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Policy brief: Comment les régions peuvent-elles contribuer à atteindre les objectifs du NMD ?
Publié dans L'opinion le 11 - 05 - 2023

Dans un rapport publié récemment, le Policy Center for the New South (PCSN) livre son analyse sur les voies que pourraient prendre les régions afin d'atteindre les objectifs fixés par le Nouveau Modèle de Développement (NMD).
En mai 2021, Chakib Benmoussa, qui était président de la Commission Spéciale sur le nouveau Modèle de Développement (CSMD), a présenté devant SM le Roi Mohammed VI le rapport sur le NMD, qui propose de donner un pacte national pour le développement. Une ambition qui requiert un nouveau paradigme sur plusieurs plans, notamment en matière de convergence et d'efficience des politiques publiques au niveau des territoires. Concrètement, la Commission a appelé à une réforme territoriale de l'Etat et à renforcer les capacités des acteurs territoriaux pour prendre en main leurs responsabilités.
Deux ans plus tard, des avancées notables ont été enregistrées dans ce sillage, notamment grâce aux chantiers gouvernementaux lancés au niveau des collectivités en vue d'améliorer leur performance et leur attractivité, mais il n'en demeure pas moins que les résultats sont toujours en deçà des potentialités.
Dans un rapport publié récemment, le Policy Center for the New South (PCSN) livre son analyse sur les voies que pourraient prendre les régions afin d'atteindre les objectifs fixés par le NMD. «Cette analyse révèle la structure actuelle des économies régionales du Maroc, insérée dans le contexte des économies nationales et mondiales. Le réseau complexe d'interrelations entre les différents secteurs de l'appareil productif de chaque région - manifesté par ses chaînes d'approvisionnement, la génération de revenus par secteurs et leurs dépenses - est dûment représenté», note d'emblée le document, qui expose la carte des effets de l'augmentation ou de la diminution de la production dans chaque secteur (ou région).

Secteur de demain
Ceci dit, l'analyse relève les différents secteurs et activités du futur capables de booster la compétitivité des secteurs et donc des régions. Les secteurs tels que le commerce ou encore l'administration publique pourraient être considérés comme stratégiques pour le développement du pays. Parmi eux, les secteurs situés à l'intérieur du cercle en vert avec les flèches bleues pointant vers le haut (voir infographie) devraient être les secteurs prioritaires, car ils fourniraient des avantages économiques présents et futurs, contribueraient à la réduction des inégalités sociales et régionales, et mettraient relativement peu de pression sur les ressources naturelles.
Les secteurs tels que la Métallurgie nécessitent, selon l'étude, une attention sous la forme de politiques environnementales et sociales, afin que leurs effets négatifs sur l'environnement et les inégalités soient réduits à l'avenir. L'étude distingue également des secteurs ayant des effets quantitatifs moindres dans le présent mais ayant un plus grand potentiel d'amélioration de la productivité de l'économie nationale à l'avenir, à l'instar de l'Industrie minière. Il convient de noter qu'une grande partie de ces activités appartient au secteur tertiaire, avec peu de pression sur l'environnement.
Ils offrent également de bonnes opportunités pour réduire les inégalités régionales, sauf pour le secteur des services financiers, qui tend à accroître les inégalités régionales en raison de sa forte sensibilité aux économies d'agglomération, souligne le rapport. Il existe également des secteurs liés, directement et indirectement, à l'exploitation des ressources naturelles abondantes du pays (mines et chimiques), qui nécessitent cependant une attention environnementale.
Les secteurs stratégiques et les secteurs d'avenir peuvent être ciblés par des politiques plus audacieuses, compte tenu de leurs contributions potentielles actuelles et futures à l'économie marocaine, note le rapport, ajoutant que des programmes sectoriels spéciaux dans le domaine technologique et des appuis économiques participatifs (agents publics et privés) pourraient être conçus en vue de surmonter des goulots d'étranglement spécifiques.
L'idée serait également d'identifier ces goulots d'étranglement et de concevoir des solutions créatives et efficaces impliquant l'écosystème d'innovation disponible dans le pays (par exemple, les universités, les groupes de réflexion, etc.).
Parmi ces secteurs, ceux qui exercent une plus grande pression sur l'environnement méritent une attention particulière, que ce soit sur le plan scientifique et technologique, ou dans le cadre de la création d'instruments économiques pour résoudre les goulots d'étranglement environnementaux de manière moderne et efficace, recommande le policy brief. L'analyse distingue également les secteurs qui contribuent à l'économie dans le présent mais offrent relativement peu d'avantages pour la compétitivité future, compte tenu des technologies actuellement adoptées.
L'agriculture et la construction sont deux exemples qui sont quantitativement importants et qui présentent un potentiel favorable sur le plan social, mais qui requièrent une réflexion profonde pour qu'ils soient plus performants en compétitivité dans le futur. «Dans des cas stratégiques pour certaines économies régionales, des programmes plus audacieux peuvent être conçus», souligne le rapport.

Diagnostic régional
Il existe un compromis évident entre l'efficacité et l'équité régionale, indique le rapport, soulignant que les régions qui produisent des impacts plus élevés en termes de croissance économique, dont Casablanca-Settat et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (voir infographie : située à droite de la ligne pointillée bleue définissant l'hémisphère Nord-Est), contribuent également davantage à la concentration régionale. Dans l'hémisphère opposé, on trouve des régions qui promeuvent l'équité régionale avec un impact relativement plus faible sur l'activité économique.
Dans le premier groupe (pro-croissance), l'étude relève que les régions qui contiennent de grandes agglomérations urbaines (c'est-à-dire Grand Casablanca, Tanger et Rabat) mettent relativement moins de pression sur l'utilisation des ressources naturelles du pays et ne favorisent pas la réduction des inégalités sociales. Les trois autres régions du groupe (Marrakech-Safi, Fès-Meknès et Béni Mellal-Khénifra) sont également dans une situation où leurs structures économiques respectives contribuent à promouvoir l'équité sociale, malgré une pression plus forte sur l'environnement.
Dans le deuxième groupe (pro-équité régionale), le Souss-Massa se distingue comme une région ayant le potentiel de répondre favorablement aux stimuli économiques à court terme, tout en exerçant une pression sur l'utilisation des ressources naturelles et avec des problèmes sociaux à résoudre. Le Drâa-Tafilalet et l'Oriental, bien qu'ils ne soient pas performants dans les indicateurs de réactivité à la croissance et moins respectueux de l'environnement, présentent un potentiel en termes de réduction des inégalités sociales. Enfin, les trois régions les plus méridionales présentent des enjeux liés à l'inclusion sociale, mais sont moins néfastes en termes de pression sur les ressources naturelles.

Souhail AMRABI


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