialogue and strengthened cooperation.    Taza : Le rappeur Souhaib Qabli condamné à 8 mois de prison pour ses chansons    Le Sénégal réussi à retirer le soutien de l'UA à la candidature de Macky Sall à l'ONU    Législatives 2026 : Le gouvernement relève le plafond des dépenses pour les candidats    Ifquirn : Du Maroc à la France, les chibanis se racontent à Gennevilliers    Akdital : un chiffre d'affaires de 4,4 milliards de DH en 2025    Madagascar forme son nouveau gouvernement    Sahara : Le Costa Rica considère l'autonomie sous souveraineté marocaine comme la solution la plus réalisable    Le Maroc prolonge son partenariat avec l'UE pour la recherche et l'innovation en Méditerranée    Chutes de neige et averses orageuses accompagnées de grêle, vendredi et samedi, dans plusieurs provinces    « K1 », la nouvelle série policière sur 2M, dès le 31 mars 2026    Will Smith séduit par l'Angola et prêt à y tourner « Bad Boys »    Côte d'Ivoire : 4 destinations incontournables pour l'été    La Chine envoie un nouveau satellite test dans l'espace    Rabat : cycle de conférences pour repenser les féminismes depuis une approche décoloniale    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Cuba: Biden profite des manifestations pour se saisir du dossier cubain
Publié dans L'opinion le 14 - 07 - 2021

Les manifestations à Cuba offrent au président américain l'opportunité de repousser encore la perspective d'un allégement rapide des sanctions des Etats-Unis.
Le calme régnait lundi dans la capitale La Havane, où un important dispositif policier était en place tandis que l'accès au Capitole - vers lequel avaient convergé la veille plus d'un millier de personnes - était bloqué. Au moins une centaine de manifestants, activistes et journalistes indépendants ont été arrêtés depuis dimanche à travers le pays, alors que des milliers de personnes étaient descendues dimanche dans les rues de La Havane, de Santiago et d'autres villes pour protester contre la situation économique et sanitaire, allant jusqu'à appeler à la fin du communisme.
Joe Biden a appelé lundi «le régime cubain à entendre son peuple» et son «appel vibrant à la liberté», au lendemain de rassemblements inédits de milliers de personnes qui réclament la fin de «la dictature». Il n'a en revanche rien dit des sanctions américaines, bien que le président cubain Miguel Diaz-Canel, évoquant une «asphyxie économique», leur ait imputé les «troubles sociaux» en cours sur l'île. Les Etats-Unis imposent depuis 1962 un strict embargo économique et financier au régime castriste.
Le président démocrate Barack Obama avait, à la fin de son mandat, entamé une normalisation des relations, rapidement balayée par son successeur républicain Donald Trump. A son arrivée à la Maison Blanche, Joe Biden, qui fut le vice-président de Barack Obama, avait ordonné une réévaluation de cette politique. La porte-parole de l'Exécutif, Jen Psaki, avait toutefois admis en mars que la question cubaine n'était «pas à l'heure actuelle une des priorités du président Biden».
Les Républicains montent au créneau
Depuis dimanche, les républicains, qui soutiennent une ligne dure envers le régime castriste, réclament une réponse ferme face à la répression des manifestants. Le sénateur républicain Marco Rubio a jugé «scandaleuse» la première réaction de l'administration démocrate: un tweet d'une diplomate imputant les manifestations à la hausse des cas de Covid-19 sur l'île. «Joe Biden doit s'opposer au régime communiste, sinon l'Histoire s'en rappellera», a renchéri lundi l'ex-président Trump.
Mais Joe Biden, comme l'avait fait Barack Obama au moment de la répression de la contestation en Iran en 2009, a adopté un ton mesuré, soucieux de ne pas alimenter la rhétorique du régime castriste, prompt à accuser les Etats-Unis de fomenter la crise. Blâmer les Etats-Unis est «une grave erreur», a juste rétorqué son chef de la diplomatie, Antony Blinken.
La Havane blâme Washington
Cuba a imputé à l'»asphyxie économique» des Etats-Unis les manifestations antigouvernementales historiques qui secouent l'île et a procédé à l'arrestation de certains activistes de premier plan, alors que Washington a dit soutenir le droit du peuple cubain à manifester.
Le président Miguel Diaz-Canel a imputé aux sanctions américaines, renforcées ces dernières années, les difficultés économiques que rencontre le pays avec notamment des pénuries de médicaments et des pannes régulières d'électricité.
Pendant sa campagne, Joe Biden avait évoqué l'idée de lever les restrictions sur les voyages de touristes américains vers l'île des Antilles, située à 145 km de la Floride, et les transferts de fonds entre particuliers. Son gouvernement n'y a pas encore donné suite et n'a rien dit de l'inscription de Cuba sur la liste noire des Etats soutenant le terrorisme, décidée à la dernière minute par l'administration Trump, et synonyme de lourdes sanctions.
S'exprimant dans une allocution télévisée, entouré de son gouvernement, le dirigeant cubain a affirmé que les critiques contre la gestion de l'épidémie de Covid-19 sur l'île visaient à fracturer l'unité du peuple. Miguel Diaz-Canel a vilipendé les scènes de violences et les pillages qui se sont déroulées dans plusieurs villes du pays, dénonçant le comportement «totalement vulgaire, indécent et délinquant» des manifestants.
Des dizaines d'arrestations, Internet bloqué

Au moins 115 personnes ont été arbitrairement arrêtées lors des plus grandes manifestations populaires à Cuba depuis des décennies, selon l'organisation de défense des droits humains Amnesty International. Il s'agit notamment d'éminents dissidents et journalistes, a posté sur Twitter Erika Guevara-Rosas, directrice d'Amnesty pour les Amériques. Les services de sécurité seraient massivement présents. Certaines vidéos circulent en ligne sur des manifestations à plus petite échelle lundi, mais comme l'accès à Internet est restreint, le monde extérieur reçoit peu d'informations.
Les services de sécurité se montrent très durs. Des vidéos montraient des hommes, qui, selon les opposants au gouvernement, étaient des agents en civil, battant et arrêtant des manifestants. Le gouvernement de La Havane voit ces manifestations comme l'oeuvre de «contre-révolutionnaires» soutenus par Washington pour déstabiliser Cuba.
Le journal du parti communiste PCC, le seul parti autorisé à Cuba, écrit que le peuple est descendu dans la rue pour défendre la révolution. L'ancien président américain, Donald Trump, a renforcé les sanctions contre Cuba, et la pandémie a réduit la quantité de devises étrangères entrant dans le pays. De plus, le nombre d'infections au Covid-19 augmente depuis un certain temps.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.