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Crise ukrainienne : Poutine passe à l'acte... Kiev en état d'alerte
Publié dans L'opinion le 24 - 02 - 2022

Ni les sanctions, et encore moins les avertissements occidentaux, n'ont dissuadé Poutine de déclencher la guerre contre l'Ukraine qui a subi les attaques d'artillerie le long de ses frontières nord avec la Russie et la Biélorussie.
A l'aube du jeudi 24 février, le président russe a annoncé le début d'une «opération militaire» en Ukraine, alors que de puissantes explosions se faisaient entendre dans plusieurs villes du pays, tandis que Kiev parlait d'une «invasion généralisée» qui était en cours.
Des explosions ont également été entendues à Kramatorsk, ville de l'Est qui sert de quartier-général à l'armée ukrainienne, à Kharkiv, deuxième ville du pays, à Lviv, à l'ouest du pays, et à Odessa, sur la mer Noire. Dans un discours à la nation, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré la loi martiale dans tout le pays. «Il n'y a pas lieu de paniquer», a-t-il dit aux Ukrainiens, soulignant : «Nous vaincrons».
Après son discours, le président ukrainien a déclaré que le monde devrait créer une «coalition anti-Poutine» afin de «forcer la Russie à la paix». Les commentaires de Zelensky sont intervenus après des entretiens avec des dirigeants américains, britanniques et allemands. Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué que cette opération vise à «détruire l'Etat ukrainien, s'emparer de son territoire par la force et imposer l'occupation».
L'Ukraine a également annoncé la fermeture de son espace aérien à l'aviation civile et l'annulation des vols depuis les aéroports des grandes villes du sud de la Russie, proches de l'Ukraine. Pour sa part l'armée russe a confirmé qu'elle visait des sites militaires ukrainiens avec des «armes de haute précision». C'est ce qu'a reconnu le président ukrainien en confirmant que la Russie menait des frappes contre les infrastructures militaires et les gardes-frontières ukrainiens.
Vague de condamnations internationales
L'armée russe a affirmé avoir détruit les systèmes de défense antiaérienne et mis les bases aériennes ukrainiennes «hors service». L'ambassadeur de Russie aux Nations Unies, Vassily Nebenzia, est allé plus loin en affirmant que son pays visait la «junte au pouvoir à Kiev». De son côté, l'Ukraine a annoncé, jeudi, avoir abattu cinq avions et un hélicoptère russes.
La décision du président russe a immédiatement déclenché une vague de condamnations internationales. A commencer par le président américain Joe Biden qui a condamné «l'attaque injustifiée» qui causerait «des souffrances et des pertes de vie». Il a promis que «le monde tiendra la Russie responsable».
Pour sa part, le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a condamné «l'attaque imprudente et injustifiée» de la Russie, alors qu'une réunion des ambassadeurs des pays membres de l'OTAN devait se tenir en urgence jeudi matin. Aux Nations Unies, l'Ukraine a demandé à la Russie de «mettre fin à la guerre», tandis que la France a dénoncé le «mépris» de la Russie pour les Nations Unies. Le chancelier allemand Olaf Schulz a condamné la «violation flagrante» du droit international, tandis que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est engagée à «tenir Moscou responsable».
« Ne pas interférer dans l'opération russe »
Poutine a annoncé, jeudi à l'aube, dans un communiqué diffusé à la télévision, «j'ai pris une décision pour une opération militaire spéciale», sans préciser l'ampleur de cette intervention. «Nous ferons tout notre possible pour désarmer et éliminer le caractère nazi», a déclaré le président russe, promettant «de traduire en justice ceux qui ont commis de nombreux crimes et les responsables de l'effusion de sang de civils, y compris des citoyens russes».
«Ce n'est pas dans nos projets d'occuper le territoire ukrainien et nous n'avons pas l'intention d'imposer quoi que ce soit par la force à qui que ce soit», a souligné Poutine, exhortant les soldats ukrainiens à «déposer les armes». Et dans un message à l'intention de «ceux qui essaieront d'interférer avec (Moscou)», Poutine a été on ne peut plus clair dans la menace en affirmant qu'»Ils doivent savoir que la réponse de la Russie sera immédiate et entraînera des conséquences qu'ils ne connaissaient pas auparavant».

Rapport de force : la balance penche pour Moscou
Par les airs, mais aussi au sol et par la mer... l'offensive russe démarre ce jeudi en Ukraine, après l'annonce de Vladimir Poutine d'une intervention militaire. De l'ouest du pays, à Lviv, comme à Kiev, la capitale, ou à Kharkiv, plus proche du front de l'est, des explosions sont entendues dans plusieurs grandes villes du pays. Sur place, le rapport de force militaire semble très favorable à la Russie qui, rappelons-le, est la deuxième puissance armée du monde. Tout d'abord pour des raisons géographiques.
Par ses kilomètres de frontières, mais aussi ceux de son allié biélorusse, la peut encercler son opposant ukrainien, avec près de 190.000 hommes côté russe rassemblés aux frontières de l'Ukraine et prêts à intervenir, depuis la Russie, la Biélorussie mais aussi en Crimée.
Côté ukrainien, l'armée est sensiblement plus nombreuse en nombre, mais avec des équipements bien moins modernes. L'arsenal ukrainien date en partie de la fin de la guerre froide, quand le pays faisait encore partie de l'Union soviétique. Des armes plus lentes, moins létales, donc. En revanche, avec l'introduction de la loi martiale par le chef de l'Etat Volodymyr Zelensky en Ukraine, le pays pourrait aussi compter sur la mobilisation de réservistes.
On estime également à 1200 le nombre de chars russes prépositionnés ces derniers jours autour de l'Ukraine et prêts à intervenir. Face à eux, le chiffre n'est pas précis, mais on juge à quelques centaines les chars ukrainiens. Sur ce point-là aussi, l'armement russe est bien plus moderne.


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