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Vers la fin de la lune de miel entre Washington et La Havane?
Publié dans Albayane le 20 - 06 - 2017

Il arrive que la démocratie qui, d'après Winston Churchill, est le «moins mauvais de tous les systèmes» mais qui reste, néanmoins, soumise au diktat de «la moitié plus un», foule au pied les espoirs d'une vie meilleure.
N'oublions pas, en effet, qu'Hitler est parvenu au pouvoir non pas à la faveur d'un putsch – qu'il soit civil ou militaire – mais à l'issue d'élections «libres, démocratiques et transparentes» comme on dit... C'est ce qui s'est passé, cette année, aux Etats-Unis d'Amérique car si sous les deux mandats de Barak Obama, le pays avait choisi d'emprunter le chemin de l'amélioration des conditions d'existence des couches défavorisées, de la solidarité et de la réconciliation voilà que le nouveau locataire de la Maison Blanche s'empresse de tout démanteler... Reconnaissons, toutefois, que ni ses concitoyens ni la communauté internationale n'ont été pris au dépourvu car Trump n'a jamais caché, durant sa campagne électorale et même avant, son désir d'annuler la quasi-totalité des accords conclus par son prédécesseur.
Ainsi, après avoir dénoncé la loi dite «Obamacare» promulguée le 30 Mars 2010 et constituant un élément-phare de la réforme du système de santé américain mise en œuvre par l'ancien président pour faire bénéficier le plus grand nombre d'américains d'une couverture santé, puis
les «accords de Paris» portant sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la limitation du réchauffement climatique, voilà que le Président Trump s'attaque, désormais, à la remise en cause du réchauffement des relations de Washington avec le voisin cubain concrétisé par la reprise des relations diplomatiques rompues entre les deux pays en 1961 et par la visite effectuée, en 2016 à La Havane par Barack Obama.
Mais force est de constater, toutefois, que le rétablissement des relations diplomatiques américano-cubaines n'est pas réellement «annulé» comme d'aucuns pourraient le penser puisque, dans les faits, les ambassades des deux pays resteront ouvertes à Washington et à La Havane; le nouveau président américain visant uniquement l'armée cubaine à travers le Gaesa, ce conglomérat qu'elle contrôle depuis le démantèlement de l'ex-URSS et avec lequel il entend interdire aux entreprises américaines de commercer. Or, cette décision reste, tout de même, difficile à mettre en œuvre car du fait de l'opacité du Gaesa, il ne sera pas aisé de déterminer avec exactitude les entreprises concernées. Aussi, d'après certains spécialistes, ce sont essentiellement les sociétés cubaines dépendant du tourisme qui vont pâtir de ces mesures alors même que l'économie de l'île se trouve déjà en proie à une importante récession d'abord à cause de la baisse des livraisons du pétrole vénézuélien puis parce que le président américain subordonne la conclusion de nouveaux accords commerciaux avec Cuba à la libération de tous les prisonniers politiques, à la légalisation des partis non castristes et à la tenue d'élections libres.
Or, il n'est pas dit que La Havane répondra favorablement à toutes ces demandes dans les délais que Trump voudra bien lui fixer alors que lui-même n'est là que pour quatre années; à moins qu'il ne soit reconduit pour une autre législature mais, à ce stade, rien ne permet de l'affirmer. C'est dans ce cadre, d'ailleurs, que la semaine dernière, en s'adressant dans le quartier de Little Havana à Miami, à des cubains farouchement anti-castristes et encore sous le choc de ce qu'ils considèrent comme étant la «trahison du 17 décembre 2014» quand Barack Obama et Raul Castro annoncèrent officiellement la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays, le nouveau président américain a glorifié le passé et les figures de la lutte anti-castriste, rendu un hommage appuyé aux rescapés de la fameuse expédition de la Baie des cochons de 1961 et s'est engagé, enfin, à «annuler le marché totalement inéquitable» conclu par son prédécesseur avec un «régime militaire...brutal...(qui) n'aide pas les Cubains». Et le président américain de poursuivre en déclarant : «Maintenant que je suis votre président, l'Amérique va dénoncer les crimes du régime Castro et se tiendra aux côtés du peuple cubain dans sa lutte pour la liberté car nous savons qu'il est préférable pour l'Amérique d'avoir un avenir avec des gens de pays où ils peuvent réaliser leur propre rêve».
Assisterons-nous dans les jours qui viennent à une restauration de ce climat de «guerre froide» qui avait disparu avec le démantèlement du «mur de Berlin» ? Tout semble l'indiquer pour l'heure...


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