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Du débat à l'action : l'Institut Royal des Etudes Stratégiques (IRES) catalyse la vision nucléaire du Maroc pour une souveraineté énergétique durable
Publié dans L'opinion le 09 - 05 - 2025

Rabat, avril 2025 – Dans un contexte de recomposition énergétique mondiale, où la décarbonation, la souveraineté énergétique et la résilience des systèmes figurent désormais parmi les priorités géostratégiques, l'énergie nucléaire retrouve une place déterminante dans les politiques de transition durable. Fidèle à sa tradition d'anticipation et de planification stratégique, le Maroc a franchi un cap structurant en organisant, les 24 et 25 avril 2025, une Journée de réflexion de haut niveau sur l'avenir du nucléaire civil dans le monde et au Maroc.
Cette initiative, placée sous l'égide de l'Institut Royal des Etudes Stratégiques (IRES), s'inscrit pleinement dans la mission de veille prospective et d'éclairage stratégique de l'Institut. Acteur central de la pensée stratégique nationale, l'IRES a une nouvelle fois confirmé son rôle de plateforme d'intelligence collective, de référence scientifique pluridisciplinaire et de force d'impulsion dans la formulation de choix structurants pour le Royaume.

Un forum d'expertise multidimensionnel animé par l'IRES
La rencontre a réuni un panel d'experts de haut niveau, issus de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), d'organismes de régulation, de centres de recherche, de cabinets de conseil spécialisés, ainsi que de nombreuses institutions marocaines engagées dans le développement de la filière nucléaire.
À travers une méthodologie rigoureuse et à des échanges fondés sur les meilleures pratiques internationales, l'IRES a piloté des discussions denses et structurées, permettant d'établir un état des lieux des avancées technologiques dans le domaine de l'électronucléaire, tout en mettant en relief les enjeux propres au contexte marocain : cadre réglementaire, développement des compétences, financement, infrastructures et acceptabilité sociale.

Nucléaire et hydrogène vert : un couplage stratégique
Parmi les temps forts de cette rencontre, les synergies entre nucléaire civil et hydrogène vert ont été mises en lumière comme une orientation stratégique majeure. Source bas-carbone, le nucléaire permet une alimentation continue des électrolyseurs, condition essentielle à la production d'hydrogène à grande échelle.
Le Maroc, qui ambitionne de produire jusqu'à 9,3 millions de tonnes d'hydrogène vert par an d'ici 2050, dont 7 millions destinées à l'export, soit près de 4 % de la demande mondiale projetée, s'appuie sur cette complémentarité pour renforcer la viabilité industrielle et énergétique de son modèle. À titre d'exemple, une centrale nucléaire de 1 GW pourrait générer plus de 150 000 tonnes d'hydrogène vert par an, tout en stabilisant le réseau électrique national et en réduisant la dépendance aux énergies fossiles.

Des avancées tangibles, des défis structurants
Les débats ont permis de souligner les progrès réalisés par le Royaume, notamment à travers des institutions de référence telles que l'Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires (AMSSNuR) ou le Green Energy Park. Cependant, plusieurs défis majeurs restent à relever :
* La modernisation du cadre réglementaire, pour garantir la conformité aux standards internationaux ;
* Le renforcement du capital humain, via la création de filières spécialisées en ingénierie nucléaire, physique appliquée, régulation et gestion des risques ;
* La mobilisation de financements innovants, notamment via des partenariats public-privé, des obligations vertes ou des fonds multilatéraux ;
* L'amélioration de l'acceptabilité sociale, par la pédagogie, la transparence et la concertation territoriale.

Une feuille de route pour un secteur nucléaire pérenne
Les travaux conduits ont abouti à l'élaboration d'une feuille de route structurée, articulée autour de quatre piliers stratégiques :
1. Consolidation du cadre juridique et institutionnel, pour sécuriser l'environnement d'investissement et d'exploitation ;
2. Renforcement de la diplomatie technologique, à travers des partenariats avec les pays leaders du nucléaire avancé (France, Etats-Unis, Chine, Russie, etc.) ;
3. Sélection technologique éclairée, avec une attention particulière portée aux Small Modular Reactors (SMR) et aux technologies de quatrième génération ;
4. Intégration systémique du nucléaire, en synergie avec les objectifs de neutralité carbone, la stratégie nationale de l'hydrogène vert et les interconnexions régionales.

L'IRES, catalyseur de vision stratégique
Au-delà de son rôle organisationnel, l'Institut Royal des Etudes Stratégiques s'est imposé comme un acteur central de la réflexion nationale, impulsant une dynamique intellectuelle de haut niveau et orientant les travaux vers des perspectives d'avenir cohérentes et ambitieuses. Par sa capacité d'analyse, sa rigueur scientifique et son positionnement transversal, l'IRES a su incarner un véritable levier stratégique, contribuant à l'élaboration d'une vision nationale du nucléaire pleinement inscrite dans les engagements du Royaume et les défis globaux.

Conclusion : une ambition lucide, un modèle pour le Sud global
L'engagement du Maroc en faveur du nucléaire civil repose sur une logique de souveraineté maîtrisée, de transition durable et de compétitivité technologique. Il s'agit d'un choix stratégique, non idéologique, porteur de stabilité, d'innovation et d'autonomie énergétique.
Dans un monde en mutation rapide, le modèle marocain, fondé sur une gouvernance anticipative, une ingénierie institutionnelle solide et un appui stratégique de l'IRES, pourrait inspirer de nombreux pays du Sud global en quête de solutions crédibles, équilibrées et durables pour relever les défis du XXIe siècle.


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