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Infrastructures maritimes : Le Maroc, hub logistique entre l'Europe et l'Afrique ?
Publié dans L'opinion le 11 - 04 - 2022

Fort de ses infrastructures de niveau international, le Maroc bénéficie de nombreux atouts pour devenir un hub logistique majeur entre l'Afrique et l'Europe. Pourtant, le secteur doit être beaucoup plus compétitif s'il veut attirer de nouveaux flux internationaux.
« Bénéficiant d'une situation géographique idéale entre l'Europe et le reste de l'Afrique, le Maroc affiche depuis plusieurs années son ambition de devenir un hub logistique incontournable entre les deux continents. En effet, son statut avancé avec l'Union Européenne et son engagement pour une coopération Sud-Sud, porté par la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, légitiment ce leadership recherché. Pour développer une telle plateforme d'interconnexion, le Royaume investit sans cesse dans les infrastructures et entretient une dynamique susceptible d'attirer de plus en plus de flux internationaux », souligne la Chambre Française de Commerce et d'Industrie du Maroc (CFCIM) dans son magazine mensuel « Conjoncture », édition d'avril 2022.
Des infrastructures maritimes à la hauteur depuis plus d'une décennie, le Maroc multiplie ainsi les efforts pour se doter d'équipements de transport et de logistique de niveau international. La CFCIM donne ici l'exemple du Tanger Med, qui est devenu le 1er port à conteneurs de tout le bassin méditerranéen.
« Ce complexe portuaire, situé sur le détroit de Gibraltar et connecté à plus de 180 ports mondiaux, offre d'importantes capacités de traitement : 9 millions de conteneurs, 7 millions de passagers, 700.000 camions et 1 million de véhicules par an. En outre, la plateforme est dotée d'une zone franche logistique de 300 ha, idéale pour favoriser l'implantation de bases destinées à couvrir l'Europe, la Méditerranée et l'Afrique ».
L'appétit du Maroc ne s'arrête pas là. Dans le cadre de la stratégie nationale portuaire 2010-2030, d'autres grands projets seront menés d'ici 2030, tels que les nouveaux ports de Nador West Med ou Dakhla Atlantique, afin de renforcer le réseau portuaire existant.

Les réseaux routiers et ferroviaires en extension

La CFCIM fait remarquer, par ailleurs, que les routes et les chemins de fer se développent pour offrir une interconnexion de plus en plus fine entre les ports, les aéroports et les différentes zones logistiques. Par exemple, depuis l'installation de l'usine Renault à Tanger il y a 10 ans, le transport ferroviaire de voitures est devenu incontournable. Aujourd'hui, après l'installation de l'usine Peugeot à Kénitra, ce sont près de 500.000 véhicules qui sont transportés chaque année par l'Office National des Chemins de Fer (ONCF).
Là encore, poursuit la même source, le Maroc veut aller plus loin, et notamment plus au sud. En janvier dernier, le ministre du Transport et de la Logistique, Mohamed Abdeljalil, a en effet indiqué que la réalisation de la voie ferrée reliant Marrakech et Agadir est l'une des priorités du plan de l'ONCF.

Une connexion facilitée avec l'Europe et l'Afrique

A part le complexe de Tanger Med et ses atouts logistiques indiscutables, la CFCIM souligne que le Maroc a une position stratégique avec l'Europe, se situant à 14 km de l'Espagne, et peut ainsi faire traverser de nombreux camions. « De plus, en rajoutant le réseau ferroviaire et les aéroports, le Royaume permet un transport multimodal particulièrement apprécié par les opérateurs pour massifier les flux au sein des zones logistiques », ajoute la même source.
La CFCIM estime aussi que les flux vers l'Afrique s'intensifient et viennent s'ajouter à ceux générés par le transport des marchandises produites au Maroc et exportées vers le reste du continent. Chiffres à l'appui, environ 40% des flux conteneurisés traités actuellement à Tanger Med ont pour origine ou destination l'Afrique, avec des connexions hebdomadaires vers une quarantaine de ports dans 20 pays.
En dépit des grandes infrastructures et des perspectives encourageantes, souligne la CFCIM, des progrès sont attendus pour concrétiser l'ambition du Royaume. Elle rappelle, en ce sens, que la Commission spéciale sur le Nouveau Modèle de Développement (NMD) a proposé, en 2021, une réforme ciblant les principaux dysfonctionnements qui pénalisent, selon elle, la compétitivité logistique : nouvelle gouvernance du secteur, meilleure structuration des flux, consolidation des acteurs nationaux et émergence d'acteurs internationaux, ou encore extension territoriale du transport ferroviaire.
Force est de noter enfin que, pour soutenir ses ambitions, le Maroc a lancé en 2010 la Stratégie pour le développement de la compétitivité logistique. Toujours d'actualité, ce contrat programme a pour objectif de réduire les coûts en accompagnant l'émergence du secteur. Il consiste notamment à mettre en place un réseau national de zones logistiques, à optimiser les flux et à développer les compétences sur l'ensemble du territoire.

A. CHANNAJE


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